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L’école dans la forêt ne doit pas fermer

Les enfants de Nkanka marchaient treize kilomètres chaque matin, sous le soleil brûlant ou de fortes pluies pour aller à l’école la plus proche afin de recevoir une éducation. Ils marchaient toute la journée, dont le désir pour apprendre était si fort au point de pas compter la fatigue devant l’opportunité d’être scolarisés. Tous les autres enfants qui ne pouvaient pas marcher ou dont les parents n’avaient pas l’argent pour payer les frais éducatifs – ici au Congo il n’y a pas une éducation gratuite , mais les élèves paient pour aller à l’école -, étaient condamnés à rester illetrés dans leur case dans la forêt. Ils aidaient leurs parents à cultiver un petit jardin ou à cueillir des bananes ou d’autres fruits de bois. On pourrait voir leur plainte à leurs yeux ou à leur expression.  « Nous allons rester illetrés. Nos amis et les autres enfants dont les parents ont de l’argent pour payer les frais de scolarité même s’ils marchent beaucoup de kilometres, ils recoivent une éducation. Nous, rien ! , nous n’allons pas apprendre à lire, à écrire, alors, nous allons rester illetrés ».

En ce temps-là le Métropolite de l’Afrique Centrale M. Ignatios a observé leurs yeux éplorés et il a construit l’École de Saint Nectarios à côté de l’Église de la Chandeleur au bout du village de Nkanka.

Pour que cette École fonctionne il fallait que de l’argent soit trouvé, parce que les parents étant pauvres ne pouvaient pas payer les frais. Une fois que le bâtiment a été construit, il n’y avait pas d’argent pour que l’école fonctionne. Comment les enseignants, le personnel et les frais de fonctionnement vont-ils être payés ? La Métropole ne pouvait pas car ,d’une part, elle n’avait pas les moyens et, d’autre part, la crise financière en Grèce a touché aussi les missions orthodoxes au point que les dons ont diminué. L’angoisse est grande, comment l’école va-t-elle fonctionner ?

À ce moment-là, un Grec du Congo, de Kinshasa s’est mis d’accord avec son fils pour entreprendre les frais de son fonctionnement, ainsi, chaque mois ils payaient les enseignants et les autres frais. La première année, cent enfants se sont inscrits à la première classe, dont quelques-uns étaient des adolescents de 15-16 ans qui ne sont pas allés, jusqu’à maintenant, à l’école mais ils se sont précipités pour s’inscrire. Les enfants de la forêt recevaient une éducation gratuite, ils n’étaient pas obligés de marcher des heures et des heures. Le nombre des enfants augmentait , les premiers ont terminé le primaire et ils devaient continuer si bien que depuis l’année dernière les premières classes du collège ont commencé à fonctionner.

Ils ne devaient pas marcher à pied des kilomètres chaque jour. Le sourire au visage des enfants qui ne pouvaient pas jusqu’à ce moment-là aller à l’école, a éclaté. Maintenant, ils ont une école.
Un Grec de Kinshasa avec son fils ont donné l’occasion à tant d’enfants de s’instruire, ils ont donné le sourire , ils ont donné de l’éducation aux enfants pauvres de la forêt de Nkanka. Voilà les Grecs du Congo, de Kinshasa, à côté de l’Église, le soutien de l’oeuvre de la Mission Orthodoxe. Ils ont pitié des indigènes qu’ils aiment.
Ce grand bienfaiteur a quitté le monde alors que la crise financière a touché aussi Congo. Son fils a fait de grands efforts et sacrifices pour que l’école soit ouverte en payant les frais de fonctionnement. Cependant la crise financière continue à se répandre de sorte qu’il est difficile que l’école continue à fonctionner sans la contribution de nous tous. Nous devons ramasser 850 euros chaque mois pour que les enseignants, l’autre personnel et les frais de fonctionnement de l’école soient payés ; ceux de l’École de Saint Nektarios, de l’École à côté de la forêt, de l’École de Nkanka afin que les enfants pauvres des indigènes recoivent une éducation.

Qui va nous aider pour que les enfants pauvres continuent à sortir chaque matin de leurs cases afin d’aller à l’école ? Qui va nous aider pour que cette école n’arrête pas de fonctionner ?
† Nikiforos de Kinshasa

Soutenez nos prêtres en Indonésie

Chers Amis de la Mission Orthodoxe,

Avec l’aide de Dieu, notre prélat le Métropolite de Singapour M. Konstantinos est venu une fois de plus à la ville de Médan où le diacre Savvas a été ordonné prêtre à l’Église de Saint Dimitrios le 24 août 2018. Nous nous en sommes réjouis beaucoup parce que le nombre des prêtres qui servent la messe en Indonésie augmente si bien que celui des fidèles dans notre patrie augmentera aussi. À présent Père Savvas s’attend à ce qu’un bon homme lui achète les billets et qu’il lui loue une maison pour vivre avec sa famille au Timor oriental.

