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Pâques d’adieu

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. Ce message pascal diachronique de l’Ange nous l’avons vécu le dimanche des Saintes Femmes Myrophores dans notre Monastère tant beau que pittoresque de Taxiarques à Levin de Nouvelle Zélande.

«Des peuples, des tribus et des langues », des enfants fidèles de notre Église Orthodoxe dans ce pays. Plus de dix prêtres, Grecs, Rus, Serbes, Roumains, Néo-Zélandais, étant en tête le Métropolite grec-orthodoxe de Nouvelle Zélande, ils ont chanté la grandeur de la Résurrection de notre Seigneur. L’illumination sacrée dans l’église, la psalmodie mélodique en différentes langues. La représentation de nos paroisses et de nos communautés avec l’arrivée massive des fidèles de Levin, de Wellington, d’Auckland de Christchurch etc. ont donné le ton non celui de la mondialisation étrange et non désirable mais celui de l’universalité bénie de notre Église. « L’Eternel a manifesté son salut, Il a révélé sa justice aux yeux des nations. » (Psaumes 98 :2)

Il est difficile pour quelqu’un de décrire la beauté et la nuance théologique de cette assemblée d’Eucharistie. Christ est ressuscité d’entre les morts ! Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.

Tous les fidèles approchent Avec crainte de Dieu, foi et amour pour recevoir le Très Saint Corps et le Précieux Sang du Christ Ressuscité.

Tous les visages rayonnants de joie. Ensuite le banquet avec des repas et des gâteaux apportés avec tant d’amour par toutes les sœurs Chrétiennes (de toute nationalité mais de religion Orthodoxe), a vérifié qu' »il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ ». (Galates 3:28)

L’heure de l’extériorisation des sentiments via des allocutions simples par les frères clergés et laïcs est venue, pour qu’ils expriment leurs sentiments d’amour et de tristesse vu le départ de leur prélat pour raison de santé et d’âge mais aussi d’un autre besoin plus sérieux. Pourtant notre Patriarcat Œcuménique va vite envoyer le nouveau Prélat qui va être plus jeune et plus capable « vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie ». (Jean 16:20-22)

Notre Sainte Église ne compte pas sur des personnes mais sur notre Seigneur Jésus Christ Qui est sa Tête et sa gloire. Le Christ, sauveur du monde, est ressuscité des morts, de sa bonne odeur il a rempli l’univers; peuples, réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse.

Ampfilochios de Nouvelle Zélande

Une nouvelle paroisse est née

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

Le Christ est ressuscité ! Je prie au Dieu de bonté pour que vous soyez en bonne santé et que vous soyez heureux sur le chemin de votre vie. Nous vous remercions beaucoup de l’argent que vous nous avez envoyé pour l’impression des livres orthodoxes. C’est un cadeau inestimable pour nous. L’impression a déjà commencé.

Avec la grâce de Dieu, nous avons passé la fête de Pâques avec onction. Nos fidèles participaient massivement à la messe. À la fin nous avons célébré les Vêpres d’amour et après nous avons déjeuné tous ensemble dans la salle de notre paroisse en causant jusqu’à tard l’après-midi.

Le 12 avril 2018 nous avons célébré le mariage de ma fille, Sotiria Manalou à l’église de Saint Démétrios à Medan. Le Révérendissime archevêque est venu et il a célébré lui-même le mariage avec tous les prêtres qui servent la messe à Sumatra. Le Révérendissime a dit que c’était le mariage de l’année !

Après le mariage de Sotiria je suis allé à la capitale d’Indonésie à Jakarta pour célébrer le mariage d’un de nos paroissiens. Le dimanche suivant nous avons célébré la Divine Liturgie à notre paroisse à Tzakarta avec des prêtres d’autres régions et à la suite je suis allé sur l’ile de Timor pour une semaine pour prêcher.

Comme je vous ai déjà dit, un jeune est venu de Timor près de moi à Medan pour faire des études. Pendant ses études il s’est marié et ordonné. À présent il est diacre et sa femme est enceinte, elle accouchera en juillet. Comme vous le savez les prêtres en Indonésie ne prennent pas un salaire. Après l’accouchement le diacre Savvas va retourner à Timor. Malheureusement nous ne pouvons pas les aider.

