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Soins d’amour

Mes chers frères en Christ,

Bon carême à tous.

Avec grande joie je vous écris afin de vous faire connaître que j’ai reçu votre aide financière de 4900 euros qui va couvrir les besoins fondamentaux de nos frères. Il faut, si c’est possible, que nos cinq cabinets médicaux continuent à fonctionner. C’est une lueur d’espoir pour les malades, dont la Fraternité Orthodoxe prend soin sans cesse. En outre, avec votre don vous soutenez le fonctionnement de deux orphelinats, celui de garçons et celui de filles, pour lesquels j’envisage un avenir prometteur dans la société.

Quotidiennement je suis confrontée au grand problème des repas pour nos pauvres frères. Parmi ceux-ci il y a des aveugles, des handicapés, des enfants, des personnes âgées, qui font face à de grands besoins de survie.

Un grand merci est le moins que je puisse envoyer de mon cœur aux donateurs de la Fraternité Missionnaire Orthodoxe. Mes larmes n’arrivent pas à cacher cette émotion. Que vous soyez tous bénis.

Le lendemain est aux mains de Dieu. J’espère que Son amour ne nous abandonne pas et que le miracle continue dans ce pays lointain pour la gloire de Son nom très saint ainsi que pour le salut éternel.

Je vous souhaite bonne fête de la Résurrection !

Avec l’amour de Jésus Christ
La sœur Nektaria

«…Et grâce pour grâce » (Jean 1:16)

Nous nous trouvons de nouveau sur les îles des Samoa, un pays lointain tant beau que tout vert. Nous avons commencé de zéro nos efforts pour la construction du Baptistère et de l’Église de Saint Jean l’ Évangéliste. La seule chose que nous ayons c’est le terrain qui ne nous appartient pas encore. Pourtant on reçoit les bénédictions de Dieu en série et là où on ne l’attend pas.

«…et grâce pour grâce»

Celui Qui offre est riche en donnant en abondance. C’est notre Seigneur, Jésus Christ au nom Duquel on commence l’oeuvre de l’Église ici aux Samoa et avec la grâce Duquel nous espérons l’achever.

Et Sa grâce est tangible devenant chaque jour de plus en plus perceptible. Avant qu’on commence la construction de l’Église, Il nous a présenté un homme tant fidèle que zélateur, Georges, le Grec Orthodoxe qui vit en Nouvelle-Zélande mais il a des attaches aux Samoa. C’est un homme qui croit à Jésus Christ et à l’Église, ayant une aisance financière pour pouvoir nous aider. Il a entrepris déjà la construction du Baptistère en offrant 3000 dollars de Samoa. Ensuite, Il a amené près de nous Monsieur Peniamina qui, avec d’autres Samoans -il y a longtemps- cherchaient à trouver des points de contact avec l’orthodoxie qu’ils désirent faire connaître à leurs régions.

Peniamina a accepté avec joie d’être baptisé lui et sa femme pour devenir le premier prêtre parmi des gens ayant des traditions et acceptant facilement la vérité.

«…Et sa grâce pour grâce»

À part M. Peniamina, M. Touala, avocat ayant une forte personnalité et volonté pour coopérer de sorte que la construction de l’Église continue pour que les premiers baptêmes soient organisés. Quand M. Peniamina rentrera en tant que prêtre de Constantinople et de Grèce, il aura un baptistère pour baptiser et une église pour faire la messe. Puisqu’il faudra au moins un an pour que la grande Église soit achevée, on s’est mis d’accord sur la construction d’une église plus petite. M. Pepe qui est le deuxième qui va être ordonné pour travailler sur la diffusion de l’Orthodoxie en est d’accord aussi.

