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Visite pastorale du Patriarche d’Alexandrie à Mwanza

Avec la grâce et la bienveillance de Dieu, nous avons eu la joie et la bénédiction particulière, 8 ans après, d’accueillir de nouveau à la Métropole de Mwanza le père spirituel des Chrétiens Orthodoxes du continent africain, du 8 au 15 octobre 2016. Sa visite était complètement essentielle et son offre trop importante et précieuse.

Le programme de sa visite consistait à inaugurer tout d’abord la Cathédrale de Saint Nicolas à Mwanza qui a coïncidé avec l’achèvement de 12 ans de son diaconat patriarcal. Le dimanche, alors, 9 octobre nous avons eu la fête de l’inauguration de l’Église et la Divine Liturgie.L’après – midi du même jour une fête à l’honneur de sa Béatitude a eu lieu.

Les autres 5 jours de son séjour près de nous, il a eu l’occasion de visiter des points névralgiques de la présence Orthodoxe à la Métropole tels que : 1)L’Église de l’Annonciation à Geita, 2)L’Église de douze Apôtres à Bukoba, 3) le Collège de la Métropole « Aristotelis » à Kayanga, 4) le Collège « Saint Sosthène » à Rubale, 5)L’ hôpital « Ufufuo », à Bukoba.

Pendant ces visites il a béni et il a prôné les efforts de la Métropole qui soutient d’une façon essentielle les habitants des régions ci-dessus dans leurs problèmes tant sociaux qu’éducatifs. En particulier, il a béni le programme de creusement des puits par l’équipe de la Métropole, de sorte que chaque région près d’une Église Orthodoxe profite de la présence de l’eau pure et potable.

En parallèle, sa Béatitude a eu des rencontres avec des gouvernants locaux, auxquels il a exprimé l’ intérêt de l’Église Orthodoxe en présentant la lutte de celle-ci pour le peuple de la Tanzanie indépendamment de tribu ou de religion.

Enfin, à la ville de Bukoba, il a été à la tête de l’Assemblée du clergé, durant laquelle il s’est rencontré avec tous les prêtres de la Métropole, que, d’un ton paternel, il a sermonnés ainsi qu’il a inspirés si bien qu’ ils continuent en intensifiant leur œuvre tant pastorale que de prêche ainsi que rituelle avec espoir et rêve basé sur la foi inébranlable au visage de Jésus Christ ; dans des conditions défavorables et adverses pour eux et leurs familles ainsi que pour leurs ouailles. Il a souligné à tous le besoin de l’offre et qu’ils constituent un « témoignage de Jésus Christ » vers chaque direction, pas seulement à travers la charité et le désir d’offrir aux autres, mais surtout à travers l’exemple du fidèle, prudent et dévoué à l’œuvre du prêtre, c’est tout cela qu’ils doivent incarner et montrer.

La visite de sa Béatitude a coïncidé avec deux faits malheureux ayant eu lieu dans la région. Le tremblement de terre en Septembre à Bukoba (accumulant beaucoup de malheurs à la ville) et la famine faute de pluie. Sa parole à nos frères souffrants était tant tendre que compatissante. Il a offert du soulagement aux fidèles en leur assurant que notre Père et Créateur n’abandonne jamais Ses créatures sans aide, surtout quand celles-ci accourent prés de Lui ayant de la confiance et de l’espoir à Sa promesse irréfutable que « ceux qui cherchent l’Éternel ne sont privés d’aucun bien. »

Il leur a rappelé que leurs frères les Chrétiens Orthodoxes , partout dans le monde ne les ont pas oubliés, mais au contraire ils souffrent avec eux, et plusieurs fois, en se privant du nécessaire ils essaient de les aider. En même temps, il a souligné la responsabilité et l’application au travail dont ils doivent faire preuve afin que l’oeuvre de leur Église locale se tienne vivante tant au niveau spirituel que matériel.