De plus, mes frères, 6 mois avant un pasteur catholique est venu à notre église à Medan. Il a laissé sa paroisse et ses habits ecclésiastiques et il est venu comme laïc pour apprendre l’Orthodoxie. Maintenant il apprend l’Orthodoxie près de moi et il voudrait trop créer des communautés Orthodoxes dans d’autres régions. Son nom est Josephin. Bien entendu, j’ai essayé de l’aider spirituellement et financièrement mais plusieurs fois ce n’est pas possible. Pour pouvoir faire une telle ouverture ici à notre Mission nous avons besoin d’une somme en caisse. Ainsi, mes frères, si c’est possible, aidez ce petit effort de notre Mission pour la gloire de Dieu Trinitaire.

Voilà nos nouvelles. Nous vous remercions beaucoup de votre grand amour pour la Mission Orthodoxe ici en Indonésie.

Avec beaucoup de vœux
Père Chysostomos Manalou

La Mission Orthodoxe dans le nord du Kenya

Chers amis de la Mission Orthodoxe, le Christ est ressuscité !

Le message pascal de la Résurrection de notre Seigneur est tant fracassant que panorthodoxe, qui nous renforce spirituellement pour notre but sacré. L’Evêché de Nyeri, comme chaque évêché dans le continent africain se trouve quotidiennement confronté à des grands challenges. La grâce de Dieu qui guérit les faibles et qui supplée à ce qui manque, est notre énergie motrice au quotidien.

Notre mission est difficile ! Quotidiennement nous devons soutenir financièrement et spirituellement nos prêtres. Puis des centaines d’orphelins luttent pour un meilleur avenir. En les voyant construire avec zèle des églises à la gloire de Dieu, nous avons, en même temps, à faire face au plus grand défi celui d’apprentissage. Avec nos moindres moyens nous luttons de les éduquer et de les doter avec des connaissances et des bagages pour qu’ils espèrent à un meilleur avenir.

Notre évêché a fort besoin de la prière et du soutien de plus de personnes, de sorte que nous pourvoyons à notre œuvre afin d’offrir le meilleur à tous ceux que le Seigneur nous a confiés. Avec transparence nous soignons au quotidien afin que toute offre matérielle provenant de votre surplus ou en vous privant du nécessaire, fasse le rêve de vivre une réalité.

Nous souhaitons que Jésus Christ Ressuscité bénisse tous et qu’Il offre de la santé, de la bénédiction et Sa miséricorde infinie.

Neophytos de Nyeri

Sa Béatitude Théodore II, pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique à notre Fraternité

Dans une ambiance intimiste et de célébration à la fois, l’inauguration de la nouvelle Exposition d’Art Africain  » Panagiotis Papadimitrakopoulos » a eu lieu le vendredi 18 mai, où des oeuvres de sculpture et de peinture, des outils et des instruments musicaux de pays africains sont exposés. L’inauguration a été célébrée par Sa Béatitude Théodore II, pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique et dans une ambiance particulière, teintée d’émotion il a salué nos membres et nos amis qui s’y sont rassemblés.

Je voudrais, mon président, exprimer ma grande joie pour ces manifestations que vous avez préparées pour l’inauguration de l’exposition d’objets artisanaux. Comment je pourrais commencer les théologies, au moment où mon cœur s’ouvre en voyant cet endroit, l’Église Sainte Sophie, cette rue, cet escalier que je montais ! Combien de souvenirs ! Combien de difficultés ! Mais la seule chose que je puisse dire : Dieu soit loué !

Je veux que vous sachiez, mes enfants, quand j’ai appris pour la première fois sur la Mission Orthodoxe : de mon père spirituel le Métropolite M. Theodoros Sfakion. Il a fait son apprentissage auprès d’Avgoustinos ce saint Père. Sa maison à Iraklio était tellement humble ! il a reçu une grande bénédiction près du Père Avgoustinos, il était camarade d’école avec le Père Epifanios et ensemble ils envisageaient une Église qui renouerait avec l’ordre des Pères de Saint Chrysostome dont chacun se chargerait un domaine.