Le diacre Prochoros est à Jakarta y aidant Père Gabriel. Nous attendons la bénédiction du Révérendissime pour que le premier soit ordonné curé à Jakarta, vu que Père Gabriel est souvent absent en allant à d’autres endroits pour faire la messe.

Notre service continue à Sumbul.Père Loukas, sa femme Maria et leurs enfants vont bien. À part être curé, père Loukas est aussi directeur de notre école de Saint-Jean le Baptiste. Après l’école, il travaille fréquemment dans son jardin situé à côté de l’église, mais son jardin est très étroit. Ainsi, il pense à acheter encore un champ à côté pour planter des légumes pour atténuer les dépenses familiales. Le champ à côté est vendu 1500 euros.

À Nias, le diaconat de Père Chariton Zegka continue. Il est curé de trois paroisses et directeur de notre école de Saint Nikolas. Père Chariton avec sa simplicité continue la Mission Orthodoxe là. Les paroissiens sont serviables ainsi qu’ils l’aiment au point de décider de désherber et nettoyer un terrain pour y planter du riz. Quand le riz parvient à maturité, ils font sa récolte et ils l’apportent chez le prêtre. Ainsi, pour une année, Père Chariton a assez de riz chez lui pour faire vivre sa famille.

Père Theodosios, enfin, est près de moi. Pour qu’ils puissent vivre sa femme travaille dans une usine alors que nous ne pouvons pas les aider considérablement.

Aussi tous nos prêtres ici à Sumatra et en Indonésie ne reçoivent-ils pas de salaires réguliers. Nous devons trouver des façons comment nous pouvons les faire vivre. Avec la force de Dieu et de la Vierge nous continuerons de travailler au sein de la Mission Orthodoxe dans notre grand pays.

Avec beaucoup de vœux
Père Chrysostomos Manalu

Nouveau début au Timor

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

Avec la grâce de Dieu nous allons bien. J’ai reçu la somme de 7000 euros pour notre hôpital. Je vous  remercie tous de votre amour et surtout du Père Nikolaos Marketos. Que Dieu vous récompense avec Ses biens abondants. De plus, j’ai reçu le calice et les icones pour le père Chariton Zega. La semaine prochaine j’irai à Nias et je lui donnerai les vases sacrés.

Le 16 juillet, a commencé l’année scolaire en Indonésie. Le premier jour je suis allé au village de Sumbul où se trouve notre école de Saint Jean Baptiste et je leur ai enseigné la Bible. Le problème est que les enfants n’ont pas leur propre Bible. Ainsi, nous prions pour votre amour pour que vous financiez l’achat de 53 exemplaires du Nouveau Testament coûtant 15 euros chacun.

J’ai reçu 2000 euros que vous nous avez envoyés pour l’accouchement de  la femme du diacre Père Savvas. Elle a accouché un garçon à la mi-juin. Dieu soit loué. En septembre, ils retourneront à Timor. Personnellement, je ne peux pas leur acheter leurs billets et financer leurs loyers, les meubles et la batterie de cuisine pour la nouvelle maison. C’est pour cela que je vous prie de l’aider. Le Père Savvas sera le premier prêtre Orthodoxe qui va servir la messe en permanence dans le pays du Timor Oriental.

Voilà nos nouvelles mes frères. Que vous souhaitiez que le Dieu de bonté nous renforce et que Sa Mère La Sainte Vierge nous embrasse.

Père Chrysostomos de Manalu

Une nouvelle Église est née

Avec la grâce de Dieu le Révérendissime Métropolite d’Irinoupolis M. Dimitrios a posé la première pierre d’une nouvelle Église : celle de la Sainte Trinité et la Sainte Irène à la ville de Mvumi dans l’est de la Tanzanie.

Malgré le fait que Dieu a béni les 14 années de travail missionnaire dans l’est de la Tanzanie ainsi que centrale, de sorte que jusqu’aujourd’hui il y a 32 Églises construites, les besoins sont encore plus grands. D’autant plus que la Mission est riche en bénédiction et porte ses fruits,  ayant comme résultat le fait que plus de 18 paroisses sont abritées dans des chaumières.

