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Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ…

Avec la bénédiction de Dieu cent dix personnes se sont intégrées à notre Sainte Orthodoxie, soit d’autres confessions chrétiennes soit d’autres religions africaines traditionnelles à Kananga du Congo.

L’hymne « Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ » sonnait Samedi saint le matin dans toute la ville de Kananga. Des gens venus des villages lointains et bien sûr des catéchumènes de Kananga portant des tuniques blanches ont envahi les fonts baptismaux de la Mission Orthodoxe. Les soeurs héroïnes par les Fraternités chrétiennes de la Grèce, sous la surveillance spirituelle de la Fraternité Chrétienne de Théologues  » Sotir » ont préparé les  » rendus présentables vers la Sainte Lumière”. Tout était prêt. L’évêque, les prêtres et les diacres portant leurs habits ecclésiastiques ont commencé le Sacrement. Tous les catéchumènes “d’une seule voix et d’un seul cœur “ avec toute la force de leur coeur ils ont renoncé au diable et ayant les bras levés ils se sont rangés du côté de Jésus Christ.

À l’heure du baptême je voyais leurs visages tant pieux que joyeux qui attendaient d’entrer dans le Baptistère pour “faire mourir” l’ancien homme de sorte qu’ils sont ressuscités avec Jésus Christ.“Tout se fasse avec bienséance et avec ordre” selon Saint Paul Apôtre. Avec foi et désir des jeunes, des personnes âgées et des enfants ils se présentaient au Baptistère pour déraciner l’ancien homme afin de sortir “nouveaux” de l’eau bénite. Je voyais des mères porter leurs enfants malades, presque nouveaux-nés, pour les faire baptiser craignant que ceux-ci meurent sans avoir reçu le Saint Sacrement. De petits enfants couraient joyeux d’entrer dans le Baptistère pour sortir illuminés. Même les personnes âgées convaincus que la vérité se trouve dans l’Orthodoxie ils abandonnaient leurs vieilles croyances et ils acceptaient après le catéchisme de revêtir la tunique blanche et d’être baptisés.

Un baptême par le Révérendissime Métropolite M. Theodosios

“Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ” chantaient tous les néophytes de Kananga et ils entraient la main dans la main dans l’Église de Saint André pour recevoir la communion. Le Ciel fêtait ce jour-là, c’est à dire les anges, les Saints et bien sûr les vieux moines bénis ainsi que regrettés le Métropolite de Pentapolis Ignatios, Père Chrysostomos Papasarantopoulos et Père Chariton Pneumatikakis dont les reliques de deux derniers répandent leur bénédiction aux frères de Kananga du cimetière de Kananga.

† Theodosios de Kananga

Un docteur, s’il vous plait…

C’était après la Bénédiction que nous avons faite pour le nouveau forage dans le village de Sasamabo un peu loin du parc National de Ruaha, quand le Président du village s’est approché de nous ayant dans les mains un morceau de papier. Nous en sommes habitués parce que chaque fois après une action philanthropique de notre Église, nous recevons des expressions spontanées de gratitude de la part des indigènes. Mais cette fois-ci les remerciements se sont soudain arrêtés, laissant la place aux demandes… Le Président lisait sur son papier “ nous vous remercions pour le forage dont nous avions grand besoin soit nous les humains soit les animaux.”Il nous a montré les traces par le passage des éléphants qui sont sortis désespérés en quête d’eau, mais ils ont piétiné malgré eux le maïs des habitants pauvres. Ceux-ci s’attendaient à recueillir le fruit de leurs efforts pour reprendre des forces… “Pourtant dans notre village nous avons besoin d’une clinique. Pendant l’accouchement nombreuses mères meurent faute de personnel médical, racontait-il, vu qu’à cause du manque total de médicaments et d’infirmières, le nombre des enfants orphelins dès le sein de leur mère atteint le nombre de 20… Pour cette raison nous vous prions de construire une clinique dans notre village”.

Quand, après quelques mois, je l’ai mentionné à une compagnie spirituelle à la Métropole de Kalamaria, mon frère le Révérendissime Métropolite de Kalamaria M. Ioustinos, avec qui nous partagions étant étudiants les mêmes intérêts missionnaires.Il s’est approché de moi avec le Père charismatique Savvas Kenanidis de la paroisse de Saint Nicolas d’Aretsou en me promettant qu’ils se chargeront de construire la clinique à notre Centre Missionnaire à Kidamali d’Iringa. Et leur promesse s’est traduite en actes, la Clinique a été construite alors qu’en mars Sa Béatitude notre Patriarche l’a inaugurée.

Un repas pour nos enfants

À ce moment-là, mes chers frères, vous êtes venus avec votre coeur seigneurial nous soutenir tant moralement que financièrement comme toujours, en nous donnant de la joie et de l’espoir. Vous avez promis de vous charger des frais de fonctionnement de notre Clinique qui se montent à 2000 euros par mois, vu que notre Clinique quotidiennement viendra en aide à des centaines de malades indépendamment de leur religion mais aussi elle occupera deux médecins, deux infirmières et deux assistants médicaux. Je veux, alors par la présente, féliciter ainsi que remercier votre Fraternité bénie, et prier à la fois tant tous les lecteurs de votre magazine que les membres de la Fraternité Missionnaire Orthodoxe de Thessalonique, de continuer à soutenir notre effort pour une prestation de meilleurs soins médicaux et pharmaceutiques à nos frères, ici en Tanzanie Centrale où nos semblables ont vraiment besoin de votre aide.