Nous avons commencé la construction du Baptistère mais la décision des autorités locales nous a arrêtés. Il y a aussi ici des lois non écrites très fortes. Cependant avec l’aide de Dieu nous avons réussi quelque chose de plus important. Nous avons pris avec nous M. Peniamina et sa femme Mme. Fasengasto à Wellington de Nouvelle-Zélande, nous les avons baptisés et par la suite, M. Peniamina a été ordonné Diacre, recevant le prénom Ioannis à l’honneur de Saint Jean l ‘Évangéliste. Le jour suivant, dimanche, dans la Cathédrale de l’Annonciation il est devenu prêtre en présence de nombreux Chrétiens Grecs et de ses compatriotes Samoans. Nous avons tous vécu des moments semblables à ceux de la Pentecôte. Ainsi, l’Orthodoxie a fait ses débuts avec l’ordonnance du premier prêtre et missionnaire au lieu de la construction du Baptistère et de l’Eglise.

Tout montre que ce prêtre tant pieux que dynamique, Père Ioannis Tapelou, sera le pionnier de l’Orthodoxie pas seulement à sa patrie, aux Samoa, mais aussi aux Tonga.

«…Et sa grâce pour grâce»

Comment pouvons -nous ne pas être émus et ne pas Le remercier Celui Qui est l’accomplissement de la Loi et des prophètes et par Qui nous recevons de la grâce sur grâce, c’est à dire tous les biens ainsi que tous les bienfaits? Et comment pouvons-nous ne pas croire que tout ce qui commence à Son nom et pour Sa gloire s’accomplit avec Sa force et Sa grâce?

Que Son nom soit béni.
† Amphilochios de la Nouvelle-Zélande

Un merci ne suffit pas

Chers amis et chères amies de la Mission Orthodoxe,

Soyez toujours heureux au nom de Jésus Christ.

20 années se sont passées depuis le jour où Dieu de bonté m’ a conduit à la Mission Orthodoxe. En 1996, le feu Métropolite de Kabala et de tout Ouganda M.Theodoros Nankyama est venu en Grèce gravement malade. Quand je suis allé le voir, il m a prié d’aller avec lui en Ouganda pour aider la Mission Orthodoxe. J’ ai perdu les pédales vraiment car M.Theodoros était pour moi l’univers entier. Il m’ a tiré d’une rue centrale de Kabala où je traînais comme un chien errant et il m’a pris soin de tout. « Que dois –je faire maintenant où il est malade? j’ai pensé. J’irai pour un peu de temps et dès qu’il guérit je reviendrai en Grèce».

Malheureusement M.Theodoros n’ a pas guéri mais il s’est endormi dans la paix du Seigneur. À son enterrement j’ai vu quelque chose qui m’ a tellement bouleversé. C’était les enfants, les orphelins, pauvres et perdus que l’ Évêque a réunis près de lui. Tous avaient une seule question: « Qui va se charger de nous dorénavant ? »

À ce moment- là j’ai entendu une voix venant au-dedans de moi-même disant « moi » et en effet, ce jour-là j’ ai décidé de rester près de ces enfants.

La même année, en 1997, le nouveau Métropolite de Kabala et de tout Ouganda M.Ionas m’ a nommé curé de la paroisse historique de Métamorphosis au village Degeya. Une paroisse historique , parce que c’ était la première paroisse des Africains locaux de l’Église Orthodoxe. Ma première lettre je l’ ai écrite à Panagiotis Papadimitrakopoulos -que sa mémoire soit éternelle! Dans peu de jours j’ ai reçu une somme non négligeable pour l’orphelinat. Depuis la Fraternité Orthodoxe ne m’ a pas quitté. Plusieurs fois elle nous a aidés aux soupes, à la construction de deux écoles primaires dans la région et à l’ adoption éducative. Deux enfants ont fait des études jusqu’ à l’ Université, nous avons bâti un centre médical à la mémoire de regretté Panagiotis, nous avons obtenu un moulin, un tracteur ainsi que l’église de Saint Constantin et Sainte Hélène est en train de s’achever. Nous vous sommes  reconnaissants !