Depuis très tôt lundi matin, des prêtres indigènes de la région ont commencé à arriver, des lecteurs, des fidèles, des catéchumènes, plusieurs élèves de la région environnante, mais aussi des Présidents, des Maires, des Directeurs d’écoles, de sorte qu’ils assistent à la cérémonie des fondations de la troisième Église Orthodoxe dans la région de Morogoro, au cœur de l’Islam de l’Afrique de l’est.

Le Révérendissime après la cérémonie de la bénédiction et des fondations en parlant en swahili il a prôné les efforts du Patriarcat d’Alexandrie dans chaque coin du continent africain pour la paix, le progrès, l’éducation, la santé, la prospérité, et la cohabitation harmonieuse, c’est-à-dire toutes les valeurs que depuis des années il essaie de transmettre dans le continent africain le Patriarche d’Alexandrie M. Théodore II.

De la part de la Métropole

Sans jeunes il n’y a pas d’avenir

Avec la grâce de Dieu, l’assemblée générale de la jeunesse de Ghana a été organisée à notre Métropole pour la deuxième fois avec la participation de 350 jeunes dans les locaux de l’École Technique de Saint Pierre à Larte d’Accra avec l’aide et la participation d’un groupe des jeunes du Centre Missionnaire Orthodoxe de l’Amérique Centrale. La Mission Orthodoxe croit que celui qui investit sur les jeunes, il appartient à l’avenir et l’avenir lui appartient et nous comme Orthodoxes nous voulons être l’avenir pour le forger et l’inspirer avec les valeurs chrétiennes Orthodoxes. C’est notre responsabilité ainsi que notre devoir et nous ne devons pas porter préjudice à nous-mêmes et à notre Église.
La jeunesse en Afrique est caractérisée par son soif pour l’apprentissage de la foi ainsi que pour l’obtention des vécus de la prière et de la relation avec Dieu. Cela est évident par sa grande participation à cette assemblée, dont le programme comprend toutes les prières quotidiennes, des cours de catéchisme, des cercles de la Bible et beaucoup de jeux dans les lieux tant grands qu’accueillants de l’École de Saint Pierre à Larte. Ainsi nous essayons de donner de la vie à l’Ecole Technique de Saint Pierre et de la faire fonctionner de nouveau, puisque son fonctionnement a été interrompu à cause de la crise financière. Avec votre aide et soutien nous pourrons continuer cette œuvre pour que la joie ainsi que le sourire ne soient pas absents sur les visages de ces anges sur terre. Narkissos d’Accra

Tournée missionnaire en Afrique de l’ouest

Le jeudi 7 juin le Révérendissime Métropolite de la Guinée M. Georgios avec les vœux et les bénédictions du Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute Afrique Sa Béatitude Théodore II, est arrivé en Guinée via la Mauritanie. Les jours suivants il s’est rencontré avec des Guinéens Orthodoxes, des Russes et des Ukrainiens qui travaillent en Guinée et il a visité des immobiliers à la quête d’un terrain propre pour la construction d’une Église dans une banlieue de la capitale Conakry.

Le dimanche 10 juin il a célébré la messe dans la maison d’une Grecque-Américaine. Le lundi le Révérendissime a visité le « Quartier grec », comme il a été nommé par les indigènes, il a surveillé le progrès des travaux de construction de l’Église de Saint Parthénios et ceux de l’Académie d’«  Amitié de la Grèce- Guinée » et il a donné les instructions nécessaires pour l’achèvement des travaux. À la construction de l’Église et de l’Académie a contribué résolument aussi la Fraternité Missionnaire Orthodoxe.

Le 14 juin jeudi après-mid,i il est allé à la douane du port de Conakry où il a arrangé les démarches de dédouanement du container arrivé il y a quelques jours en Guinée. Le container contient de l’aide humanitaire qui a été envoyée aux enfants de Guinée par la Fraternité Missionnaire Orthodoxe.il a été chargé par les bénévoles le 6 mai et comprend entre autres des objets ecclésiastiques, 576 sacs de riz, 100 cartons de biscuits, 96 cartons de sucre, 83 cartons de farine, 55 cartons de bonbons, 52 cartons de lait concentré sucré, 50 cartons d’ huile de cuisine, 40 cartons de sel, du concentré de tomates, des pâtes, du halva et 329 cartons de vêtements, de chaussures, de jouets, de livres etc. Cette aide va soutenir de centaines de familles pauvres en Guinée où 47% de la population vit sous des conditions déplorables alors que 93% n’a pas accès à l’eau potable et la mortalité infantile flambe.