En 1975 où j’étudiais devenir moine ici à Sainte Théodora il est devenu Métropolite et il m’a dit « mon enfant, nous partons pour la Métropole de Lampi et Sfakia ». La première chose que nous ayons fondée là, quand nous sommes arrivés à Spili, c’était l’Association de la Mission Orthodoxe.

« Theodoros, je veux une Église combattante ». Je me souviens qu’il me disait que l’Église triomphe dans les prisons et elle s’avilit dans le palais. Il disait que la dépendance financière entraîne l’asservissement spirituel. Et il connaissait ces peuples d’Afrique. Ainsi, pour la première fois nous disions aux gens qu’au-delà de la Crète, au-delà de la Grèce, il y a un autre continent celui de l’avenir -c’était la première fois que je l’ai entendu-, l’Afrique. Et un jour Dieu m’aurait désigné le père humble de cette Afrique !

Je suis heureux parce que vous avez mentionné le Père Chrysostomos Papasarantopoulos, le fondateur de votre Fraternité, et je me souviens que Le feu Parthenios était le premier secrétaire du Saint- Synode et pour la première fois il a vu un vieux moine dans la cour du Patriarcat. Il a demandé de voir le patriarche Christoforos. Au début on ne lui a pas donné d’attention mais il insistait tellement qu’on l’a reçu et on l’a entendu. Il prend le vœu du patriarche Christoforos et il commence cette grande œuvre. Quand je me trouve à son tombeau, je m’agenouille, j’embrasse la croix et je lui dis « Père Chrysostomos je te remercie parce que tu as cru ». S’il ne croyait pas à ce qu’il faisait, cela ne fructifierait pas.

Ainsi, l’histoire de la Fraternité commence. Et peu à peu le Patriarcat commence à voir qu’au-delà de l’Égypte il y a un autre monde tant grand que beau, qui a soif. Et de cette façon les premières missions orthodoxes commencent à descendre.

Alors je remercie Dieu Qui, après mes grandes tournées dans la région de la Thébaïde du Nord, des années entières aux steppes glacées, a voulu et Il a inspiré le patriarche Petros, qui m’a dit ce matin-là : « Viens, Théodore, fais ton signe de croix et pars comme Évêque au Cameroun ». Le seul mot que j’aie prononcé c’était « que cela soit béni ». Et ainsi mon parcours de vie commence dans ces régions francophones.

Je veux pour un moment retourner à cette belle époque où je montais ces escaliers vers votre Fraternité. Mes seuls bagages étaient un petit sac, ma soutane et un petit chapelet. Combien de fois je me suis assis fatigué, ici à ce coin, pour voir notre docteur regretté M. Panagiotis Papadimitrakopoulos- que son âme repose en paix- m’écouter des heures interminables ! Aujourd’hui Dieu me permet de venir comme Pape et Patriarche, mais par-dessus tout je viens comme un missionnaire humble. Je vous dirai un grand, grand, grand merci ! Je remercie parce que je n’ai trouvé jamais la porte fermée. J’en avais vraiment besoin…

Ce soir, alors, je ne suis pas venu faire une belle cérémonie, dire de belles paroles. Mais je suis venu dire un grand merci, parce qu’après peu de jours je recommence les grandes tournées missionnaires, pour voir de nouveau mes enfants. J’ai recherché leurs yeux expressifs. Je sais qu’ils peuvent passer des heures entières m’attendre dans la poussière, m’accueillir avec des branches en dansant.

Je danse moi aussi avec eux, parce que je dois leur montrer que je respecte leur tradition, leurs us et coutumes mais par-dessus tout j’essaie de leur donner de l’eau pure qui s’appelle Orthodoxie. Et ils comprennent que l’Orthodoxie n’est pas comme les autres dogmes, nous n’avons pas à leur offrir de l’argent, nos moyens sont pauvres, mais tout est fait de notre cœur.

Je remercie Dieu, car Il m’a donné de bons prélats. Je remercie Dieu pour la hiérarchie de mon trône, qu’ils comprennent mon angoisse, qu’ils comprennent que l’avenir de notre Patriarcat c’est l’Afrique. C’est pour cela que j’ai sacré des évêques africains aussi, pour leur montrer que l’Afrique appartient à eux et à notre Patriarcat aussi. Nous travaillons à présent avec nos enfants, en faisant ce que chacun peut pour les instruire afin de continuer cette œuvre importante et grande qui s’appelle Mission Orthodoxe.