Quinze enfants de l’orphelinat  ont été ordonnés des prêtres ayant en tête le père Paul Nzalambi, le nouveau marguillier de prélat de la Métropole de Kabala et de tout Ouganda et le père moine Prodromos, le supérieur du premier monastère d’hommes d’Ouganda. Six filles de l’orphelinat sont devenues épouses des prêtres. Trois filles sont devenues religieuses ayant en tête la sœur Maria, la supérieure du premier monastère de Sainte Marie. Dans peu de semaines, trois autres filles partent pour Rhodes afin de se mettre à l’épreuve dans un monastère de femmes de manière à se préparer pour la fondation d’ un deuxième monastère de femmes. Beaucoup d’enseignants, de maîtres, d’infirmières, de médecins, d’avocats, de policiers, de catéchistes.

Nous continuons à attendre votre aide pour pouvoir garder ouverts les centres d’offre.

Nous souhaitons que notre Seigneur vous offre toute grâce et toute bénédiction et une bonne année missionnaire.

Père Ioannis Kibuuka

Visite à la Métropole des héros

Avec la bénédiction du révérendissime Métropolite de Guinée M. Georgiou, j’ai visité le Sierra Leone, un pays sévi par le virus mortel d’ Ebola. Le plus grand obstacle était que je devais communiquer avec les Sierra – Léonais sans connaître l’anglais. Pourtant, j’y ai réussi sans difficulté! Je me suis rappelé mon anglais de l’école, même si les enfants se moquaient de moi. Mais via la langue d’amour, je devenais enfant avec les enfants, jeune avec les jeunes, grand avec les grands. Nombreux demandent comment ils peuvent devenir missionnaires. La réponse est simple: tu n’as pas besoin d’être riche pour devenir missionnaire, mais ça demande de volonté. Puisque si tu veux, tu peux.

Pendant mon séjour, j’ai été  accueilli par le missionnaire combattant Père Themistoklis. Je me suis occupé de la formation des prêtres, car la plupart d’eux proviennent d’Islam, de Méthodistes et de Protestants ayant besoin d’apprendre la vie rituelle de l’Église Orthodoxe. Je me suis occupé aussi de la jeunesse qui va constituer avec votre aide les cadres futurs de l’ Église de Jésus Christ . La Mission essaie de soulager les gens et selon la parole de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos». Elle bâtit des centres éducatifs, ainsi qu’ elle prend soin des handicapés et elle offre des repas chauds chaque dimanche après la Divine Liturgie, non seulement aux Orthodoxes mais à tous indépendamment de religion.

Une grande émotion m’a provoqué une fille quand je lui ai demandé de connaître sa mère. “ Non , mon père, tu ne peux pas la connaître parce qu’elle est illettrée, elle ne connait pas l’anglais…!” À ce moment-là j’ai arraché des larmes ! Je lui ai dit : “Ma mère est aussi illettrée mais elle m’a mis au monde. Je l’aime et je suis fier de la présenter sans avoir honte et de dire: Voilà mon grand amour”. Sa mère est venue. À la fin de notre conversation, cette femme m’a dit avec des trémolos dans la voix : “ Moi, mon Père, je suis illettrée, mais je veux que ma fille ne soit pas enceinte par un garçon mais qu’elle fasse des études. Je vous prie, aidez-la, parce que mes deux autres filles sont enceintes et elles n’ont pas connu l’école.” En ce moment, je me souviens de ces paroles . Je lui ai promis que notre Mission, qui aime la jeunesse, va faire tout effort de sorte que son rêve soit réalisé. Voilà notre Afrique… il y a quelqu’un qui puisse l’aider? Seulement le Chrétien Orthodoxe répondrait à cette question.

Je voyais comment des petits et des grands faisaient pour un plat de repas ou pour les vêtements qu’ils prenaient et je n’ai plus tenu. C’est pourquoi je demande à tous les lecteurs de prier que Dieu ait pitié de ce peuple . D’ailleurs, Saint Grégoire de Théologien dit que : “ je considère meilleur l’amour pour les pauvres ainsi que la miséricorde et la sympathie pour nos semblables . Rien n’est plus agréable à Dieu que cette sympathie”.

