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Sans jeunes il n’y a pas d’avenir

Avec la grâce de Dieu, l’assemblée générale de la jeunesse de Ghana a été organisée à notre Métropole pour la deuxième fois avec la participation de 350 jeunes dans les locaux de l’École Technique de Saint Pierre à Larte d’Accra avec l’aide et la participation d’un groupe des jeunes du Centre Missionnaire Orthodoxe de l’Amérique Centrale. La Mission Orthodoxe croit que celui qui investit sur les jeunes, il appartient à l’avenir et l’avenir lui appartient et nous comme Orthodoxes nous voulons être l’avenir pour le forger et l’inspirer avec les valeurs chrétiennes Orthodoxes. C’est notre responsabilité ainsi que notre devoir et nous ne devons pas porter préjudice à nous-mêmes et à notre Église.
La jeunesse en Afrique est caractérisée par son soif pour l’apprentissage de la foi ainsi que pour l’obtention des vécus de la prière et de la relation avec Dieu. Cela est évident par sa grande participation à cette assemblée, dont le programme comprend toutes les prières quotidiennes, des cours de catéchisme, des cercles de la Bible et beaucoup de jeux dans les lieux tant grands qu’accueillants de l’École de Saint Pierre à Larte. Ainsi nous essayons de donner de la vie à l’Ecole Technique de Saint Pierre et de la faire fonctionner de nouveau, puisque son fonctionnement a été interrompu à cause de la crise financière. Avec votre aide et soutien nous pourrons continuer cette œuvre pour que la joie ainsi que le sourire ne soient pas absents sur les visages de ces anges sur terre. Narkissos d’Accra

Tournée missionnaire en Afrique de l’ouest

Le jeudi 7 juin le Révérendissime Métropolite de la Guinée M. Georgios avec les vœux et les bénédictions du Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute Afrique Sa Béatitude Théodore II, est arrivé en Guinée via la Mauritanie. Les jours suivants il s’est rencontré avec des Guinéens Orthodoxes, des Russes et des Ukrainiens qui travaillent en Guinée et il a visité des immobiliers à la quête d’un terrain propre pour la construction d’une Église dans une banlieue de la capitale Conakry.

Le dimanche 10 juin il a célébré la messe dans la maison d’une Grecque-Américaine. Le lundi le Révérendissime a visité le « Quartier grec », comme il a été nommé par les indigènes, il a surveillé le progrès des travaux de construction de l’Église de Saint Parthénios et ceux de l’Académie d’«  Amitié de la Grèce- Guinée » et il a donné les instructions nécessaires pour l’achèvement des travaux. À la construction de l’Église et de l’Académie a contribué résolument aussi la Fraternité Missionnaire Orthodoxe.

Le 14 juin jeudi après-mid,i il est allé à la douane du port de Conakry où il a arrangé les démarches de dédouanement du container arrivé il y a quelques jours en Guinée. Le container contient de l’aide humanitaire qui a été envoyée aux enfants de Guinée par la Fraternité Missionnaire Orthodoxe.il a été chargé par les bénévoles le 6 mai et comprend entre autres des objets ecclésiastiques, 576 sacs de riz, 100 cartons de biscuits, 96 cartons de sucre, 83 cartons de farine, 55 cartons de bonbons, 52 cartons de lait concentré sucré, 50 cartons d’ huile de cuisine, 40 cartons de sel, du concentré de tomates, des pâtes, du halva et 329 cartons de vêtements, de chaussures, de jouets, de livres etc. Cette aide va soutenir de centaines de familles pauvres en Guinée où 47% de la population vit sous des conditions déplorables alors que 93% n’a pas accès à l’eau potable et la mortalité infantile flambe.

Le vendredi 15 juin tard le soir, le Révérendissime Métropolite de Guinée M. Georgios est arrivé à la capitale de Sierra Leone, Freetown, où le Vicaire de la Métropole Père Themistoklis Adamopoulos l’a accueilli au port. Le samedi matin il a célébré la messe et il a prêché la parole divine pendant la messe à l’Église de Saint Constantin et Hélène où il a sacré diacre Sotirios Sesay. Le Révérendissime a donné des conseils paternels au nouveau diacre, en soulignant les responsabilités qu’il assume comme soldat de Jésus Christ et puis il s’est adressé aux jeunes qui constituaient la majorité des fidèles en disant entre autres qu’il est tellement important qu’ils profitent de la chance que les Établissements scolaires Orthodoxes en Sierra Leone leur donnent d’étudier dans des écoles et collèges, pour pouvoir à leur tour travailler pour améliorer les conditions de vie au pays et aider chacun à sa façon à son développement et à sa prospérité ayant toujours par-dessus tout le Seigneur Jésus Christ et comme exemple les Saints de l’Église. Après la fin de la messe la jeunesse a présenté un programme artistique avec des chansons chrétiennes et des danses folkloriques et la soeur MinaÏs a distribué des croix tricotées à tous les jeunes garçons et filles.

L’après-midi le Révérendissime à été informé par le Père Themistoklis et ses associés sur les travaux et il a remercié Père Themistoklis, l’institutrice Maria Adams et la docteur Eleni Athinodorou de l’œuvre significative qu’ils exercent en Sierra Leone surtout dans le domaine éducatif.