Dieu a voulu que l’Apôtre Marc, quand Varnavas l’a envoyé, il ait vu l’Éthiopie, il ait vu la Libye, mais il a béni d’Alexandrie jusqu’aux confins de l’Afrique, jusqu’au Cap de Bonne-Espérance. Et tout ce continent de l’avenir c’est à présent un chantier.

Je veux vous féliciter, mais estimer heureux le docteur regretté, qui a cru. S’il ne croyait pas à cette œuvre rien ne se ferait. Ces gens ont donné beaucoup parce qu’ils avaient des gens spirituels près d’eux qui ont commencé cet effort. Le docteur me disait « vous êtes l’avant-garde, nous sommes à l’arrière ». Mais on a besoin de tous.

Ainsi, alors, je veux exprimer la gratitude de notre Patriarcat, de notre Église. Je vous remercie de ne pas nous oublier et je remercie pour cet honneur que vous me faites avec cette plaquette. Mon cher Nostis, je sais que tu as écrit ce poème avec beaucoup – beaucoup d’amour et dès ce moment je te nomme poète de la Mission Orthodoxe.

Je voudrais, mon Président, moi aussi de la part de notre Patriarcat de vous offrir le Lion de Saint Marc. Un lion est son symbole parce que son évangile est très fort. C’est le prêche des Pères, c’est le prêche étant venu faire exulter de joie les cœurs humains et des gens continuent à nous aider, des fraternités qui ont cru à l’œuvre du prêche. Ainsi, prenez ce lion de Saint Marc, que vous soyez en santé de lion afin de nous aider à notre lutte !

Nos orphelins dans la région d’Arusha

Mes chers frères,

Avec grande joie je vous contacte pour vous informer sur nos expériences récentes de l’Évêché d’Arusha où avec nos humbles forces nous servons la messe, moi avec mon vicaire le Père Porfyrios, frère du Monastère de Saint Dionysios d’Olympe.

L’état d’orphelin c’est le problème numéro 1 en Afrique. Des millions d’orphelins que laissent après leur passage le Sida, la malaria, le typhus… la famine. Il est tragique, dans notre époque qui se vante de son progrès tant technologique que scientifique, de voir des enfants mourir sans aide. La communauté scientifique cherche à trouver de l’eau sur Mars au moment où les orphelins de l’Afrique meurent parce qu’ils boivent de l’eau fangeuse. Les grands pouvoirs ils se vantent car ils peuvent détruire pas seulement une mais dizaines de fois la Terre, au moment où ils ignorent la lutte que font millions d’enfants orphelins pour s’en sortir à cause de la famine. En Afrique, un continent que pendant des siècles le monde occidental « civilisé » a sucé à travers sa politique colonialiste, à travers la cruauté de sa bienséance, à travers le vol de la richesse de celle-là, à travers la saignée de son matériel humain à cause de la traite, les habitants sont simples. Malgré leur pauvreté et leur état d’orphelin ils sont dignes et souriants. Le « mzungu », c’est-à-dire l’homme blanc, a beaucoup de choses à apprendre s’il les approche avec humilité et esprit d’apprentissage. Avec le sourire à des difficultés, la spontanéité et la patience, l’enthousiasme, la simplicité etc. ! Pourtant étant donné que j’ai commencé avec le sujet de l’état d’orphelin, permettez-moi de vous décrire un incident relatif.

Après l’ouverture d’un forage dans un village lointain d’Iringa, à Sasamabo un groupe de femmes nous a approchés en nous priant si c’était possible, de construire dans leur village une clinique d’accouchement parce que vingt femmes sont mortes en couches à cause des complications, laissant leurs bébés orphelins de naissance. En l’écoutant, cela donne la chair de poule, mais il est si réel ! Ce n’est pas le QI qui est bas, ni la paresse des gens, mais les conditions climatiques difficiles avec les phénomènes extrêmes en combinaison avec l’abandon et l’indifférence des gouverneurs qui créent de tels problèmes. À présent avec la construction de la nouvelle clinique que, si Dieu le veut, nous allons commencer dans notre centre missionnaire à Kidamali, de tels problèmes seront résolus.