L’ Archimandrite Athanasios Kayembe

Remerciements de Blantyre

Chers amis de la Mission Orthodoxe, soyez toujours heureux!

Votre amour jusqu’à présent vers la Mission Orthodoxe de Malawi était grand. Nous sommes reconnaissants et nous prions spontanément à Dieu qu’Il vous aide de multiples façons . Pour nous, c’est une grande responsabilité que nous fassions une bonne gestion des offres des amis de notre Mission, mais aussi c’est notre grande joie, puisque nous recevons toute votre aide comme un renforcement d’en haut à l’oeuvre que nous faisons…

À chaque oeuvre que nous envisageons et que nous mettons en place, pour le soulagement de la douleur de notre frère Malawien, un désir de notre cœur ainsi qu’ une demande de notre prière c’est toujours que Dieu bénisse et soutienne nos projets, seulement quand c’est pour le bien de Son Église. Seulement de cette façon, nos frères, nous continuons notre humble oeuvre ayant la croyance que chaque oeuvre ici à Malawi est une oeuvre de Dieu. Nous appuyant sur cela, nous devenons souvent plus audacieux de demander pour l’oeuvre de Dieu, que nous osions demander pour nos œuvres et nous sommes certains que Dieu informe vous tous…

Les besoins de notre Mission Orthodoxe ici à Malawi vous sont connus. La douleur, la pauvreté, la famine, les maladies, les épidemies, la mort, le manque d’un apprentissage correct centré sur Dieu , l’exploitation de l’homme par l’homme, le chômage, le désespoir généralement et le maintien d’un régime sans espoir et pas orthodoxe sont des plaies, grandes et mortelles pour l’âme qui sévissent tout le pays. Malgré le fait que l’espoir s’éteint facilement dans la réalité sombre que nous vivons quotidiennement ici, l’effort d’être aux cotés de chacun de nos frères souffrants et pas le traiter comme un cas ou comme un chiffre est possible dans nos 35 paroisses orthodoxes.

L’argent dont vous nous offrez, nos frères, pour que nous en disposions à notre Mission, est destiné à des repas quotidiens pour 300 enfants dans nos paroisses, à aider des familles pauvres ou malades, à visiter les prisons pour soutenir les emprisonnés, à payer les frais de scolarité des cas de pauvres élèves.

Mais surtout, un grand effort, soin , fatigue et dépenses sont la lutte qui est faite pour que toutes ces paroisses soient soutenues, via des visites, des catéchismes systématiques, des baptêmes, de la production et distribution du matériel de presse et beaucoup d’autres, qui coûtent vraiment cher.

Si quelqu’un évalue seulement l’essence pour que nous allions à nos paroisses étant dispersées dans le pays, il peut constater que les dépenses qui maintiennent notre Mission sont vraiment grandes et seulement avec l’intervention de Dieu qui agit dans les cœurs de Ses organes, elles peuvent être couvertes afin que toutes nos activités puissent être accomplies.

Alors nous vous remercions de nouveau pour votre soutien jusqu’à maintenant, votre confiance et votre aide. Que Dieu vous bénisse toujours.

Père Ermolaos Iatrou

Deux missions d’amour

Chers frères au nom de Jésus Christ,

je vous contacte avec grand plaisir, en transmettant ma reconnaissance ainsi que celle de mes frères Congolais pour l’envoi de deux conteneurs d’aide humanitaire de la part de la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe. Dès leur arrivée, une ambiance de fête a été créée avec des danses, des hymnes et des chansons. Ayant un grand enthousiasme les étudiants de notre École de Théologie Orthodoxe ont déchargé et puis ils ont rempli les dépôts vides de la Métropole.

Les deux conteneurs comprenaient des produits nécessaires d’alimentation, des vêtements, des fournitures de bureau, des machines à coudre pour l’école de couture, des lits pliants, des articles ecclésiastiques , des cloches, des livres liturgiques (Octoéchos, Pentecostarion, Triode, Menaion), de diverses icônes, des livres théologiques pour la bibliothèque de l’Université, de l’équipement de cabinet de dentiste, de la matière isolante et beaucoup d’autres choses, tout envoyé avec grand amour par nos frères de Grèce.