Le dimanche 17 juin le Révérendissime Métropolite de Guinée Georgios il a fait la messe et il a prêché la parole divine à l’Eglise de Saint MoÏse l’ Éthiopien dans la région de Waterloo de Sierra Leone et il a sacré prêtre le diacre Nektarios Kollie et diacre le professeur Athanasios Sesay. À son discours le Révérendissime s’est référé au passage de la Bible de la journée, il a donné des conseils aux nouveaux prêtres et puis il a parlé de la place de la femme dans l’Église Orthodoxe, des devoirs des femmes de prêtres qui doivent être des exemples pour toutes les femmes des paroisses où leurs conjoints servent comme prêtres et enfin il s’est référé aux éducateurs et à l’œuvre importante qu’ils doivent exercer comme des éducateurs des écoles Orthodoxes et il a souhaité que la grande catastrophe causée par Ebola reste comme un cauchemar dans le passé; et il a invité tous à être attentifs et à suivre à la lettre les instructions du Ministère de la Santé pour que ce virus mortel ne frappe pas de nouveau la porte de ce pays.

Après la fin de la Divine Liturgie le Révérendissime a visité toutes les classes de la Maternelle et de l’École Primaire de la paroisse, il a distribué à tous les enfants des bonbons, des crayons, des ballons et aux élèves excellents des couleurs de peinture, une offre gentille du peuple de la Dépendance de Saint Athanasios de Kypseli. Ensuite, il a visité la clinique et le premier bâtiment du Village d’Enfants Orphelins qu’il va inaugurer en novembre prochain Sa Béatitude le Patriarche d’Alexandrie M. Théodore II.

Le lundi 18 juin le Révérendissime a visité le plus grand bidonville au centre de la capitale de Sierra Leone, où plus de 20 milles adultes et enfants ont trouvé refuge, où ils vivent dans des conditions déplorables sans eau, sans électricité et accès à des sanitaires au risque de se noyer par de grands torrents d’eau ou d’être tués durant la période des pluies à cause des chutes de pierres. Au bidonville le Conseiller municipal de la région les attendait, qui les a fait visiter l’école rudimentaire pour les enfants du bidonville. Les images sont terribles mais malgré les conditions déplorables et l’épuisement des enfants ils étaient tous ravis pour notre visite. Le Révérendissime au nom du Patriarcat s’est engagé pour la rénovation immédiate de l’école et la formation des professeurs à l’Académie Pédagogique Orthodoxe de Sierra Leone. À tous les enfants la sœur MinaÏs a offert des bonbons et des fournitures de bureau.

L’après-midi l’assemblée de clergés a été réalisée avec la présence de tous les prêtres et les membres de la chorale ecclésiastique de la jeunesse. À l’assemblée des sujets opérationnels ont été discutés et d’autres sujets de nature pratique. Enfin des cadeaux ont été offerts à tous les prêtres et aux jeunes.
Avant son départ de Sierra Leone le Révérendissime a remercié en public la Fraternité Missionnaire Orthodoxe parce que depuis vingt années consécutives elle aide à son œuvre et en particulier pour l’envoi de containers d’aide humanitaire en Guinée et en Sierra Leone.

Georgios de Guinée

Des difficultés insurmontables

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

Avec l’aide de Dieu et la bénédiction de Sa Béatitude le Patriarche d’Alexandrie M. Théodore II, un voyage missionnaire de plus arrive à sa fin. Comme pendant tous nos voyages nous avons rencontré aussi des difficultés. Cela arrive parce que les populations du «  Continent Noir » continuent à souffrir à cause de la nouvelle forme d’insécurité tant économique que politique ainsi que sociale.

Dans les pays de l’Afrique Centrale, en particulier dans les pays du Burundi et du Rwanda la guerre civile de vingt ans entre les tribus de Tutsis et de Hutus a créé des millions de sans abris, qui après avoir perdu leur terre ancestrale ont été poussés aux villes où ils ont formé des banlieues déplorables, des entrepôts de main d’œuvre bon marché.

Les paroles chrétiennes de réconfort ont touché ces couches sociales. Ainsi, vers en 1850 l’œuvre des missionnaires Chrétiens commence dans l’Afrique Centrale et de l’est et en1876 sont arrivés en Ouganda les protestants et deux années plus tard les catholiques. Enfin l’Ouganda, le Ruanda-Urundi et l’est du Congo ont été christianisés par l’Ordre des Pères Blancs de nationalité française, alors que plus tard sont arrivés les missionnaires Belges qui ont entrepris l’éducation de ces peoples. Comme il est normal, le problème historique le plus important de l’Afrique est la régression qu’elle a subie surtout dans les pays où des guerres civiles ont éclaté : De grandes villes ont été ravagées, l’éducation, les traditions et la suite historique ont été perdues, alors que les relations de production ont régressé pour des siècles.