Cependant la caractéristique c’est que le système social de ces gens humbles ainsi que méprisés donne spontanément la solution à de telle sorte de problèmes. Si un enfant est orphelin tout de suite ses proches ou les voisins s’empressent de l’adopter. De cette façon, conventionnellement, quand on entend un Africain dire «ma mère » ou « mon frère » on sait que cela ne signifie pas qu’il parle de son frère naturel ou sa mère naturelle mais adoptif ou adoptive. Nous voyons aussi aux repas, des bébés qui partagent avec grand amour leur bouchée avec leurs voisins, ou comment les petites filles apportent à leur dos leurs frères ou leurs sœurs orphelins. Des leçons d’humanité à l’Européen « civilisé » qui jette à la poubelle ses entrailles.

Distribution des repas à des orphelins

Ainsi, en Afrique on apprend à évaluer les choses différemment. Pas combien de fois je peux détruire la terre pour montrer ma supériorité, mais combien de larmes j’essuie, à combien d’orphelins je donne à manger pour montrer mon humanité.

De tout mon cœur je vous sais gré de votre soutien à cette œuvre tant difficile que belle de notre Église et de notre Patriarcat.

Avec l’amour de Jésus Christ
Agathonikos d’Arusha

Un voyage à Kidamali de la Tanzanie

Les premiers vingt jours du février dernier j’ai voyagé à Iringa en Tanzanie. Je suis allé rencontrer l’évêque d’Arusha et de la Tanzanie Centrale M. Agathonikos et son collaborateur Père Porfyrios, en espérant aider avec mes connaissances techniques comme architecte ingénieur la construction de l’Église de Saint Jean le Théologien.

La préparation du voyage a commencé des mois avant et j’ai fait à temps tous les vaccins nécessaires et l’approvisionnement du médicament Malarone contre le paludisme.

De Thessaloniki via Constantinople après 10 heures de vol je suis arrivé à la capitale de la Tanzanie Dar Es Salam.

Il y a eu un certain désagrément pour l’obtention de visa à l’aéroport et la réception de mes bagages ainsi que le changement d’aéroport pour Iringa en taxi. Il est nécessaire qu’on soit attentif durant les déplacements nocturnes vu que sans taxi c’est dangereux et la connaissance de l’anglais est jugée indispensable.

Le vol du transbordement a duré une heure et demie et à l’aéroport d’Iringa l’évêque lui-même M. Agathonikos m’attendu.

Le climat de la Tanzanie est printanier ou automnal pour nos données européennes. Le mois de février est considéré l’un de meilleurs choix pour visiter Iringa.

Pour arriver à Kidamali nous avons mis une heure et demie en voiture.

Durant le trajet nous avons vu quelques églises orthodoxes. Dans une de celles-ci il y avait des grandes fissures à cause de l’affaissement de terrain. L’évêque était triste.

Dans le centre missionnaire à Kidamali il y a deux Églises, celle de Saint Andronikos et Sainte Athanasia, celle de Saint Georges et de Panagia Dexia. Il dispose aussi un évêché, des chambres d’hôte, des cellules des moines, un orphelinat, des salles d’école, une clinique et une cuisine de restaurant. Il y a une clôture et un gardien.

Les jours suivants nous sommes allés au village Ibongo treize kilomètres loin de Kidamali pour surveiller la construction de l’Eglise de Saint Jean le Théologien.

Nous avons visité avec l’Évêque et le Père Porfyrios nombreux villages tels que Mgonga ou Makubike ou Ipoasi avec les Maasaï pour la célébration de la messe ou l’ouverture de forage ou l’inspection pour la construction d’une nouvelle Église comme à l’Ingagidugu 53 baptêmes ont été faits et le Dimanche de Carême l’Évêque a offert un repas à tous les prêtres et à tous les gens des villages tout autour.

Les trajets étaient agréables parce que la nature était toute verte. Nous avons vu beaucoup d’églises orthodoxes. Dans une de celles-ci, à l’église de la Vraie Croix je me suis informé que durant sa construction le prêtre africain orthodoxe et les gens du chantier ont reçu une attaque avec des coups par des catholiques à tel point que des gens se sont blessés et l’intervention de la police a été jugée nécessaire. Il y a de la concurrence entre différentes croyances. Les établissements orthodoxes pâlissent devant les nombreuses installations organisées ainsi qu’assez grandes des catholiques, des protestants et surtout des musulmans qui disposent de grandes sommes d’argent.