Il y a des moments au quotidien où j’entends les étudiants discuter entre eux :

“ Les Grecs nous aiment tellement! On apprend qu’en Grèce il y a une grande crise financière. Ils passent des moments difficiles ! On n’a pas attendu qu’ils aient un cœur si riche, au point de se priver d’eux-mêmes pour nous aider. Que Dieu les bénisse.”

La reconnaissance des étudiants et des fidèles ainsi que de tous ceux que nous aidons ici dans le vignoble de notre Seigneur Jésus Christ vers votre Fraternité est grande.

Déjà après leur arrivée notre collaboratrice Mme Papadopoulou Styliani a organisé avec les étudiants la distribution des vêtements et des chaussures à des pauvres élèves de nos écoles dans la région de la capitale de Kinshasa, alors que des aliments ont été distribués à des familles en aide et aux villages tout autour.

Je glorifie Dieu Trinitaire, qui m’a permis d’être à Son service au fond de la jungle africaine afin de transmettre le flambeau de la vraie foi Orthodoxe à nos frères indigènes.

Un grand merci à sa Béatitude le Patriarche d’Alexandrie M. Theodoros, qui m’a donné sa bénédiction pour que je sois ici au service d’un peuple très éprouvé celui du Congo.

Nous vous remercions de tout cœur et je souhaite que Dieu de bonté vous offre abondamment Ses biens tant célestes que terrestres.

† Nikiforos de Kinshasa

Une réponse à des remerciements éplorés

Une sensation incomparablement belle et réconfortante c’est de connaître la vérité… Une sensation créative ainsi qu’essentielle c’est de transmettre la vérité… Quelle vérité? Celle que chaque personne plus ou moins, ouvertement ou en cachette, avec zèle ou tiédeur, a cherchée, préoccupée par de questions profondes. Dieu existe-t-il ? De la vie après la mort ? Quelle est ma destination ? À toutes ces questions existentielles la réponse est largement offerte par la foi Chrétienne voire l’Orthodoxie.

Dans le monde « civilisé Chrétien » où nous vivons et plus précisément dans la Grèce « Orthodoxe » connaître Jésus Christ est quelque chose de réalisable, dépendant du désir ainsi que de la bonne intention de chacun. Pourtant cela n’arrive pas dans le Tiers Monde -comme plusieurs l’appellent- mais en même temps plus innocent où il y a des gens qui n’ont pas entendu de Lui, le Sauveur du monde et leur Père. La mission ci-dessus a été assumée d’une façon organisée par l’Église Orthodoxe ayant en tête le Patriarcat Œcuménique et le Patriarcat d’Alexandrie ainsi que les Fraternités missionnaires Orthodoxes comme la nôtre.

L’effort de la diffusion des Principes de Jésus Christ aux extrémités de la terre consiste en deux aspects importants : d’une part, la diffusion de l’ Évangile et autre part, son application via des actes d’ amour, tels que donner à manger aux affamés, habiller les nus et généralement aider les nécessiteux. À ce deuxième diaconat, la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe a participé en envoyant 4 conteneurs avec de l’aide humanitaire en 2016 : deux ont été envoyés en Sierra Leone et deux au Congo, ayant comme but principal le renforcement de l’École de Théologie à Kinshasa, mais aussi de son œuvre philanthropique. Les conteneurs ci- dessus comprenaient :

  • plus de 75 tonnes d’aliments de longue durée,
  • des produits nécessaires comme des pupitres et des chaises, des meubles, des savons, des médicaments, des outils médicaux, des génératrices, des fournitures scolaires, des vêtements, des jouets et enfin
  • des articles ecclésiastiques, tels que des calices, des icônes, des habits ecclésiastiques, des nappes d’autel, des ameublements et orfèvreries d’ église et des livres etc.