Sa Béatitude a démontré et prôné l’importance de l’oeuvre, qui a été déjà accomplie, et avec des paroles chaleureuses il a remercié tous ceux qui de diverses façons ils ont contribué et continuent à le faire, entre autres la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe, de sorte que cette petite flamme de la foi Orthodoxe illumine encore les obscurités de cette part de la Terre.

Il nous a rappelé avec sa parole et sa présence que « de Lui nous sommes la race » et que Lui « il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. » Qu’il n’existe pas des hommes privilégiés et non privilégiés, mais nous tous nous sommes Ses enfants et invités au Royaume de Son Amour, à condition d’accepter Son appel.

Sa Béatitude nous a allumé un cierge avec la lumière de Jésus Christ qui éclaire, illumine, bénit et libère ceux qui souffrent sous l’oppression du diable et de ses artifices. Seulement dans cette lumière, près de Jésus Christ et Sa Sainte Église, le continent de l’Afrique obtiendra les biens de la vraie paix et justice.

Les enfants de l’Afrique ont besoin d’espoir. C’est cet espoir que le Patriarche a réussi à nous insuffler et nous renouveler avec sa présence Ainsi, qu’ un te Deum soit perpétuel dont le Nom soit béni ad vitam aeternam. Amen.

† Ieronymos de Mwanza

J’ai connu la fatigue et la peine…

Mes chers frères au nom de Jésus Christ,

avec des sentiments de reconnaissance, je vous écris essayant de vous faire partager, une fois de plus, tant la joie que les difficultés, que le Dieu de bonté nous offre.

Le dernier trimestre Dieu nous a permis via le baptême d’ accueillir dans l’Église Orthodoxe plusieurs de nos frères et que des séminaires de catéchistes ainsi que de jeunes soient organisés dans l’intérieur du Congo (Mbujimayi, Luputa, Kamina, Kananga). Dieu nous a permis que trois nouveaux diacres et deux curés aient été ordonnés. De plus, le livre de prières ayant été traduit en français, il doit être publié.

Nos écoles primaires et collèges ont commencé avec beaucoup d’espoirs et ayant accueilli beaucoup d’enfants. Au mois d’octobre ont commencé l’Université Orthodoxe, notre École Théologique et l’Informatique.

Cette année aussi, de nouveaux licenciés ont terminé leurs études à notre École Théologique, issus de notre Métropole et de la Métropole voisine de Katanga. Neuf nouveaux membres dans l’Église Orthodoxe, neuf nouveaux diplômés de Théologie, neuf jeunes hommes prêts à agir.

L’année académique que nous avons passée avec l’aide de Dieu, nous l’avons passée ayant beaucoup de difficultés surtout à faire alimenter les étudiants. Ceux-ci ayant de la patience ne se plaignaient pas que presque chaque soir, faute d’autre chose, ils aient dû manger des macaronis qu’on nous avait envoyés.

Mais à présent, on n’en a plus et la nouvelle année commence. Nos dépôts sont vides. Qu’est-ce que vont manger plus de 50 étudiants le matin, à midi, le soir? Et comment subvenir aux autres frais de fonctionnement : d’électricité, d’eau, de pétrole, de salaires du personnel, de maladies, de fournitures de bureau, d’impôts, d’entretien du bâtiment et des machines etc etc.

Les frais de maladie des prêtres et de leurs familles, ainsi que des gens pauvres qui frappent notre porte ; Les déplacements des prêtres et des catéchistes pour l’oeuvre missionnaire et liturgique ; Les handicapés Orthodoxes qui, dans le quartier central où ils vivent, font la messe dans la rue et ils attendent qu’on leur construise une Église. Tout cela nous inquiète et nous amène à prier.

Je vous prie chaleureusement, si vous pouvez nous aider en nous envoyant un conteneur d’aliments et d’autres produits nécessaires, mais aussi financièrement pour qu’on puisse subvenir aux frais de fonctionnement de l’École Théologique et à d’autres besoins déjà mentionnés.