Au centre missionnaire au moins deux messes sont célébrées par semaine et l’Angélus par jour.

De plus, chaque après-midi (sauf le weekend) les enfants du village sont réunis pour le cours de catéchisme ainsi que le repas ou le gâteau. Ils sont enthousiasmés par un bonbon ou un biscuit. Au village de Kidamali le Sida est une maladie fréquente, alors que nombreux souffrent de typhus et de paludisme. La clinique fonctionne de temps à temps et elle ne suffit pas. L’Évêque essaie de construire une autre ayant toutes les normes nécessaires.

L’état de l’eau potable est dramatique. Nous avons vu des femmes ramassant de l’eau fangeuse par des flaques d’eau de torrent à sec. Les forages coûtent 4000 -5000 euros proportionnellement à la profondeur de découverte de l’eau contrôlée sanitairement.

Les problèmes de l’échelon sont nombreux et contraignants dont la description exhaustive est impossible dans ce texte.

La présence des gens prêts à être au service pourrait aider. Pourtant l’Évêché récemment créé d’Arusha et de la Tanzanie Centrale « il n’a personne ».

Angelos Vogiatzis
Membre régulier de notre Fraternité

Un début pascal

Le Christ est ressuscité !

Avec les vœux et les bénédictions de Sa Béatitude Théodore II, Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, la Mission Orthodoxe dans l’est de la Tanzanie, surtout par-dessus tout avec la grâce de Dieu et avec aussi le zèle missionnaire infatigable du Révérendissime M. Dimitrios avance ayant des résultats bénis tant quantitatifs que qualitatifs.

Cette année la vraie ambiance festivale de la fête des fêtes, la joie de la Résurrection que vivent tant nos frères néophytes ayant reçu le saint baptême la Samedi de Lazare (286 néophytes), que les Chrétiens aux paroisses de l’est de la Tanzanie, surtout à nos nouvelles paroisses telles qu’à Kisaki, où le gouvernement a enfin cédé un grand terrain pour la construction de l’Église de Sainte Trinité et de Sainte Irène ainsi que l’École primaire de Saint Jacques.

À la ville de Mbumi où il y a 300 catéchumènes nous essayons d’obtenir un terrain de sorte que nous construisons l’Église de l’Annonciation, un don d’un couple aimé de grands donateurs anonymes de la Fraternité Missionnaire Orthodoxe ainsi que de la Métropole d’Irinoupolis.

En outre, à la ville de Sokoine où est né l’un des premiers chefs politiques de la Tanzanie libre et sur la route centrale qui conduit à la capitale officielle de la Tanzanie Dodoma nous nous procédons déjà à l’obtention d’un terrain afin que l’Église de Saint Athanase soit construite, un fruit de l’amour des enfants spirituels de l’Archimandrite et Missionnaire Père Antonios Stylianakis de Thessaloniki mais toujours avec la contribution de la Fraternité Orthodoxe.

Dans cette période-là nous préparons encore deux chefs de familles nombreuses très pieux de manière qu’ils soient ordonnés et qu’ils deviennent de nouveaux Missionnaires dans la jungle de l’est de la Tanzanie dans les régions de Mikumi et de Selous. Nous prions que vous priiez pour ces deux jeunes Missionnaires indigènes prometteurs afin que nous puissions réaliser la prière de Saint Silouane « Seigneur, Seigneur, accorde la force de Ta grâce à tous les peuples afin qu’ils Te connaissent par le Saint Esprit ».

Je souhaite que la Lumière de la Résurrection illumine tous les peuples de la Terre et aux membres, donateurs de l’œuvre missionnaire que la joie de la Résurrection se niche invariablement dans nos cœurs.