Pour son offre la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe a reçu des remerciements éplorés par les responsables qui ont reçu les conteneurs ainsi que par les frères indigènes qui ont goûté les fruits de notre amour. Notre réponse à leurs larmes de reconnaissance est « Nous sommes des serviteurs inutiles nous avons fait ce que nous devions faire » (Luc 17.10)

Nous devons des remerciements chaleureux aux jeunes, aux dames, à tous ceux qui à titre gracieux, voire avec joie, ils offrent leur diaconat aux dépôts de notre Fraternité à Filyro de Thessalonique ainsi qu’ à nos frères de Florina pour leur soutien tant financier que matériel à cet effort précis.

Konstantinos Metallidis
Théologien

Noël à Kalkuta

Quand j’ai décidé de venir en Inde , à l’orphelinat de l’Église Orthodoxe à Kalkuta et je l’ai annoncé à des amis, tous m’ont posé la même question: « où tu vas passer la fête de Noël? Au moins, tu auras quelqu’un de ta famille là? »  Je leur ai répondu : “oui, j’aurai ma tante, la sœur Nektaria”.

Il est vrai que la fête de Noël est une fête de famille et tu la passes avec des personnes aimées. Mais je suis venu à Kalkuta et une plus grande famille m’y a accueilli. Plus de 100 garçons et filles qui vivent à l’orphelinat m’ont accueilli comme leur frère et nous avons passé ensemble ces Saints jours.

Peu de jours avant la fête, les plus grandes filles ont fait des pains bénis pour la Divine Liturgie à notre Église grecque à Kalkuta ainsi qu’à l’Église de l’Orphelinat de filles. Dans l’espace de l’orphelinat il y avait un climat de préparations de fête. À la veille de Noël les plus grandes filles sont allées nettoyer l’Église. Elles ont astiqué les vases sacrés, elles ont lavé le sol et elles ont décoré l’Église avec de fleurs colorées de sorte qu’elle soit prête pour l’accueil des fidèles qui viendraient à l’Église pour fêter la naissance de Jésus Christ.

Des garçons, des filles mais aussi beaucoup de fidèles venant du village et de la région environnante sont arrivés le soir pour l’office de nuit de Noël. Les filles de l’orphelinat psalmodiaient des hymnes de musique byzantine en grec, en anglais et en bengali. De l’enfant de 7 ans jusqu’à la personne âgée, tous assistaient à la Divine Liturgie sans parler et ils participaient en silence au Mystère. Tous ces gens ont connu Jésus Christ, ils ont été baptisés et ils sont devenus fidèles dans un pays où le Christianisme constitue une minorité alors que le fanatisme est intense . Ce sont de vrais chrétiens et j’ai ressenti un enthousiasme sans précédent vers leur visage de sorte que je les aurai comme exemple pour ma vie personnelle ainsi que spirituelle.

Après la fin de la Divine Liturgie, tous les participants nous sommes réunis à la salle de manger de l’orphelinat pour boire du thé, pour manger du cake et pour que les femmes chantent des chansons de Noël. Le jour même, à midi, nous sommes réunis tous au même lieu pour goûter le repas de Noël. Le climat était tant bon que festif! Les enfants étaient joyeux et le repas frugal mais délicieux.

L’après-midi, avec une équipe de garçons et de filles, nous avons visité l’ Église à Kalkuta. La sœur Nektaria m’a dit qu’un tel jour beaucoup de monde vient dès le matin pour se prosterner. Pourtant ce que j’ai vu je n’en ai pas imaginé. Nous nous sommes assis peu d’heures à l’Église pour la voir et pour nous prosterner et pendant ces heures-là milliers de personnes sont passées pour allumer une bougie et pour se prosterner. La queue hors de l’Église était énorme pendant toutes ces heures. Mais ce qui est impressionnant c’est que ce monde – là n’était pas des Chrétiens. C’étaient des Hindous, qui pourtant reconnaissent et respectent Jésus Christ.