Le vendredi 15 juin tard le soir, le Révérendissime Métropolite de Guinée M. Georgios est arrivé à la capitale de Sierra Leone, Freetown, où le Vicaire de la Métropole Père Themistoklis Adamopoulos l’a accueilli au port. Le samedi matin il a célébré la messe et il a prêché la parole divine pendant la messe à l’Église de Saint Constantin et Hélène où il a sacré diacre Sotirios Sesay. Le Révérendissime a donné des conseils paternels au nouveau diacre, en soulignant les responsabilités qu’il assume comme soldat de Jésus Christ et puis il s’est adressé aux jeunes qui constituaient la majorité des fidèles en disant entre autres qu’il est tellement important qu’ils profitent de la chance que les Établissements scolaires Orthodoxes en Sierra Leone leur donnent d’étudier dans des écoles et collèges, pour pouvoir à leur tour travailler pour améliorer les conditions de vie au pays et aider chacun à sa façon à son développement et à sa prospérité ayant toujours par-dessus tout le Seigneur Jésus Christ et comme exemple les Saints de l’Église. Après la fin de la messe la jeunesse a présenté un programme artistique avec des chansons chrétiennes et des danses folkloriques et la soeur MinaÏs a distribué des croix tricotées à tous les jeunes garçons et filles.

L’après-midi le Révérendissime à été informé par le Père Themistoklis et ses associés sur les travaux et il a remercié Père Themistoklis, l’institutrice Maria Adams et la docteur Eleni Athinodorou de l’œuvre significative qu’ils exercent en Sierra Leone surtout dans le domaine éducatif.

Le dimanche 17 juin le Révérendissime Métropolite de Guinée Georgios il a fait la messe et il a prêché la parole divine à l’Eglise de Saint MoÏse l’ Éthiopien dans la région de Waterloo de Sierra Leone et il a sacré prêtre le diacre Nektarios Kollie et diacre le professeur Athanasios Sesay. À son discours le Révérendissime s’est référé au passage de la Bible de la journée, il a donné des conseils aux nouveaux prêtres et puis il a parlé de la place de la femme dans l’Église Orthodoxe, des devoirs des femmes de prêtres qui doivent être des exemples pour toutes les femmes des paroisses où leurs conjoints servent comme prêtres et enfin il s’est référé aux éducateurs et à l’œuvre importante qu’ils doivent exercer comme des éducateurs des écoles Orthodoxes et il a souhaité que la grande catastrophe causée par Ebola reste comme un cauchemar dans le passé; et il a invité tous à être attentifs et à suivre à la lettre les instructions du Ministère de la Santé pour que ce virus mortel ne frappe pas de nouveau la porte de ce pays.

Après la fin de la Divine Liturgie le Révérendissime a visité toutes les classes de la Maternelle et de l’École Primaire de la paroisse, il a distribué à tous les enfants des bonbons, des crayons, des ballons et aux élèves excellents des couleurs de peinture, une offre gentille du peuple de la Dépendance de Saint Athanasios de Kypseli. Ensuite, il a visité la clinique et le premier bâtiment du Village d’Enfants Orphelins qu’il va inaugurer en novembre prochain Sa Béatitude le Patriarche d’Alexandrie M. Théodore II.

Le lundi 18 juin le Révérendissime a visité le plus grand bidonville au centre de la capitale de Sierra Leone, où plus de 20 milles adultes et enfants ont trouvé refuge, où ils vivent dans des conditions déplorables sans eau, sans électricité et accès à des sanitaires au risque de se noyer par de grands torrents d’eau ou d’être tués durant la période des pluies à cause des chutes de pierres. Au bidonville le Conseiller municipal de la région les attendait, qui les a fait visiter l’école rudimentaire pour les enfants du bidonville. Les images sont terribles mais malgré les conditions déplorables et l’épuisement des enfants ils étaient tous ravis pour notre visite. Le Révérendissime au nom du Patriarcat s’est engagé pour la rénovation immédiate de l’école et la formation des professeurs à l’Académie Pédagogique Orthodoxe de Sierra Leone. À tous les enfants la sœur MinaÏs a offert des bonbons et des fournitures de bureau.

L’après-midi l’assemblée de clergés a été réalisée avec la présence de tous les prêtres et les membres de la chorale ecclésiastique de la jeunesse. À l’assemblée des sujets opérationnels ont été discutés et d’autres sujets de nature pratique. Enfin des cadeaux ont été offerts à tous les prêtres et aux jeunes.
Avant son départ de Sierra Leone le Révérendissime a remercié en public la Fraternité Missionnaire Orthodoxe parce que depuis vingt années consécutives elle aide à son œuvre et en particulier pour l’envoi de containers d’aide humanitaire en Guinée et en Sierra Leone.