Ainsi le besoin d’organiser les pays africains a été créé, et dans le cadre de ce besoin la politique coloniale a été organisée et des vagues de colonistes Européens se sont installées en Afrique. En même temps des confessions telles que l’Église réformée néerlandaise, les Méthodistes, les Presbytériens, les Anglicans, les Adventistes, les Chiliastes et d’autres Américains, la Mission Evangélique Française, les Catholiques de l’ Ordre des Pères Blancs etc. ont envoyé des missionnaires dans l’intérieur .

Dans le cas de Burundi et de Rwanda la Mission Orthodoxe Grecque est relativement récente. Mon diaconat dans ces pays date depuis 2012. Mon ancêtre M. Savvas a été muté à une autre Métropole et je l’ai remplacé avec la volonté de Dieu et la bénédiction de notre Patriarche M. Théodore II.

Les difficultés que nous avons rencontrées étaient insurmontables sans exagération. Notre soin premier était d’aider, le plus que possible, les gens à se débrouiller. Mais nos déplacements d’un pays à l’autre étaient difficiles surtout après un accident routier où notre voiture a été détruite totalement. Étant obligés, nous utilisons les moyens de transport en commun ce qui signifie une perte de temps, alors qu’ à l’intérieur du pays le vélo est trop utile pour nos déplacements.

Au Rwanda surtout nous rencontrons beaucoup d’obstacles qui sont difficiles à dépasser. Plus précisément, le gouvernement a ordonné que les confessions doivent disposer un terrain de 5 hectares au moins et qu’elles doivent construire une Église suivant les directives européennes (de l’eau, un parking, des toilettes pour les femmes et pour les hommes, des carreaux etc) et qu’elles ne doivent pas célébrer la messe sous les arbres.

Parmi les dix-huit communautés que nous avions, dix sont fermées parce que nous n’avions pas le propre terrain et en général nous ne remplissions pas les conditions. Ainsi, nous sommes inquiets pour les âmes que nous avons baptisés (5000 catéchumènes et baptisés + 2500 en attente) parce que nous ne pouvions pas les concentrer. Nous ne voulons pas être pessimistes, toujours nous croyons que nos frères en Grèce, malgré leurs difficultés qu’ils rencontrent, ils vont nous aider comme tant et tant de fois au passé, de manière que nous pouvons acheter des terrains qui sont trop chers au Rwanda surtout ceux qui se trouvent prés de la rue (30000-40000€). La construction d’une petite Église s’oscille entre 60000-100000€.

De plus, le gouvernement nous invite à aider à son œuvre sociale en contribuant à l’aide des orphelins, des veuves, des familles nombreuses. Nos paroisses au Rwanda sont servies par cinq prêtres, quatre diacres, deux sous-diacres et quinze lecteurs qui font le cérémonial de l’ Église là où les prêtres sont absents. Nous avançons aussi notre œuvre de traduction : traduction de la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome, celle de Saint Basile de Césarée, celle de la messe des présanctifiés ainsi que de tous les sacrements.

Au Burundi les choses sont différentes. L’État nous procure des terrains sous la stricte condition de construire dans des délais. Et comme notre credo est que l’Éducation sauve les hommes, nous avons commencé la construction de six salles dans la région Buramata, où le Collège de Saint Paisios va être abrité, une oasis dans le désert ;nous l’avons considéré important, du moment qu’ autant d’enfants qui finissaient le primaire et voulaient continuer à l’Enseignement Secondaire devaient traverser à pied au moins dix kilomètres quotidiennement.

Je ne veux pas abuser de votre amour et de votre patience. Simplement je vous prie que vous priiez à Dieu pour la réussite de l’œuvre de la Mission. Vous êtes toujours à nos prières et à nos cœurs. Je vous remercie que vous souteniez notre œuvre. Sans votre aide tant morale que matérielle nous n’accomplirions rien de tout cela.

Innokentios du Burundi & du Rwanda

Mathieu le pieux Massai

Chaque fois que nous venons de Grèce ou d’une longue tournée à notre Centre missionnaire à Kindamali d’Iringa nombreux fidèles, des enfants, des jeunes et des personnes âgées viennent nous accueillir avec une joie évidente et une politesse mais aussi nous demander de l’aide tant financière que matérielle.Le phénomène est fréquent et nous en sommes ravis parce qu’ils n’agissent pas de façon affectée mais avec sincérité et spontanéité. D’autant plus que cette région est la plus pauvre, la plus primitive de la Tanzanie et ces jeunes sont les nôtres, notre famille aimée.

Un matin, le lendemain de mon retour dans la région d’Arusha, je vois un jeune homme devant moi grand et mince portant l’habillement caractéristique de Massaï  ainsi qu’un large sourire. C’était Mathieu. Nous l’avons baptisé quand il était un petit enfant. Depuis, il a terminé l’école, il a aimé notre Église et quand il est devenu adulte il s’est marié avec une fille tant modeste que belle venant de son village et à présent il est père de deux enfants.D’ailleurs la dernière fois que nous ayons visité le village des Massaï ils ont demandé tous ensemble que Mathieu soit ordonné prêtre de leur village.