Pour une fois de plus,je me suis trop impressionné par la piété de ce monde. Dans l’Église ils étaient calmes et tranquilles et une fois arrivés devant l’icone de la Vierge avec Jésus Christ, ils se baissaient pour se prosterner et prier. Des Indiens de tout âge sont passés dans l’Église Orthodoxe qui était si bien décorée.

Le spectacle était entièrement nouveau et unique. L’ Église à l’intérieur était bien illuminée et tellement bien décorée ! A l’extérieur, tant le bâtiment que les arbres tout autour ainsi que la crèche de Noël étaient éclairés avec des guirlandes lumineuses impressionnantes. Tout était décoré avec un soin admirable et attention, un exemple de piété et de Foi, d’amour et de reconnaissance vers Jésus Christ le Sauveur.

L’ épanouissement de la Mission dans ce pays lointain est une oeuvre bénie, présentant l’Orthodoxie comme une religion d’amour et d’offre vers l’autre honorant tous ceux qui la soutiennent tant matériellement que moralement.

Que Dieu illumine tous les responsables de cette œuvre remarquable et qu’Il leur donne de la force et de la santé pour continuer leur combat quotidien pour changer la vie de plus de gens qui en ont besoin.

Ektor Roumeliotis

La Mission Orthodoxe en Amérique Centrale

La Métropole du Mexique avec le révérendissime Archevêque du Mexique M. Athinagoras lutte les vingt dernières années en Amérique Centrale pour la diffusion de la vraie foi Orthodoxe. Le début de ce chemin s’est caractérisé par des pas lents, alors que par la suite il a été payé de retour par la population locale. Ainsi, durant ces deux dernières décennies, plus de quarante nouvelles églises ont été construites dans les pays de l’Amérique Centrale tels que la Colombie, le Costa Rica, le Cuba et d’autres, ayant de nouveaux prêtres spirituels, ayant une formation complète, ayant fait des études supérieures de Théologie en Grèce. Un de plus grands et de plus récents efforts missionnaires de notre Métropole c’est celui qui est fait au Guatemala auprès des populations indigènes de Maya. Ces gens manquent de biens de base, pourtant, ils ont montré leur foi et leur amour à l’Orthodoxie. Ils habitent dans la région du nord-est du pays, appelée Peten et leur nombre s’élève à environ 350000. Il est très émouvant de les voir marcher dans la forêt pour qu’ils arrivent à une Église afin d’assister à la messe.

Il est à souligner que malgré les difficultés financières et autres que nous affrontons à notre œuvre, avec l’aide de Jésus Christ et de Sainte Vierge, ainsi qu’ avec le soutien quotidien des gens, la Métropole du Mexique évolue en une Métropole Orthodoxe de l’avenir.

Un événement agréable récent c’est le fait que notre Métropole a acquis une autre ancienne église qui appartenait aux Catholiques, au centre de la capitale du Mexique. Nous l’avons aménagée à une Église Orthodoxe que milliers de personnes visitent au quotidien ayant l’envie d’apprendre sur l’Orthodoxie.

Nous voulons exprimer nos remerciements chaleureux à la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe pour toute l’aide qu’elle offre à notre Métropole pendant toutes ces années, et à tous les collaborateurs qui soutiennent l’oeuvre missionnaire en Amérique Centrale au moment où on parle de la seule Mission Orthodoxe à l’Ouest. Nous remercions aussi notre clergé, nos prêtres qui, au quotidien, mènent leur combat pour l’Orthodoxie sous des conditions adverses et ils puisent leur force dans leur grande foi à Dieu. Nous voyons que notre Église quotidiennement devient un lieu d’une pléthore de miracles puisque de plus en plus de jeunes gens s’approchent de notre Métropole ; Voilà la grandeur de l’Église Orthodoxe.

L’Archimandrite Damianos
Le vicaire général de la Métropole

Orphelinat d’amour

Par la grâce de Dieu notre œuvre missionnaire ici à Madagascar continue malgré les difficultés et les adversités auxquelles nous sommes confrontés au quotidien.