Georgios de Guinée

Des difficultés insurmontables

Chers amis de la Mission Orthodoxe,

Avec l’aide de Dieu et la bénédiction de Sa Béatitude le Patriarche d’Alexandrie M. Théodore II, un voyage missionnaire de plus arrive à sa fin. Comme pendant tous nos voyages nous avons rencontré aussi des difficultés. Cela arrive parce que les populations du «  Continent Noir » continuent à souffrir à cause de la nouvelle forme d’insécurité tant économique que politique ainsi que sociale.

Dans les pays de l’Afrique Centrale, en particulier dans les pays du Burundi et du Rwanda la guerre civile de vingt ans entre les tribus de Tutsis et de Hutus a créé des millions de sans abris, qui après avoir perdu leur terre ancestrale ont été poussés aux villes où ils ont formé des banlieues déplorables, des entrepôts de main d’œuvre bon marché.

Les paroles chrétiennes de réconfort ont touché ces couches sociales. Ainsi, vers en 1850 l’œuvre des missionnaires Chrétiens commence dans l’Afrique Centrale et de l’est et en1876 sont arrivés en Ouganda les protestants et deux années plus tard les catholiques. Enfin l’Ouganda, le Ruanda-Urundi et l’est du Congo ont été christianisés par l’Ordre des Pères Blancs de nationalité française, alors que plus tard sont arrivés les missionnaires Belges qui ont entrepris l’éducation de ces peoples. Comme il est normal, le problème historique le plus important de l’Afrique est la régression qu’elle a subie surtout dans les pays où des guerres civiles ont éclaté : De grandes villes ont été ravagées, l’éducation, les traditions et la suite historique ont été perdues, alors que les relations de production ont régressé pour des siècles.

Ainsi le besoin d’organiser les pays africains a été créé, et dans le cadre de ce besoin la politique coloniale a été organisée et des vagues de colonistes Européens se sont installées en Afrique. En même temps des confessions telles que l’Église réformée néerlandaise, les Méthodistes, les Presbytériens, les Anglicans, les Adventistes, les Chiliastes et d’autres Américains, la Mission Evangélique Française, les Catholiques de l’ Ordre des Pères Blancs etc. ont envoyé des missionnaires dans l’intérieur .

Dans le cas de Burundi et de Rwanda la Mission Orthodoxe Grecque est relativement récente. Mon diaconat dans ces pays date depuis 2012. Mon ancêtre M. Savvas a été muté à une autre Métropole et je l’ai remplacé avec la volonté de Dieu et la bénédiction de notre Patriarche M. Théodore II.

Les difficultés que nous avons rencontrées étaient insurmontables sans exagération. Notre soin premier était d’aider, le plus que possible, les gens à se débrouiller. Mais nos déplacements d’un pays à l’autre étaient difficiles surtout après un accident routier où notre voiture a été détruite totalement. Étant obligés, nous utilisons les moyens de transport en commun ce qui signifie une perte de temps, alors qu’ à l’intérieur du pays le vélo est trop utile pour nos déplacements.

Au Rwanda surtout nous rencontrons beaucoup d’obstacles qui sont difficiles à dépasser. Plus précisément, le gouvernement a ordonné que les confessions doivent disposer un terrain de 5 hectares au moins et qu’elles doivent construire une Église suivant les directives européennes (de l’eau, un parking, des toilettes pour les femmes et pour les hommes, des carreaux etc) et qu’elles ne doivent pas célébrer la messe sous les arbres.

Parmi les dix-huit communautés que nous avions, dix sont fermées parce que nous n’avions pas le propre terrain et en général nous ne remplissions pas les conditions. Ainsi, nous sommes inquiets pour les âmes que nous avons baptisés (5000 catéchumènes et baptisés + 2500 en attente) parce que nous ne pouvions pas les concentrer. Nous ne voulons pas être pessimistes, toujours nous croyons que nos frères en Grèce, malgré leurs difficultés qu’ils rencontrent, ils vont nous aider comme tant et tant de fois au passé, de manière que nous pouvons acheter des terrains qui sont trop chers au Rwanda surtout ceux qui se trouvent prés de la rue (30000-40000€). La construction d’une petite Église s’oscille entre 60000-100000€.

De plus, le gouvernement nous invite à aider à son œuvre sociale en contribuant à l’aide des orphelins, des veuves, des familles nombreuses. Nos paroisses au Rwanda sont servies par cinq prêtres, quatre diacres, deux sous-diacres et quinze lecteurs qui font le cérémonial de l’ Église là où les prêtres sont absents. Nous avançons aussi notre œuvre de traduction : traduction de la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome, celle de Saint Basile de Césarée, celle de la messe des présanctifiés ainsi que de tous les sacrements.