« Le Christ est ressuscité ! »

Dimitrios d’Irinoupolis

Des voeux patriarcaux

À l’attention du Président M. Charalampos Metallidis et des honorables membres du nouveau Conseil d’administration de la “Fraternité Missionnaire Orthodoxe” de Thessalonique

Monsieur honorable Président,

avec plaisir nous avons reçu votre lettre du 2 février dans laquelle vous nous informez sur la composition du nouveau Conseil d’administration de la “Fraternité Missionnaire Orthodoxe de Thessalonique” et en nous assurant de l’intérêt personnel pour la continuité et l’accomplissement de notre excellente collaboration, en vue de subvenir aux multiples besoins de l’homme contemporain voire de l’Africain, étant un but commun, nous remercions et félicitons chaleureusement en souhaitant une bonne santé, de la force et toute réussite à l’accomplissement de votre oeuvre.

Avec des vœux et des bénédictions patriarcaux

Théodore II d’Alexandrie

Un repas d’amour

Mes chers frères en Christ,

“Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur”. Avec ces paroles de joie et de liesse je vous adresse ma présente lettre pour vous faire partager de l’offre, pour une fois de plus, du repas de Noël et des cadeaux à plus de cinq cents enfants de la maternelle, du primaire mais aussi de notre quartier pauvre qui se prive de tout à tel point que les gens et surtout les enfants vivent dans des conditions déplorables ainsi qu’uniques inénarrables.

La naissance du Sauveur et Rédempteur de notre monde nous rappelle qu’encore une fois Il est venu sur la Terre comme le plus pauvre des gens pourtant Il est devenu le Roi et le Gouverneur du monde tant visible qu’invisible. Ce Dieu incarné est venu sur la terre pour nous sauver mais aussi nous enseigner. Le Dieu de l’amour et de la paix est né humblement , sans cérémonie et décorations éclatantes. Humblement et sans gloire. Il nous a enseigné, depuis, que nous devons vivre humblement et simplement pour pouvoir Lui ressembler , L’imiter, Le fréquenter et ne faire qu’un avec Lui. Sa pauvreté nous ouvre de nouvelles perspectives et orientations. Il nous l’explique si éloquemment l’Apôtre des Nations Saint Paul en disant : « qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous faire riches par sa pauvreté. » (2ème épitre aux Corinthiens 8:9)

C’est avec cet esprit que chaque année ici à nos locaux nous invitons pour un repas d’amour avec nous tous les orphelins et tous les enfants non protégés , à leur montrer que notre Église comme son Fondateur Lui-même était toujours ami des pauvres . C’est une occasion offerte avec un soin et amour particuliers pour que nous tous, nous nous sentions membres d’une seule famille et que nous vivions la chaleur de l’acceptation de cette réalité. Alors que nous sommes pauvres nous devenons riches avec la grâce de Dieu, puisque nous pouvons partager ce que nous avons avec eux. Cet amour unique vers notre pauvre frère qui n’est autre que Jésus Christ Lui-même inonde les cœurs de nous tous avec espoir, foi, consentement, solidarité, acceptation et modestie.

C’est pour cela que je vous écris aujourd’hui pour vous informer sur cet amour authentique de la Fraternité Missionnaire Orthodoxe qui, avec tant d’empressement, vous avez répondu à notre demande en nous envoyant la somme de 5000 euros pour le programme de repas de nos enfants pauvres et orphelins mais aussi pour le repas de Noël. Ainsi avec tout notre cœur nous voudrions vous remercier et vous assurer que nous allons continuer à vous avoir toujours à nos humbles prières et sollicitations vers Jésus Christ, de sorte qu’Il vous renforce d’une façon riche et bénéfique au nom de Sa gloire et de Son Église. Votre offre nous a aidés et a renforcé tant spirituellement que matériellement tant d’âmes fatigués et assoiffés.

Permettez-moi d’ajouter que je n’oublie pas votre diaconat vers la Mission Orthodoxe aux nations, avec un zèle irréductible depuis 1963. De plus, je désirerais ajouter que le fondateur spirituel de votre Fraternité était le feu missionnaire Chrysostomos Papasarantopoulos, qui avec sa bénédiction a illuminé le chemin missionnaire de ma vie.

Bien qu’il existe des obstacles et des difficultés, l’oeuvre de l’Évangélisation va continuer sous n’importe quelles conditions. La force de la présence de Dieu à notre parcours est renforçante en ouvrant de nouveaux chemins et perspectives. Il exige un repentir sincère et profond ainsi que de la prière, de la modestie et foi, de l’obéissance à la volonté de Dieu.