Ce matin-là alors en le voyant devant moi, j’en étais ravi parce que je garde espoir qu’un jour avec la grâce de Dieu il devienne un bon prêtre de notre Église. Après avoir embrassé ma main il m’a dit : «Karibu Askofou »,c’est à dire bienvenu Évêque, je suis venu prendre ta bénédiction. Spontanément j’ai pensé «  qui sait ce qu’il va me demander ». En revanche, il a répété que «  j’ai entendu que tu es rentré et je suis venu pour te dire bonjour ». Pendant la conversation qui a suivi, je lui ai dit que certains de nos frères en Grèce ont donné de l’argent pour qu’on fasse un forage dans leur village. Les villages des Massai sont isolés du reste des villages parce qu’ ils ont une culture différente des autres Africains ; ils considèrent qu’ils sont issus d’Alexandre le Grand et ils ne sont pas mêlés avec les autres tribus.

La réponse de Mathieu sincèrement m’a bouleversé. Au lieu d’être ravi en disant que ce forage va les aider vu qu’ils portent de l’eau à pied de plusieurs kilomètres loin etc. il a dit :  «  c’est mieux si on fait un forage entre notre village et le village africain voisin, parce que l’Église Orthodoxe est une Église d’amour qui ne fait pas de distinctions parmi les gens » !

Une parole que je n’attendais pas écouter vraiment qui montre de la politesse et de la vaillance de ces gens et cela prouve à quel point la vérité de la Bible touche leurs humbles âmes.

Avant de partir je lui ai demandé s’il a besoin de quelque chose et il m’a demandé un chapelet.Son visage resplendissait de joie quand il l’a porté autour de son cou et il est parti trop heureux. Du fond de mon cœur j’ai glorifié Dieu qui nous soutient à notre œuvre avec de telles joies spirituelles. Et nous prenons du courage et nous continuons.
Agathonikos d’Arusha

La femme malade qui s’est guérie

À Zoba, l’ancienne capitale du pays, une Église à l’honneur de Saint Athanase et Saint Cyrille. a été construite. Il est vrai que nous ressentons souvent l’  « intervention » de ces deux Saints à notre Mission et leurs implorations vers notre Dieu de Trinité.

Récemment, d’ailleurs, nous avons vecu un fait miraculeux qui nous a donné de la force, nous a renforcé la foi et nous a fait aimer et respecter plus les Saints de Dieu, étant toujours à côté de nous tous pour nous aider «  de facon scandaleuse » comme le disait un homme saint.

L’Église de Saint Athanase et Saint Cyrille occupe une position bien en vue, dans la rue centrale, en face du grand hôpital. Le prêtre indigène Georgios et vicaire de l’Église, y consacre beaucoup d’heures , en priant. Ainsi plusieurs passagers le trouvent là étant de service quand ils cherchent un soutien et une aide venant du ciel, à tout sujet qui les concerne.

Ce matin-là un taxi emmenait une malade Malawienne qui a été accompagnée par son mari, de son village à l’hopital de la ville pour un problème de santé.

Pour commencer, Mme Nefi, une Malawienne d’environ 40 ans, est mariée et mère de 4 enfants. Son mari et elle sont éduqués. Elle travaille à l’hopital, alors que son mari est directeur dans une école régionale.

La femme était à son village trop malade ayant de terribles douleurs à son estomac et à d’autres parties de son corps. L’état s’aggravait quand elle a décidé d’aller à l’hopital. Une voix, pourtant, lui disait «  si tu veux être sauvée tu devais aller à l’Église Orthodoxe et pas à l’hôpital ». Elle l’a dit à son mari, mais lui malgré le fait qu’il l’écoutait toujours,cette fois-là il a dit :  «  Non, nous irons à l’hôpital et il a pris un taxi pour qu’ils aillent directement à l’hôpital ». Quand le taxi passait devant l’Église de Saint Athanase et Saint Cyrille , la femme a entendu la même voix : «  si tu veux être sauvée, entre dans cette Église et ne va pas à l’hopital ». Une fois que cela s’est passé, la femme a perdu connaissance et elle s’est effondrée. Tout montrait qu’elle mourait. Son mari, alors, il s’est obligé de dire au conducteur du taxi d’arrêter à l’Église et presque morte il a emmené sa femme dedans.

Dans l’Église ils ont trouvé le prêtre indigène Georgios. Le mari a expliqué au prêtre ce qu’ils ont vecu, de leur maison et à l’extérieur de l’Église et il a supplié le prêtre Orthodoxe de prier pour sa femme qui se mourait.
La première réaction du prêtre c’était de dire qu’elle n’était pas Orthodoxe et qu’ il ne pouvait pas prier pour elle. Le mari a continué de le supplier pour prier au nom de l’Église Orthodoxe. Alors le prêtre a fléchi par son grand amour qu’il a pour tous et il a dit qu’il va prier mais sans porter l’étole et sans toucher la femme avec son étole puisqu’elle n’est pas Orthodoxe. Ainsi, il a fait.

Le prêtre a prié pour beaucoup d’heures de tout son cœur et soudain la femme s’est levée, totalement guérie bien qu’étant à démi-morte.