Au Burundi les choses sont différentes. L’État nous procure des terrains sous la stricte condition de construire dans des délais. Et comme notre credo est que l’Éducation sauve les hommes, nous avons commencé la construction de six salles dans la région Buramata, où le Collège de Saint Paisios va être abrité, une oasis dans le désert ;nous l’avons considéré important, du moment qu’ autant d’enfants qui finissaient le primaire et voulaient continuer à l’Enseignement Secondaire devaient traverser à pied au moins dix kilomètres quotidiennement.

Je ne veux pas abuser de votre amour et de votre patience. Simplement je vous prie que vous priiez à Dieu pour la réussite de l’œuvre de la Mission. Vous êtes toujours à nos prières et à nos cœurs. Je vous remercie que vous souteniez notre œuvre. Sans votre aide tant morale que matérielle nous n’accomplirions rien de tout cela.

Innokentios du Burundi & du Rwanda

Mathieu le pieux Massai

Chaque fois que nous venons de Grèce ou d’une longue tournée à notre Centre missionnaire à Kindamali d’Iringa nombreux fidèles, des enfants, des jeunes et des personnes âgées viennent nous accueillir avec une joie évidente et une politesse mais aussi nous demander de l’aide tant financière que matérielle.Le phénomène est fréquent et nous en sommes ravis parce qu’ils n’agissent pas de façon affectée mais avec sincérité et spontanéité. D’autant plus que cette région est la plus pauvre, la plus primitive de la Tanzanie et ces jeunes sont les nôtres, notre famille aimée.

Un matin, le lendemain de mon retour dans la région d’Arusha, je vois un jeune homme devant moi grand et mince portant l’habillement caractéristique de Massaï  ainsi qu’un large sourire. C’était Mathieu. Nous l’avons baptisé quand il était un petit enfant. Depuis, il a terminé l’école, il a aimé notre Église et quand il est devenu adulte il s’est marié avec une fille tant modeste que belle venant de son village et à présent il est père de deux enfants.D’ailleurs la dernière fois que nous ayons visité le village des Massaï ils ont demandé tous ensemble que Mathieu soit ordonné prêtre de leur village.

Ce matin-là alors en le voyant devant moi, j’en étais ravi parce que je garde espoir qu’un jour avec la grâce de Dieu il devienne un bon prêtre de notre Église. Après avoir embrassé ma main il m’a dit : «Karibu Askofou »,c’est à dire bienvenu Évêque, je suis venu prendre ta bénédiction. Spontanément j’ai pensé «  qui sait ce qu’il va me demander ». En revanche, il a répété que «  j’ai entendu que tu es rentré et je suis venu pour te dire bonjour ». Pendant la conversation qui a suivi, je lui ai dit que certains de nos frères en Grèce ont donné de l’argent pour qu’on fasse un forage dans leur village. Les villages des Massai sont isolés du reste des villages parce qu’ ils ont une culture différente des autres Africains ; ils considèrent qu’ils sont issus d’Alexandre le Grand et ils ne sont pas mêlés avec les autres tribus.

La réponse de Mathieu sincèrement m’a bouleversé. Au lieu d’être ravi en disant que ce forage va les aider vu qu’ils portent de l’eau à pied de plusieurs kilomètres loin etc. il a dit :  «  c’est mieux si on fait un forage entre notre village et le village africain voisin, parce que l’Église Orthodoxe est une Église d’amour qui ne fait pas de distinctions parmi les gens » !

Une parole que je n’attendais pas écouter vraiment qui montre de la politesse et de la vaillance de ces gens et cela prouve à quel point la vérité de la Bible touche leurs humbles âmes.

Avant de partir je lui ai demandé s’il a besoin de quelque chose et il m’a demandé un chapelet.Son visage resplendissait de joie quand il l’a porté autour de son cou et il est parti trop heureux. Du fond de mon cœur j’ai glorifié Dieu qui nous soutient à notre œuvre avec de telles joies spirituelles. Et nous prenons du courage et nous continuons.
Agathonikos d’Arusha

La femme malade qui s’est guérie

À Zoba, l’ancienne capitale du pays, une Église à l’honneur de Saint Athanase et Saint Cyrille. a été construite. Il est vrai que nous ressentons souvent l’  « intervention » de ces deux Saints à notre Mission et leurs implorations vers notre Dieu de Trinité.

Récemment, d’ailleurs, nous avons vecu un fait miraculeux qui nous a donné de la force, nous a renforcé la foi et nous a fait aimer et respecter plus les Saints de Dieu, étant toujours à côté de nous tous pour nous aider «  de facon scandaleuse » comme le disait un homme saint.