De nouveau nous vous remercions de tout coeur.
Makarios de Nairobi

Aux frontières de la pauvreté

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

je ressens le besoin de vous contacter pour vous informer sur les œuvres missionnaires. Avec l’aide de Dieu et la bénédiction de sa Béatitude le Patriarche Théodore II l’œuvre missionnaire ainsi que philanthropique avance lentement mais constamment.

Notre œuvre est faite sur plusieurs fronts vu les nombreux besoins tant dans le domaine missionnaire que philanthropique. Quotidiennement de nouvelles choses, de nouveaux besoins et problèmes font leur apparition. Les indigènes toujours comptent sur nous croyant que nous pouvons remédier à tous les problèmes, car ils n’ont pas accès à l’Etat ou à des personnes aux postes décisionnaires ou à des personnes riches. Quotidiennement des gens ayant des problèmes médicaux viennent ici. Dans ce cas-là nous les envoyons à nos cabinets médicaux mais quand le problème est un peu sérieux nous les envoyons accompagnés à l’hôpital. Dans plusieurs villages que nous visitons nous rencontrons des cas sérieux qui conduisent le malade à une mort précoce, vu que la maladie se trouve à un stade avancé voire irréversible. Les cabinets médicaux de la Mission préviennent nombreux de tels cas et ils sauvent des vies dans les vastes déserts où ils fonctionnent.

L’amour pour le salut non seulement de l’âme mais aussi du corps ne laisse pas d’opportunités de se perdre, bravant la douleur, le temps mais aussi l’argent pour qu’un seul âme soit sauvé. Notre frère, qui qu’il soit, est Jésus Christ Lui-même et nous devons être à la place du Bon Samaritain.Tout cela n’est pas facile à achever parce que des personnes capables, du temps et de l’argent sont tout d’abord exigés.Les personnes à une mission couvrent la moitié de la réussite de toute l’œuvre. Malheureusement, les personnes sont absentes de presque toutes les missions de sorte que la charge de la Mission pèse sur peu de personnes.

Les distances sont grandes et les rues en état déplorable à tel point que nos courts déplacements sont contrariés dans beaucoup de régions lointaines. Nos Chrétiens nous attendent pour écouter la parole de Dieu et nous dire leurs problèmes.

Des personnes isolées de notre environnement connu comme civilisé elles demandent de partager leur amour mais aussi de tout ce qui les préoccupe. De telles régions sont privées non seulement d’électricité, qui est inexistente même dans les grandes villes mais aussi d’eau. La Mission Orthodoxe dans ces régions tant infertiles que sèches, quand elle peut, elle construit des citernes au centre du village en les remplissant avec le bateau-citerne pour que les gens puissent avoir un peu d’eau potable pure. Dans la région de Tuléar, où il pleut rarement, l’eau est un problème sérieux. Quelqu’un voit les gens apportant de l’eau de plusieurs kilomètres loin avec les bidons sur leur tête ou avec des charettes ou des chars à bœufs. Il y a assez de villages tout au long de la rue, dans des régions rocheuses, sans plantation, rien que des buissons sauvages.

Leur seule occupation est fabriquer du charbon, qu’ils vendent à Tuléar. L’image qu’ils présentent est tragique. Leurs vêtements sont sales, déchirés, presque des chiffons. Leur cuisine en plein air, primitive, avec du charbon ou bois. Leur batterie de cuisine en état déplorable, sans règles d’hygiène. Les petits enfants ne vont pas à l’école, puisqu’elle n’existe pas, et toute la journée ils jouent avec la terre et aux jeux improvisés. Avec peu de bonbons, que nous leur donnons, ils font la fête à tel point qu’ils lèchent les emballages. C’est à ce moment-là que quelqu’un peut voir le point culminant de la pauvreté. Nous leur avons promis de leur construire une petite école et une petite église. Il serait souhaitable si la Fraternité Orthodoxe nous aidait à construire tous ces deux bâtiments. Espérons que Dieu va nous présenter un donateur. L’espoir n’est jamais perdu. Il meurt en dernier.

Ignatios de Madagascar