Leur gratitude était énorme ! Ils sont partis en glorifiant Dieu, alors que le dimanche matin c’étaient tous les deux dans l’église. Après que la messe a terminé, ils ont avoué à tous le miracle qui leur est arrivé et ils ont dit : dès maintenant nous appartenons à l’Église Orthodoxe et quand le prêtre décide après le catéchisme de nous baptiser, nous sommes prêts. Nous croyons fermement qu’ ici c’est la seule vraie foi et que Dieu de Trinité nous a invités à cette Foi et nous en serons reconnaissants pour toujours.

Quand le prêtre Georgios nous a dit tout cela, nous avons admiré l’amour énorme de Dieu, qui fait des miracles sur Ses humbles créatures et qui attire de sorte qu’ils connaissent Son Église l’Une, Sainte et Apostolique.

De plus, nous admirons à quel point le prêtre indigène est attentif et à quel point il respecte les normes de notre Église, qui disent qu’il ne faut pas qu’on fasse la prière ensemble avec d’autres religions, d’autres confessions, qu’on donne les Sacréments et qu’on mette l’étole à des gens qui ne sont pas encore baptisés Orthodoxes. Même si l’amour gagne, nous ne devons pas trahir notre Foi, comme le prêtre Georgios nous a montré et surtout dans les années tant difficiles que complexes où nous vivons, nous sommes impressionnés par son zèle et son enthousiasme de respecter à la lettre la Tradition de Saints Pères de notre Église.

D’après moi, le comportement du prêtre indigène est tellement remarquable, celui qui a connu l’Orthodoxie il y a 8 ans, mais il fait humblement son oeuvre en donnant un bon exemple à nous qui sommes nés dans l’Orthodoxie et qui quelquefois nous ressentons « plus que de raison » de la confiance en nous de transgresser les règles des Saints Pères, de la Tradition Sacrée et de 7 Synodes Oecuméniques.

En outre, la vertu de la modestie du prêtre est remarquable. Entre autres, il nous a raconté les suivants. Une personne qu’il connaissait, un paroissien Orthodoxe a perdu son portable il en était fortement triste. Alors il est allé au prêtre et il l’a supplié de prier pour cela et le père Georgios s’est agenouillé et a prié pour ce sujet de moindre importance. D’ailleurs l’amour ne distingue pas des sujets de grande ou de petite importance. L’amour veut toujours nous soulager à ce qui nous préoccupe. Résultat, quelqu’un est passé chez la personne ayant perdu le portable, il l’a jeté sur la terasse et il a disparu. Quelqu’un l’a forcé de faire cela ! Les prières ont beaucoup de force de manière qu’elles peuvent vaincre même des passions, faire les voleurs retourner des choses, même – et cela est le plus important- faire les gens trouver et croire à la Sainte foi Orthodoxe. De telles expériences, nous en avons beaucoup ici. Imaginez, alors, la joie du paroissien, qui a trouvé son portable sur la terrasse de sa maison. Et bien sur avec joie il s’est précipité de remercier Dieu et Son prêtre pour avoir répondu si vite au sujet qui le préoccupait…

Mes frères, notre foi Orthodoxe est vivante, vraie et unique ! Gardons –la comme « la prunelle de nos yeux » et ne soyons pas incrédules.

Seulement Jésus Christ peut nous sauver! Et seulement ceux qui demandent humblement leur salut.
Père Ermolaos Iatrou

Côte d’Ivoire ou Côte d’Orthodoxie ?

Avec la grâce de Dieu et la bénédiction de Sa Béatitude, après assez longtemps Dieu m’a permis de visiter le pays voisin du Ghana qui s’appelle Côte d’Ivoire. Un nom qui depuis toujours me provoquait de la curiosité et de l’intérêt. Pourquoi d’Ivoire ? qui et pourquoi l’a nommé comme ça ?

En vivant en Afrique de l’Ouest et en étudiant l’histoire de la région, j’ai découvert que le Ghana avait aussi d’autres noms auparavant, il s’appelait Côte de l’Or et jadis Côte des esclaves, et à ce moment-là j’ai compris que les colonialistes selon les produits qu’ils recevaient par ces régions, ils ont nommé ces côtes et à la suite ces pays.

Je me rappelais que nous les Orthodoxes nous sommes tellement différents que les colonialistes ! Ceux-ci prenaient tout ce qui était le plus précieux que les indigènes aient eu, nous les Orthodoxes apportent à ces côtes le plus précieux que nous ayons, l’Orthodoxie, et ainsi nous les appelons Côtes d’Orthodoxie.

Cette fête de Pâques nous l’avons fêtée à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, et là à notre paroisse de la Résurrection du Seigneur. Le Père Ieremias, « le pilier de la famille » et curé de l’église, était seul pour beaucoup d’années, jusqu’à cette fête de Pâques où il a accueilli deux nouveaux frères à l’ordination, le père Sebastianos et le diacre Albertos.

Quelle grande joie et bénédiction d’avoir encore deux prêtres et un diacre afin de prêcher et diffuser ensemble la foi Orthodoxe dans ce pays, où l’Eglise Orthodoxe jouit d’un grand respect et appréciation par les gouvernants de ce pays et de toute l’Afrique. D’autant plus que l’Église Orthodoxe était et elle est depuis toujours une force d’unité et de présence purement missionnaire sans ingérences dans les questions de pouvoir, de différence politique ou raciale.