L’Église de Saint Athanase et Saint Cyrille occupe une position bien en vue, dans la rue centrale, en face du grand hôpital. Le prêtre indigène Georgios et vicaire de l’Église, y consacre beaucoup d’heures , en priant. Ainsi plusieurs passagers le trouvent là étant de service quand ils cherchent un soutien et une aide venant du ciel, à tout sujet qui les concerne.

Ce matin-là un taxi emmenait une malade Malawienne qui a été accompagnée par son mari, de son village à l’hopital de la ville pour un problème de santé.

Pour commencer, Mme Nefi, une Malawienne d’environ 40 ans, est mariée et mère de 4 enfants. Son mari et elle sont éduqués. Elle travaille à l’hopital, alors que son mari est directeur dans une école régionale.

La femme était à son village trop malade ayant de terribles douleurs à son estomac et à d’autres parties de son corps. L’état s’aggravait quand elle a décidé d’aller à l’hopital. Une voix, pourtant, lui disait «  si tu veux être sauvée tu devais aller à l’Église Orthodoxe et pas à l’hôpital ». Elle l’a dit à son mari, mais lui malgré le fait qu’il l’écoutait toujours,cette fois-là il a dit :  «  Non, nous irons à l’hôpital et il a pris un taxi pour qu’ils aillent directement à l’hôpital ». Quand le taxi passait devant l’Église de Saint Athanase et Saint Cyrille , la femme a entendu la même voix : «  si tu veux être sauvée, entre dans cette Église et ne va pas à l’hopital ». Une fois que cela s’est passé, la femme a perdu connaissance et elle s’est effondrée. Tout montrait qu’elle mourait. Son mari, alors, il s’est obligé de dire au conducteur du taxi d’arrêter à l’Église et presque morte il a emmené sa femme dedans.

Dans l’Église ils ont trouvé le prêtre indigène Georgios. Le mari a expliqué au prêtre ce qu’ils ont vecu, de leur maison et à l’extérieur de l’Église et il a supplié le prêtre Orthodoxe de prier pour sa femme qui se mourait.
La première réaction du prêtre c’était de dire qu’elle n’était pas Orthodoxe et qu’ il ne pouvait pas prier pour elle. Le mari a continué de le supplier pour prier au nom de l’Église Orthodoxe. Alors le prêtre a fléchi par son grand amour qu’il a pour tous et il a dit qu’il va prier mais sans porter l’étole et sans toucher la femme avec son étole puisqu’elle n’est pas Orthodoxe. Ainsi, il a fait.

Le prêtre a prié pour beaucoup d’heures de tout son cœur et soudain la femme s’est levée, totalement guérie bien qu’étant à démi-morte.

Leur gratitude était énorme ! Ils sont partis en glorifiant Dieu, alors que le dimanche matin c’étaient tous les deux dans l’église. Après que la messe a terminé, ils ont avoué à tous le miracle qui leur est arrivé et ils ont dit : dès maintenant nous appartenons à l’Église Orthodoxe et quand le prêtre décide après le catéchisme de nous baptiser, nous sommes prêts. Nous croyons fermement qu’ ici c’est la seule vraie foi et que Dieu de Trinité nous a invités à cette Foi et nous en serons reconnaissants pour toujours.

Quand le prêtre Georgios nous a dit tout cela, nous avons admiré l’amour énorme de Dieu, qui fait des miracles sur Ses humbles créatures et qui attire de sorte qu’ils connaissent Son Église l’Une, Sainte et Apostolique.

De plus, nous admirons à quel point le prêtre indigène est attentif et à quel point il respecte les normes de notre Église, qui disent qu’il ne faut pas qu’on fasse la prière ensemble avec d’autres religions, d’autres confessions, qu’on donne les Sacréments et qu’on mette l’étole à des gens qui ne sont pas encore baptisés Orthodoxes. Même si l’amour gagne, nous ne devons pas trahir notre Foi, comme le prêtre Georgios nous a montré et surtout dans les années tant difficiles que complexes où nous vivons, nous sommes impressionnés par son zèle et son enthousiasme de respecter à la lettre la Tradition de Saints Pères de notre Église.

D’après moi, le comportement du prêtre indigène est tellement remarquable, celui qui a connu l’Orthodoxie il y a 8 ans, mais il fait humblement son oeuvre en donnant un bon exemple à nous qui sommes nés dans l’Orthodoxie et qui quelquefois nous ressentons « plus que de raison » de la confiance en nous de transgresser les règles des Saints Pères, de la Tradition Sacrée et de 7 Synodes Oecuméniques.