Je souhaite que notre Mère Très Sainte offre à vous personnellement et à tous Sa protection et Sa bénédiction.

† Nikiforos de Kinshasa

Quel Dieu est grand comme notre Dieu ?

Avant qu’on commence le Sacrement du Baptême, c’est à dire l’insertion du nouveau membre dans l’Église , l’office du Catéchisme le précède avec la lecture des exorcismes, le renoncement à Satan par le catéchumène et l’acceptation-avouement que notre Seigneur Jésus Christ est l’Un et l’Unique Dieu. Dès les premières années chrétiennes, comme nous pouvons lire dans des textes des Pères de l’Église, le catéchumène devait renoncer au diable consciemment afin de marcher vers le Baptême avec l’Ésprit de Vérité. Dans notre pays orthodoxe, dans ce lieu béni qui respire l’Orthodoxie même dès les années Apostoliques, peut-être nous ne nous apercevons pas de l’importance de la première voire essentielle partie qui précède le Baptême, celle de l’Office du Catéchisme.

Personnellement il fallait que je vienne en Équateur africain, dans un pays qui n’est pas purement chrétien pour voir les choses « en pratique ». Dans ces régions où les gens soit n’ont jamais entendu parler de Jésus Christ soit s’ils en ont entendu, ils ont entendu, vu et vécu d’ une façon eronnée à travers le prisme de la secte et du schisme. À l’heure actuelle, alors, où les cloches sonnent l’Évangile, elles annoncent le chemin qui conduit à l’Unité, le chemin qui conduit à la Vérité de la Sainte-Trinité, Une et Indivisible.

Tous ceux qui sont hors de l’ Église ils appartiennent à eux- mêmes. Ceux qui sont consciemment intégrés à Celle-ci , ils appartiennent à Jésus Christ. Selon les Pères de l’ Église le possédé est celui qui est désespéré. Celui qui renonce à Jésus Christ, il ne se trouve pas en communion avec Lui et avec sa Sainte- Église, mais seulement avec lui -même. Ici, en Afrique, celui qui agit avec le Satan à travers des rituels mystiques il agit toujours avec son « ego », il agit toujours par intérêt, il cherche toujours quelque chose pour lui-même. Soit cela signifie de la richesse, du status ou de la reconnaissance sociale ; soit cela signifie de l’envie, de la jalousie ou de la haine pour l’autre, la vie ou le progrès de celui-ci. Ce n’est pas au hasard que les sorciers dans ces sociétés jouissent d’ une grande reconnaissance, une reconnaissance qui repose intimement sur la peur de « l’esprit fort », qui fait seulement du mal, et par conséquent, de ceux qui peuvent l’invoquer ainsi que communiquer avec lui !

Nos frères qui viennent au Baptême ont goûté tout cela. Ils connaissent très bien ce que signifie isolement, ce que signifie avoir besoin de supériorité, ce que signifie passer sur le ventre de quelqu’un, ce que signifie agir avec le diable. Étant donné que quelques -uns, sinon la plupart d’ entre eux se sont mis en contact avec telles procédures sans pouvoir trouver la joie, l’espoir et la sérénité dans leur vie, comme ils avouent eux-mêmes. Donc, le renoncement à Satan, avant le Baptême devient une action déterminante dans la vie du catéchumène Africain, qui va être parachevée par la grâce de Saint-Esprit durant le Baptême. Comme officiants du Baptême en Afrique, chacun de nous se souvient comment les démons sont horrifiés devant le signe de la Croix! Nous avons tous des expériences de nos frères néophytes, qui devant l’eau bénie du Baptême ont changé de comportement et se sont transformés en animaux sauvages, tout en se calmant dans l’eau bénie qui, avant, faisait peur aux démons.