Pourtant, il est grand besoin de construire une nouvelle église à la ville voisine Agboville, 70 kilomètres de la capitale Abidjan où il y a une petite communauté sans église. Ils ont seulement une chaumière qui sert comme église pour que la messe soit célébrée mais quand les pluies tropicales tombent on la démonte pour la monter de nouveau. L’existence d’une église bâtie va donner un essor et un développement dans cette communauté. Heureusement nous avons assuré le terrain par un don d’un fidèle de cette région et nous souhaitons que Dieu insuffle au cœur d’un fidèle d’entre vous qui lisez cet article et que vous vous intéressez par la Mission en Afrique, le désir de réaliser ce rêve sacré.

La Fraternité Missionnaire Orthodoxe a donné beaucoup d’exemples d’offre et de sacrifice pour la création de nouvelles Côtes d’Orthodoxie dans ce monde, de sorte que les gens trouvent un port de repos, d’agrément et de rencontre avec Jésus Christ. Je souhaite et je prie que notre Seigneur vous bénisse et vous offre tout bien.

Narkissos d’Accra

Pâques d’adieu

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. Ce message pascal diachronique de l’Ange nous l’avons vécu le dimanche des Saintes Femmes Myrophores dans notre Monastère tant beau que pittoresque de Taxiarques à Levin de Nouvelle Zélande.

«Des peuples, des tribus et des langues », des enfants fidèles de notre Église Orthodoxe dans ce pays. Plus de dix prêtres, Grecs, Rus, Serbes, Roumains, Néo-Zélandais, étant en tête le Métropolite grec-orthodoxe de Nouvelle Zélande, ils ont chanté la grandeur de la Résurrection de notre Seigneur. L’illumination sacrée dans l’église, la psalmodie mélodique en différentes langues. La représentation de nos paroisses et de nos communautés avec l’arrivée massive des fidèles de Levin, de Wellington, d’Auckland de Christchurch etc. ont donné le ton non celui de la mondialisation étrange et non désirable mais celui de l’universalité bénie de notre Église. « L’Eternel a manifesté son salut, Il a révélé sa justice aux yeux des nations. » (Psaumes 98 :2)

Il est difficile pour quelqu’un de décrire la beauté et la nuance théologique de cette assemblée d’Eucharistie. Christ est ressuscité d’entre les morts ! Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.

Tous les fidèles approchent Avec crainte de Dieu, foi et amour pour recevoir le Très Saint Corps et le Précieux Sang du Christ Ressuscité.

Tous les visages rayonnants de joie. Ensuite le banquet avec des repas et des gâteaux apportés avec tant d’amour par toutes les sœurs Chrétiennes (de toute nationalité mais de religion Orthodoxe), a vérifié qu' »il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ ». (Galates 3:28)

L’heure de l’extériorisation des sentiments via des allocutions simples par les frères clergés et laïcs est venue, pour qu’ils expriment leurs sentiments d’amour et de tristesse vu le départ de leur prélat pour raison de santé et d’âge mais aussi d’un autre besoin plus sérieux. Pourtant notre Patriarcat Œcuménique va vite envoyer le nouveau Prélat qui va être plus jeune et plus capable « vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie ». (Jean 16:20-22)

Notre Sainte Église ne compte pas sur des personnes mais sur notre Seigneur Jésus Christ Qui est sa Tête et sa gloire. Le Christ, sauveur du monde, est ressuscité des morts, de sa bonne odeur il a rempli l’univers; peuples, réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse.

Ampfilochios de Nouvelle Zélande

Une nouvelle paroisse est née

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

Le Christ est ressuscité ! Je prie au Dieu de bonté pour que vous soyez en bonne santé et que vous soyez heureux sur le chemin de votre vie. Nous vous remercions beaucoup de l’argent que vous nous avez envoyé pour l’impression des livres orthodoxes. C’est un cadeau inestimable pour nous. L’impression a déjà commencé.

Avec la grâce de Dieu, nous avons passé la fête de Pâques avec onction. Nos fidèles participaient massivement à la messe. À la fin nous avons célébré les Vêpres d’amour et après nous avons déjeuné tous ensemble dans la salle de notre paroisse en causant jusqu’à tard l’après-midi.

Le 12 avril 2018 nous avons célébré le mariage de ma fille, Sotiria Manalou à l’église de Saint Démétrios à Medan. Le Révérendissime archevêque est venu et il a célébré lui-même le mariage avec tous les prêtres qui servent la messe à Sumatra. Le Révérendissime a dit que c’était le mariage de l’année !

Après le mariage de Sotiria je suis allé à la capitale d’Indonésie à Jakarta pour célébrer le mariage d’un de nos paroissiens. Le dimanche suivant nous avons célébré la Divine Liturgie à notre paroisse à Tzakarta avec des prêtres d’autres régions et à la suite je suis allé sur l’ile de Timor pour une semaine pour prêcher.