En outre, la vertu de la modestie du prêtre est remarquable. Entre autres, il nous a raconté les suivants. Une personne qu’il connaissait, un paroissien Orthodoxe a perdu son portable il en était fortement triste. Alors il est allé au prêtre et il l’a supplié de prier pour cela et le père Georgios s’est agenouillé et a prié pour ce sujet de moindre importance. D’ailleurs l’amour ne distingue pas des sujets de grande ou de petite importance. L’amour veut toujours nous soulager à ce qui nous préoccupe. Résultat, quelqu’un est passé chez la personne ayant perdu le portable, il l’a jeté sur la terasse et il a disparu. Quelqu’un l’a forcé de faire cela ! Les prières ont beaucoup de force de manière qu’elles peuvent vaincre même des passions, faire les voleurs retourner des choses, même – et cela est le plus important- faire les gens trouver et croire à la Sainte foi Orthodoxe. De telles expériences, nous en avons beaucoup ici. Imaginez, alors, la joie du paroissien, qui a trouvé son portable sur la terrasse de sa maison. Et bien sur avec joie il s’est précipité de remercier Dieu et Son prêtre pour avoir répondu si vite au sujet qui le préoccupait…

Mes frères, notre foi Orthodoxe est vivante, vraie et unique ! Gardons –la comme « la prunelle de nos yeux » et ne soyons pas incrédules.

Seulement Jésus Christ peut nous sauver! Et seulement ceux qui demandent humblement leur salut.
Père Ermolaos Iatrou

Côte d’Ivoire ou Côte d’Orthodoxie ?

Avec la grâce de Dieu et la bénédiction de Sa Béatitude, après assez longtemps Dieu m’a permis de visiter le pays voisin du Ghana qui s’appelle Côte d’Ivoire. Un nom qui depuis toujours me provoquait de la curiosité et de l’intérêt. Pourquoi d’Ivoire ? qui et pourquoi l’a nommé comme ça ?

En vivant en Afrique de l’Ouest et en étudiant l’histoire de la région, j’ai découvert que le Ghana avait aussi d’autres noms auparavant, il s’appelait Côte de l’Or et jadis Côte des esclaves, et à ce moment-là j’ai compris que les colonialistes selon les produits qu’ils recevaient par ces régions, ils ont nommé ces côtes et à la suite ces pays.

Je me rappelais que nous les Orthodoxes nous sommes tellement différents que les colonialistes ! Ceux-ci prenaient tout ce qui était le plus précieux que les indigènes aient eu, nous les Orthodoxes apportent à ces côtes le plus précieux que nous ayons, l’Orthodoxie, et ainsi nous les appelons Côtes d’Orthodoxie.

Cette fête de Pâques nous l’avons fêtée à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, et là à notre paroisse de la Résurrection du Seigneur. Le Père Ieremias, « le pilier de la famille » et curé de l’église, était seul pour beaucoup d’années, jusqu’à cette fête de Pâques où il a accueilli deux nouveaux frères à l’ordination, le père Sebastianos et le diacre Albertos.

Quelle grande joie et bénédiction d’avoir encore deux prêtres et un diacre afin de prêcher et diffuser ensemble la foi Orthodoxe dans ce pays, où l’Eglise Orthodoxe jouit d’un grand respect et appréciation par les gouvernants de ce pays et de toute l’Afrique. D’autant plus que l’Église Orthodoxe était et elle est depuis toujours une force d’unité et de présence purement missionnaire sans ingérences dans les questions de pouvoir, de différence politique ou raciale.

Pourtant, il est grand besoin de construire une nouvelle église à la ville voisine Agboville, 70 kilomètres de la capitale Abidjan où il y a une petite communauté sans église. Ils ont seulement une chaumière qui sert comme église pour que la messe soit célébrée mais quand les pluies tropicales tombent on la démonte pour la monter de nouveau. L’existence d’une église bâtie va donner un essor et un développement dans cette communauté. Heureusement nous avons assuré le terrain par un don d’un fidèle de cette région et nous souhaitons que Dieu insuffle au cœur d’un fidèle d’entre vous qui lisez cet article et que vous vous intéressez par la Mission en Afrique, le désir de réaliser ce rêve sacré.

La Fraternité Missionnaire Orthodoxe a donné beaucoup d’exemples d’offre et de sacrifice pour la création de nouvelles Côtes d’Orthodoxie dans ce monde, de sorte que les gens trouvent un port de repos, d’agrément et de rencontre avec Jésus Christ. Je souhaite et je prie que notre Seigneur vous bénisse et vous offre tout bien.

Narkissos d’Accra