Une telle expérience j’ai vécue il y a peu de temps, lorsqu’une jeune femme souriante jusqu’ à l’Office du Catéchisme,  après, elle a commencé à ressentir un malaise. Ce malaise s’est transformé en contractions du corps, en cris inarticulés et en sa chute par terre devant l’eau bénie, avant l’immersion. Invoquant aux profondeurs de mon âme la grâce et la force de Dieu de bonté, j’ai insisté à l’entrée de cette fille malheureuse dans le baptistère «  La servante de Dieu… reçoit en ce moment le baptême, au nom du Père, du Fils et de Saint-Esprit ». C’était à ce moment-là que j’ai vu les contractions du corps disparaître  et la sérénité revenir ! Lorsqu’à la fin du Sacrement j’ai demandé à cette femme gentille et éduquéé de décrire devant tous tout ce qu’elle a vécu quelques minutes avant, elle a avoué avec franchise qu’elle s’est sentie perdue dans l’obscurité avant son immersion dans l’eau bénie , alors qu’elle en se mettant en contact avec celle-ci elle a ressenti «  de la délivrance de chaînes invisibles » comme elle a dit exactement.

Le Satan se repose là où Jésus Christ est oublié, là où l’Amour est abandonné. Les sociétés qui sont servies par les humbles missionnaires de l’Évangile de Jésus Christ ont connu milliers victimes humaines au fil des siècles, par exemple, des victimes de la magie, de la superstition, de l’esclavage, de l’ignorance, du manque d’ instruction, de la guerre, de la civilisation occidentale…Dans chaque cas les victimes ont souffert des forces s’opposant à tout ce qui est béni, créatif, d’avancement spirituel. Et c’est le miracle du Dieu Trinitaire les semailles de la Parole sur un champ privé d’amour au fil des siècles, d’ un vrai amour, prenant sa source dans le Tombeau vide de Jésus Ressuscité.

En levant le regard vers Jésus Crucifié, vers Lui qui a tendu Ses mains immaculées sur le bois de la Vie en unissant les parties séparées de ce monde, je prie qu’Il unisse les frères de notre éparchie ecclésiastique au Te Deum commun de l’Église « avec une seule bouche et un seul coeur », de sorte qu’unis à une seule foi et à un vrai amour vers tous les Orthodoxes de tout le monde, ils glorifient Son Nom Tout-Saint et qu’ils vivent dans la lumière éternelle de Sa Grâce.

Panteleimon de Brazzaville & du Gabon

Les diamants apostoliques dans le pays des diamants

Une réussite la plus essentielle et la plus difficile de notre action missionnaire c’est la diffusion des textes sacrés, mais aussi la pratique quotidienne de la prière de l’ Église, en une langue compréhensible et intelligible par des peuples soit évangélisés soit en train d’être évangélisés.

La langue constituait et constitue le véhicule, via lequel la connaissance, la foi et l’amour pour notre Dieu Créateur et Sauveur peuvent être plantés dans le cœur de l’homme, qui a été appelé par le Saint Esprit à devenir « une création nouvelle ».

C’est alors une tactique invariable de l’Église Apostolique Orthodoxe de s’adresser à des peuples qui vivent hors Jésus Christ et de les inviter à la foi qui vit et qui sauve, en prenant et en se servant des champs lexicaux et en général de la base linguistique de ces peuples.

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Dans son effort l’ Église est confrontée à une pléthore de challenges, de dilemmes et plusieurs fois d’impasses. Dans leur majorité, ce sont des langues pauvres, descriptives, incapables de donner la richesse de sens et le profondeur et sans variété d’expression, sont appelées à devenir porteurs du message du salut et  de la promesse selon laquelle nous devenons « participants de la nature divine ».

C’est à ce point-là où le combat est repéré ainsi que l’angoisse des ouvertures missionnaires : Comment la richesse infranchissable de l’expérience ecclésiastique pourra devenir un acquis, une des mœurs et une habitude de vie des enfants de Dieu de ceux qui vivent dans un pays lointain ayant un mode de vie différent , sans que les traits de cette expérience soient perdus ou trahis ?