Il est vrai que la situation vu la crise financière s’est rendue difficile de sorte que la lutte est menée dans des conditions défavorables. Pourtant on ne perd pas d’espoir.

L’orphelinat à la capitale Antananarivo a été presque construit. On attend que plus de 200 orphelins y soient logés. Toutefois on attend que les dépenses d’alimentation, de soins médicaux et d’éducation soient trop élevées. Si nous ne soutenons pas ce projet, malheureusement le fonctionnement de l’orphelinat continuera à se trouver en suspension. Malgré tout cela il ne cesse pas d’être un de plus grands orphelinats du pays, tandis que même les organismes d’ État attendent avec angoisse que les promesses de l’Église Orthodoxe données à notre peuple pauvre soient réalisées ; sachant que nos dispositions sont sincères et désintéressées, à l’opposé d’autres dogmes et confessions.

La sensibilité que nous avons pour les enfants du pays, et surtout pour les orphelins, n’est pas le produit d’une idée superficielle ou jugement.

Les enfants ici et surtout ceux de la province meurent chaque jour de maladies relatives au manque d’alimentation ou à la mauvaise alimentation, manque de propre habillement et de soins médicaux.

Récemment, nous avons baptisé dans la région de Tuléar des enfants mutilés par un accident routier qui n’ont aucune aide. Il arrive que ces enfants, étant petits, sortent dans la rue sans faire attention. Plusieurs fois un conducteur qui passe, après les avoir heurtés, il les laisse soit handicapés et mutilés soit, pas mal de fois, même morts.

Dans cet article nous citons des photos de quelques-uns de ces enfants qui nous priaient récemment de faire n’importe quoi pour soulager leur malheur. Sur une des photos que nous citons vous verrez un enfant marcher , littéralement, à quatre pattes utilisant les mains comme pieds en y mettant les pantoufles au lieu des plantes du pied. Avant de partir en Grèce il me priait de lui apporter le plus vite possible un fauteuil roulant.

Dans le centre Missionnaire de Tuléar nous avons trois frères et sœurs aveugles par une maladie héréditaire. Nous les aidons autant que possible. Ce sont tous les trois des élèves d’une école pour les enfants aveugles. À mon retour de la Grèce ils attendent que je les aide aux frais de scolarité et que je les apporte des sacs et des cahiers.

Au quotidien des parents et des enfants nous approchent demandant de l’aide. Épuisés et aigries des pères et des mères portant un de leurs enfants presque mort dans leurs bras, soit à cause de la fièvre du paludisme, soit de la typhoïde, soit parce qu’un microbe est entré par une petite blessure de sorte qu’une fistule a été développée faute d’un peu d’antiseptique ou de traitement aux antibiotiques. Pas mal de fois dans la clinique de Tuléar j’ai vu que des enfants ont été sauvés par une mort certaine. Les parents qui sont 90% pauvres viennent et nous supplient de les aider…

Voyant chaque jour ces images, je pense plusieurs fois à l’angoisse, à la douleur et à la résignation de ces parents. Ces gens qui marchent des kilomètres pour porter leur enfant malade dans leurs bras. Ceux qui fondent sous le soleil et à la suite d’une canicule afin que leur petit rejeton échappe aux griffes de la Mort. Ces mains alors et le vœu des gens, quand ils partent de chez nous , ce sont la pierre précieuse que nous avons bien gardée dans notre cœur ici à la Mission.

Ils nous disent alors en partant et en nous embrassant : « nulle part on ne nous a aidés. Tous demandaient de l’argent et nulle part de thérapie. Vous ne nous avez pas demandé d’argent, vous avez souffert de notre douleur et vous avez pleuré avec nous à notre tristesse. Mais avant tout vous avez sauvé notre enfant.

Tahin’ Zanahary. « Soyez toujours une bénédiction de Dieu. »

Je ne crois pas que quelqu’un attende un vœu meilleur que celui-ci venant des personnes infidèles. Mais des personnes pleines d’amour, d’espoir, et plusieurs fois de Dieu.

† Ignatios de Madagascar