Comme je vous ai déjà dit, un jeune est venu de Timor près de moi à Medan pour faire des études. Pendant ses études il s’est marié et ordonné. À présent il est diacre et sa femme est enceinte, elle accouchera en juillet. Comme vous le savez les prêtres en Indonésie ne prennent pas un salaire. Après l’accouchement le diacre Savvas va retourner à Timor. Malheureusement nous ne pouvons pas les aider.

De plus, mes frères, 6 mois avant un pasteur catholique est venu à notre église à Medan. Il a laissé sa paroisse et ses habits ecclésiastiques et il est venu comme laïc pour apprendre l’Orthodoxie. Maintenant il apprend l’Orthodoxie près de moi et il voudrait trop créer des communautés Orthodoxes dans d’autres régions. Son nom est Josephin. Bien entendu, j’ai essayé de l’aider spirituellement et financièrement mais plusieurs fois ce n’est pas possible. Pour pouvoir faire une telle ouverture ici à notre Mission nous avons besoin d’une somme en caisse. Ainsi, mes frères, si c’est possible, aidez ce petit effort de notre Mission pour la gloire de Dieu Trinitaire.

Voilà nos nouvelles. Nous vous remercions beaucoup de votre grand amour pour la Mission Orthodoxe ici en Indonésie.

Avec beaucoup de vœux
Père Chysostomos Manalou

La Mission Orthodoxe dans le nord du Kenya

Chers amis de la Mission Orthodoxe, le Christ est ressuscité !

Le message pascal de la Résurrection de notre Seigneur est tant fracassant que panorthodoxe, qui nous renforce spirituellement pour notre but sacré. L’Evêché de Nyeri, comme chaque évêché dans le continent africain se trouve quotidiennement confronté à des grands challenges. La grâce de Dieu qui guérit les faibles et qui supplée à ce qui manque, est notre énergie motrice au quotidien.

Notre mission est difficile ! Quotidiennement nous devons soutenir financièrement et spirituellement nos prêtres. Puis des centaines d’orphelins luttent pour un meilleur avenir. En les voyant construire avec zèle des églises à la gloire de Dieu, nous avons, en même temps, à faire face au plus grand défi celui d’apprentissage. Avec nos moindres moyens nous luttons de les éduquer et de les doter avec des connaissances et des bagages pour qu’ils espèrent à un meilleur avenir.

Notre évêché a fort besoin de la prière et du soutien de plus de personnes, de sorte que nous pourvoyons à notre œuvre afin d’offrir le meilleur à tous ceux que le Seigneur nous a confiés. Avec transparence nous soignons au quotidien afin que toute offre matérielle provenant de votre surplus ou en vous privant du nécessaire, fasse le rêve de vivre une réalité.

Nous souhaitons que Jésus Christ Ressuscité bénisse tous et qu’Il offre de la santé, de la bénédiction et Sa miséricorde infinie.

Neophytos de Nyeri

Sa Béatitude Théodore II, pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique à notre Fraternité

Dans une ambiance intimiste et de célébration à la fois, l’inauguration de la nouvelle Exposition d’Art Africain  » Panagiotis Papadimitrakopoulos » a eu lieu le vendredi 18 mai, où des oeuvres de sculpture et de peinture, des outils et des instruments musicaux de pays africains sont exposés. L’inauguration a été célébrée par Sa Béatitude Théodore II, pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique et dans une ambiance particulière, teintée d’émotion il a salué nos membres et nos amis qui s’y sont rassemblés.

Je voudrais, mon président, exprimer ma grande joie pour ces manifestations que vous avez préparées pour l’inauguration de l’exposition d’objets artisanaux. Comment je pourrais commencer les théologies, au moment où mon cœur s’ouvre en voyant cet endroit, l’Église Sainte Sophie, cette rue, cet escalier que je montais ! Combien de souvenirs ! Combien de difficultés ! Mais la seule chose que je puisse dire : Dieu soit loué !

Je veux que vous sachiez, mes enfants, quand j’ai appris pour la première fois sur la Mission Orthodoxe : de mon père spirituel le Métropolite M. Theodoros Sfakion. Il a fait son apprentissage auprès d’Avgoustinos ce saint Père. Sa maison à Iraklio était tellement humble ! il a reçu une grande bénédiction près du Père Avgoustinos, il était camarade d’école avec le Père Epifanios et ensemble ils envisageaient une Église qui renouerait avec l’ordre des Pères de Saint Chrysostome dont chacun se chargerait un domaine.

En 1975 où j’étudiais devenir moine ici à Sainte Théodora il est devenu Métropolite et il m’a dit « mon enfant, nous partons pour la Métropole de Lampi et Sfakia ». La première chose que nous ayons fondée là, quand nous sommes arrivés à Spili, c’était l’Association de la Mission Orthodoxe.

« Theodoros, je veux une Église combattante ». Je me souviens qu’il me disait que l’Église triomphe dans les prisons et elle s’avilit dans le palais. Il disait que la dépendance financière entraîne l’asservissement spirituel. Et il connaissait ces peuples d’Afrique. Ainsi, pour la première fois nous disions aux gens qu’au-delà de la Crète, au-delà de la Grèce, il y a un autre continent celui de l’avenir -c’était la première fois que je l’ai entendu-, l’Afrique. Et un jour Dieu m’aurait désigné le père humble de cette Afrique !