Si nous concentrons notre attention sur l’espace-temps du continent africain, nous allons constater avec une grande inquiétude que parallèlement avec le vertige provoqué par la panspermie des langues étant pauvres en expression, il y a aussi une autre impasse : la relation superficielle voire inexistante des Africains avec le livre de toute sorte.

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Comment alors le chrétien fidèle et baptisé en Afrique va être initié aux mystères merveilleux de Sainte Apocalypse, au moment où il n’a pas de livres de sa langue, ou s’il en a un, il ne lit pas ? Si la seule occasion pour lui de tenir un livre dans ses mains et d’en lire c’est l’heure de la messe, c’est l’ Église qui devra l’aider à le faire. En lui offrant les textes religieux et des extraits traduits en une langue qu’il comprend, qui l’incite et qui le soutient pour qu’il puisse comprendre la volonté de Dieu.

Des pays ayant une grande richesse naturelle mais en même temps trop pauvres. Pas au sens donné qu’on donne à la pauvreté, mais au sens spirituel et ontologique. Des lieux ayant des trésors cachés mais pauvres de Vérité et de connaissance.

Là l’Église est appelée à se pencher pieusement, avec patience et perseverance en créant des conditions favorables des semailles de son trésor inestimable et précieux sur le vaste continent stérile et inculte, pour le féconder et le rendre capable de produire des fruits pour l’ éternité.

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A ce point-ci exactement vient la Fraternité Orthodoxe de la Mission Orthodoxe de Thessaloniki , pour une fois de plus, avec sa présence de soutenir dynamiquement l’oeuvre des diacres de l’ Évangile, en finançant et en réalisant un rêve insaisissable : le « Masomo ya mitume », l’édition des Textes Apostoliques de chaque jour de l’année ecclésiastique, en langue de Tanzaniens, le swahili, d’après l’ordre de la tradition rituelle Orthodoxe. De cette façon, chaque jour, un nouveau Diamant Apostolique enrichira le cœur et l’esprit de ceux qui vivent dans le pays des diamants. Chaque jour, un grain spirituel tombe sur la terre jusqu’à ce que le Saint Esprit le transforme en un grand arbre, ayant des branches fortes, un feuillage épais et des fruits juteux, offrant de la fraîcheur, du repos et de la nourriture à des nombreux « qui sont fatigués et chargés ». Amen

Ieronymos de Mwanza

Pour que la lumière ne s’éteigne pas

Avec la grâce de Dieu, cette semaine nous avons vécu deux événements réjouissants dans notre Église locale : d’une part le diacre Père Isaak a été ordonné prêtre, et d’ autre part, notre visite à notre paroisse la plus lointaine de la région Ashanti dans la partie nord du pays pour la fête de Saint Cosmas d’Étolie ; là nous avons baptisé un nouveau groupe de néophytes dans notre Église et nous avons inauguré le nouvel aqueduc du village avec la subvention de notre Église pour procurer de l’eau pure dans cette région dévalorisée.

Tôt le matin du dimanche 21 août nous sommes partis pour la province centrale de Ghana, pour le village Abo Dom et plus précisément pour l’Église de Saint Jean l’ Évangéliste où le diacre Isaak a été ordonné prêtre. Père Isaak est marié et il a deux petites filles. Il est maître, et sa femme aussi. Durant la Divine Liturgie et avant que l’ordination commence je me suis adressé à lui, en lui soulignant l’ampleur de la responsabilité qu’il assume aujourd’hui lui devant Dieu et les gens et que la vie du prêtre est une sacrifice et une offre continue. « Sois modeste à ton diaconat de sorte que Dieu te bénisse. La modestie pour le prêtre est un bijou ainsi qu’un ornement qui va te parer, en te rendant aimé par tout le monde et surtout par tes paroissiens. Ce prêtre qui est aimé par tous ses paroissiens, il est aimé par Dieu lui-même.

Le caractéristique le plus principal du prêtre doit être l’esprit du sacrifice et pas du désœuvrement. Cela veut dire que le prêtre doit être sacrifié pour l’Église et pas l’inverse. « Tiens tes oreilles ouverts à chaque conseil de n’importe où celui-ci vient car il y a toujours quelque chose à apprendre par tous »

À la fin de la Divine Liturgie nous avons félicité les villageois pour leur nouveau prêtre parce que depuis beaucoup de temps cette paroisse n’avait pas son propre prêtre en permanence mais aussi pour une autre raison : car Père Isaak est un enfant venant de ce village.

Puis nous avons voyagé pour encore deux heures pour rendre visite à la famille de l’ancien catéchiste de notre Église Samouel qui est passé de vie à trépas il y a quelques jours, pour réconforter sa femme qui l’ accompagnait à tous ses déplacements catéchistes d’un village à l’autre, prêchant la foi Orthodoxe à tout le Ghana. Que sa mémoire soit éternelle et que son exemple soit imité.

Le mercredi 24 août nous sommes partis à 3 heures du matin pour arriver après 5 heures à l’Église de Saint Cosmas d’Étolie, où nous avons baptisé un groupe de catéchumènes dans la rivière de la région. Que Saint Cosmas, ce grand missionnaire de l’Église protège cette paroisse des zones frontières de notre Métropole.

Puis, avec la présence des chefs des tribus du district Konsimwa de la région Ashanti nous avons inauguré le troisième puits, une offre de notre Église à la société locale, si bien que les habitants ont accès à l’eau potable pure, ce qui est le plus grand problème du pays. Remarquables sont l’ appréciation, le respect et la gratitude que tous les gens là montrent à l’Église Orthodoxe, pour sa culture spirituelle mais aussi pour son aide humanitaire aux domaines de l’éducation vu que notre Église a construit une École Primaire et une bibliothèque-salle de lecture dans cette région.

Nous sommes rentrés le soir à notre point de départ, à Akkra épuisés par l’itinéraire mais avec une rédemption dans le cœur et l’âme pour l’œuvre accomplie de la mission.

À cette œuvre chers amis de la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe, vous étiez et vous êtes toujours secourables et compagnons de voyage de cette mission sacrée. Dès son début et jusqu’à ce moment difficile, vous nous soutenez généreusement de tout ce que vous avez et tout ce que vous pouvez de sorte que la lumière de la Mission Orthodoxe ne s’éteigne pas. Que Notre Dieu de bonté vous bénisse et que nous donne de la force pour que nous continuions ce grand voyage au bout du monde, de façon qu’ à ce jour-là quand nous sommes rentrés fourbus et épuisés à notre base céleste, notre Seigneur nous offre la rédemption de nos âmes. Amen.

† Narkissos d’Accra

Une église orthodoxe sur les îles Tonga

« Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien »

« La Grâce qui guérit tout » a aidé de sorte que dans une période de 11 ans aient été construites pour nos besoins ecclésiastiques à notre Métropole de Nouvelle Zélande :

  1. Dans la région de Nouvelle Zélande:
    • L’Église de Saint Nikolaos à la ville de New Plymouth
    • L’Église de Saint Dimitrios à Hastings
    • L’Église de Monastère des Taxiarques avec les chapelles de Saint Basile et de Saint Amphilochios à Levin
    • La chapelle de cimetière de Saint Lazare de quatre jours à Wellington
  2. Dans la région des États insulaires de l’océan Pacifique, Fiji, Tonga, Samoa :
    • L’Église de Sainte Paraskevi avec le Centre Missionnaire à Sabato Nadi de Viti Levu
    • L’Église de Monastère de la Dormition de la Vierge avec des cellules pour les sœurs à Saweni Viti Levu
    • La Cathédrale de Sainte Trinité avec l’Orphelinat Saint- Tabitha et la maison de faibles femmes (safe home) à Saweni Viti Levu
    • L’Église de Saints Athanasios et Nikolaos à Labasa Vanua Levu