Je suis heureux parce que vous avez mentionné le Père Chrysostomos Papasarantopoulos, le fondateur de votre Fraternité, et je me souviens que Le feu Parthenios était le premier secrétaire du Saint- Synode et pour la première fois il a vu un vieux moine dans la cour du Patriarcat. Il a demandé de voir le patriarche Christoforos. Au début on ne lui a pas donné d’attention mais il insistait tellement qu’on l’a reçu et on l’a entendu. Il prend le vœu du patriarche Christoforos et il commence cette grande œuvre. Quand je me trouve à son tombeau, je m’agenouille, j’embrasse la croix et je lui dis « Père Chrysostomos je te remercie parce que tu as cru ». S’il ne croyait pas à ce qu’il faisait, cela ne fructifierait pas.

Ainsi, l’histoire de la Fraternité commence. Et peu à peu le Patriarcat commence à voir qu’au-delà de l’Égypte il y a un autre monde tant grand que beau, qui a soif. Et de cette façon les premières missions orthodoxes commencent à descendre.

Alors je remercie Dieu Qui, après mes grandes tournées dans la région de la Thébaïde du Nord, des années entières aux steppes glacées, a voulu et Il a inspiré le patriarche Petros, qui m’a dit ce matin-là : « Viens, Théodore, fais ton signe de croix et pars comme Évêque au Cameroun ». Le seul mot que j’aie prononcé c’était « que cela soit béni ». Et ainsi mon parcours de vie commence dans ces régions francophones.

Je veux pour un moment retourner à cette belle époque où je montais ces escaliers vers votre Fraternité. Mes seuls bagages étaient un petit sac, ma soutane et un petit chapelet. Combien de fois je me suis assis fatigué, ici à ce coin, pour voir notre docteur regretté M. Panagiotis Papadimitrakopoulos- que son âme repose en paix- m’écouter des heures interminables ! Aujourd’hui Dieu me permet de venir comme Pape et Patriarche, mais par-dessus tout je viens comme un missionnaire humble. Je vous dirai un grand, grand, grand merci ! Je remercie parce que je n’ai trouvé jamais la porte fermée. J’en avais vraiment besoin…

Ce soir, alors, je ne suis pas venu faire une belle cérémonie, dire de belles paroles. Mais je suis venu dire un grand merci, parce qu’après peu de jours je recommence les grandes tournées missionnaires, pour voir de nouveau mes enfants. J’ai recherché leurs yeux expressifs. Je sais qu’ils peuvent passer des heures entières m’attendre dans la poussière, m’accueillir avec des branches en dansant.

Je danse moi aussi avec eux, parce que je dois leur montrer que je respecte leur tradition, leurs us et coutumes mais par-dessus tout j’essaie de leur donner de l’eau pure qui s’appelle Orthodoxie. Et ils comprennent que l’Orthodoxie n’est pas comme les autres dogmes, nous n’avons pas à leur offrir de l’argent, nos moyens sont pauvres, mais tout est fait de notre cœur.

Je remercie Dieu, car Il m’a donné de bons prélats. Je remercie Dieu pour la hiérarchie de mon trône, qu’ils comprennent mon angoisse, qu’ils comprennent que l’avenir de notre Patriarcat c’est l’Afrique. C’est pour cela que j’ai sacré des évêques africains aussi, pour leur montrer que l’Afrique appartient à eux et à notre Patriarcat aussi. Nous travaillons à présent avec nos enfants, en faisant ce que chacun peut pour les instruire afin de continuer cette œuvre importante et grande qui s’appelle Mission Orthodoxe.

Dieu a voulu que l’Apôtre Marc, quand Varnavas l’a envoyé, il ait vu l’Éthiopie, il ait vu la Libye, mais il a béni d’Alexandrie jusqu’aux confins de l’Afrique, jusqu’au Cap de Bonne-Espérance. Et tout ce continent de l’avenir c’est à présent un chantier.

Je veux vous féliciter, mais estimer heureux le docteur regretté, qui a cru. S’il ne croyait pas à cette œuvre rien ne se ferait. Ces gens ont donné beaucoup parce qu’ils avaient des gens spirituels près d’eux qui ont commencé cet effort. Le docteur me disait « vous êtes l’avant-garde, nous sommes à l’arrière ». Mais on a besoin de tous.

Ainsi, alors, je veux exprimer la gratitude de notre Patriarcat, de notre Église. Je vous remercie de ne pas nous oublier et je remercie pour cet honneur que vous me faites avec cette plaquette. Mon cher Nostis, je sais que tu as écrit ce poème avec beaucoup – beaucoup d’amour et dès ce moment je te nomme poète de la Mission Orthodoxe.

Je voudrais, mon Président, moi aussi de la part de notre Patriarcat de vous offrir le Lion de Saint Marc. Un lion est son symbole parce que son évangile est très fort. C’est le prêche des Pères, c’est le prêche étant venu faire exulter de joie les cœurs humains et des gens continuent à nous aider, des fraternités qui ont cru à l’œuvre du prêche. Ainsi, prenez ce lion de Saint Marc, que vous soyez en santé de lion afin de nous aider à notre lutte !