Au total : 7 Églises et 3 chapelles

En ce moment nous nous trouvons à Tonga, qui est royaume étant une heure et demie loin des îles Fiji en avion, pour la construction de l’Église du Grand Martyr Saint Georgios le Triomphant. Lors de notre dernier voyage nous avons acheté un beau terrain à la capitale Nuku’alofa, étant juste 8 mètres loin de la mer et la route publique, environ la même distance qu’avait l’ Église du Grand Martyr à Thérapia de Bosphore de Constantinople, qui a été malheureusement démolie par les gouvernants, pour que la route publique passe par là- comme ils ont dit-  laquelle  nous voulons, d’une façon ou d’une autre, « ressusciter ». Pour l’achat du terrain nous avons eu besoin de 50000 TOP, c’est à dire 25000€.

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Le Révérendissime Métropolite Amphilochios avec des Tongiennes

Le coût de la construction s’élèvera à 300000 TOP, c’est à dire 150000 euros, parce qu’à côté de l’Église sera construite la maison pour le prêtre et les missionnaires, ainsi que la petite chapelle de Saints Apôtres Pierre et Paul.

Nous donnons grande importance à la construction des Églises, puisque pour nous les Orthodoxes, en parallèle avec le prêche de l’Évangile, le Culte Divin et surtout La Divine Liturgie sont importants. Les indigènes sont des gens simples, ayant un fort sentiment religieux et ils sont plus impressionnés  par le fait qu’ils perçoivent des choses avec leurs sensations- qu’offre le culte divin Orthodoxe- que par les babillages et les criailleries des Chrétiens d’autres dogmes.

Nous espérons que notre effort va être accompli avec l’aide du Grand Martyr Saint Georgios le Triomphant et les vœux et la bénédiction de notre très saint Patriarche de Constantinople M. Bartholomaios.

Pour toutes offres pour le commencement et l’achèvement de cette œuvre sacrée, nous remercions chaleureusement par avance les chers abonnés et nous prions à Saint Georgios qu’il aide ceux-ci et leurs familles et qu’il bénisse leur vie et leurs œuvres. Des remerciements particuliers à la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe.

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Plan de l’Église du Grand Martyr Saint Georgios le Triomphant dans l’ État insulaire de Tonga

Que Dieu nous permette nous tous de travailler toujours pour le bien en faveur de nos proches, pour la prépondérance de Son Royaume et la gloire de Son Saint Nom. Amen. Que la Sainte Vierge soit avec nous.

† Amphilochios de Nouvelle Zélande

Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger

Jésus Christ et les pauvres

Le soin pour les pauvres est incontestablement une des idées centrales de l’enseignement de notre Seigneur Jésus Christ. Elle se trouve à plusieurs reprises dans l’Évangile. En effet, elle est tellement centrale, qu’Il a prêché qu’Il s’identifie à ceux qui sont pauvres, affamés, défavorisés socialement et handicapés.

À un prêche dans l’Evangile selon Matthieu, Il bénit tous ceux qui donnent aux pauvres à manger, utilisant des termes personnels : « j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire» (25-35). Cette sorte d’identification parfaite de Jésus Christ aux pauvres est unique parmi les religions différentes du monde. C’est logique, alors, que nous arrivions à la conclusion que nous aussi, qui soutenons que nous suivons Jésus Christ, nous avons une obligation indiscutable d’aider les pauvres, les affamés, les assoiffés, les étrangers- n’importe où nous les rencontrons !

La Mission Orthodoxe de la Sierra Leone et les affamés

La Mission Ortodoxe de la Sierra Leone prend au sérieux l’enseignement ci-dessus de Jésus Christ. Nous nous trouvons dans un des pays les plus pauvres de la planète, qui se relève après une guerre civile longue et barbare, une épidémie mortelle celle d’Ébola et les inondations catastrophiques. Par conséquent, l’obligation de donner aux pauvres à manger devient un impératif de la pratique réligieuse (orthopraxie) de notre Mission.

La Fraternité Missionaire Orthodoxe

Pour l’accomplissement de cette orthopraxie, nous sommes reconnaissants à nos amis en Grèce, et surtout à la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe. Chaque année, depuis des années, nous recevons au moins un container d’aliments et d’autres provisions. De surcroît, durant l’épidémie d’Ébola, nous recevions au moins 2 containers annuellement. Plus précisément, nous sommes reconnaissants de l’offre généreuse de riz ou d’ huile. Le riz constitue une nourriture quotidienne de base du peuple de la Sierra Leone. Ces provisions nécessaires constituent une part de divers programmes d’aide alimentaire de notre Mission.

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Programme de Repas Scolaires

Hors de la capitale de Freetown, nous avons fondé un grand ensemble – la grande Église de la Résurrection de Jésus Christ et de Saint- Moïse l’Éthiopien (qui a été financée par la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe), une maternelle, une école primaire, une clinique médicale, une grande salle de restauration , des logements pour une communauté de handicapés, deux logements pour les prêtres et des chambres d’hôte pour les ouvriers et les visiteurs bénévoles de notre Mission. Nos écoles dans cet ensemble ont 485 élèves et 12 enseignants.

Chaque jour nous offrons un repas chaud gratuitement. De plus, nous donnons à manger à tout le personnel de l’ensemble. Cela signifie que chaque jour nous offrons un repas cuisiné à plus de 500 personnes. Il est important que nous n’oublions pas que plusiers de ces enfants qui suivent les cours proviennent d’un environnement de pauvreté extrême. D’autant plus que, quelques-uns d’entre eux sont devenus orphélins à cause d’Ébola. Avant de commencer ce programme d’aide alimentaire pendant l’année dernière, beaucoup de nos élèves venaient à l’école ayant le ventre vide de sorte qu’ils avaient du mal à se concentrer sur le cours. C’était un vrai combat pour qu’ils trouvent un repas chaud guaranti sur une base quotidienne. Cette situation a maintenant changé. Nous ici en Sierra Leone nous sommes reconnaissants à votre Fraternité de cette offre magnifique d’aliments – et surtout du riz- pour nourrir des enfants affamés de Waterloo.

Programme des repas le dimanche

Chaque dimanche après la Divine Liturgie, nous offrons gratuitement un repas chaud à tous les fidèles tant dans l’Église de Saint-Eleftherios et de Saint-Georgios à Freetown, que dans notre Église à Waterloo. De plus, nous distribuons des provisions d’aliments (surtout du riz, de l’huile et du sucre) à tous ceux qui en ont le plus besoin, y compris les membres de la communauté des handicapés à Waterloo.

Parmi les pauvres à Freetown et à Waterloo la nouvelle que notre Église nous distribue des repas gratuits les dimanches sans demander des côtisations ou de l’argent, a été diffusée. C’est presque le seul exemple dans ce pays. C’est pour cela que les chiffres augmentent chaque semaine.

Remerciements

Je voudrais remercier votre Fraternité, tous les bénévoles qui travaillent dur afin de collecter les provisions,  de charger les containers et de faire voyager toute cette nourriture tout au long de la Méditerranée et de l’Océan Atlantique pour qu’elle soit distribuée aux pauvres de la Sierra Leone. Je vous remercie pour le fait que vous fonctionnez comme collaborateurs missionnaires pour la nourriture des pauvres et par conséquent pour la nourriture de Jésus Christ Lui-même.

Que Dieu vous bénisse !

✝ P. Themistoklis Adamopoulos

Freetown, Sierra Leone

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