Dans notre nouvelle polyclinique, des médecins volontaires de Grèce et de tout le monde peuvent aussi offrir leurs services précieux. De plus ce qui compte le plus c’est l’information de la part d’un personnel spécialisé sur des maladies qui sévissent la région ainsi que sur les mesures de prévention vu que les maladies ne sont pas provoquées par la pauvreté mais surtout par l’ignorance des gens sur les maladies transmissibles.

Nous vous remercions de votre amour et nous prions pour vos prières et votre soutien. Malgré la crise financière qui sévit notre pays, nous savons que vos coeurs miséricordieux sont toujours à côté de nous et votre présence fraternelle est un soutien précieux à nos pas missionnaires ici en Tanzanie Centrale. Offrir de l’aide à nos frères pauvres où qu’ils soient c’est très important.Nous souhaitons tous les biens dans votre vie et à vos oeuvres, et que notre Seigneur illumine et guide la vie de tous.

Avec gratitude & amour de Jésus Christ
† Agathonikos d’Arusha

La mémoire de Saint Païssios du Mont Athos à Arusha

Mes chers frères,

je voudrais vous contacter pour que nous partagions tous ensemble les grandes bénédictions que nous avons vécues au terrain béni de la Mission Orthodoxe en Tanzanie Centrale.

En mai dernier avec des sentiments de joie et enthousiasme nous avons reçu à notre Diocèse Sa Béatitude Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique M. Théodore II. Dans le cadre de sa visite pastorale le Patriarche a posé la première pierre d’une nouvelle église au village Masenge dans la région de Dabaga au sud de la Tanzanie à l’honneur de Saint Païssios du Mont Athos et Saint Luc de Simféropol. Cette église qui se situe dans une forêt toute verte et à la cote 2000 mètres, est le fruit de votre amour pour le progrès de l’oeuvre missionnaire puisque les membres bénis de votre Fraternité ont couvert les frais de sa construction.

Le 12 juillet à cette église étant en construction on a célébré la première Divine Liturgie hiératique le jour où nous fêtons la mémoire de Saint Païssios du Mont Athos. Nous avons commencé au petit matin par notre Centre missionnaire à Kidamali d’Iringa pour arriver à temps de sorte que les préparations nécessaires soient faites pour la célébration de la Divine Liturgie. Malgré les conditions adverses et la température de 3 degrés en raison de la période hivernale les fidèles sont venus à la Divine Liturgie pour honorer Saint Païssios du Mont Athos et confier à sa Grâce leurs problèmes tant matériels que spirituels. Nous étions tous particulièrement heureux quand un maître avec les élèves d’une école adjacente y sont venus. Dans la cour de cette école avec la Grâce de Dieu nous programmons faire un forage pour subvenir aux besoins des enfants de l’école.

Des pèlerins à l’église en construction de Saint Païssios du Mont Athos

Durant la Divine Liturgie, quand le soleil perçait les nuages noirs en réchauffant l’atmosphère, je pensais que la même chose arrive avec notre relation avec Jésus Christ. Quand nous sommes près de Lui notre coeur est chaud mais quand nous sommes loin de Lui il devient froid et nous nous refroidissons spirituellement. Que Saint Païssios du Mont Athos intercède pour que notre Seigneur vienne afin d’échauffer les âmes de tous les gens pour que nous travaillions pas seulement pour le salut de nos âmes mais aussi pour le salut de tout le monde. Et alors, comme Saint Païssios du Mont Athos disait “ le Père miséricordieux écoute Ses enfants ayant de l’amour propre et Il leur passe tous leurs caprices”
Amen!

Avec l’amour de Jésus Christ et des vœux de gratitude
† Agathonikos d’Arusha

Nos rêves pour l’avenir

Mes chers frères en Christ,

Soyez heureux au nom de Jésus Christ, du pays lointain de l’Ouganda et de la Diocèse de Gulu et de l’Ouganda de l’Est.

Avec l’aide de Dieu et les voeux de Sa Béatitude, nous essayons de créer un Centre de Coordination à la Diocèse de Gulu et de l’Ouganda de l’Est et du Nord récemment créée de sorte que l’oeuvre de la Mission Orthodoxe ait tous les bagages ainsi que les moyens nécessaires pour offrir du repos aux âmes des gens qui ont soif de connaître la vérité, en désirant écouter le message de l’Évangile et le témoignage de l’Orthodoxie.

Le conseil épiscopal a déjà été formé qui selon les besoins de chaque région coordonnera et mettra une priorité aux oeuvres qui devront être réalisées.

À l’Assemblée hiératique, qui a été faite le 18 juillet, chaque prêtre a présenté les besoins ainsi que les problèmes de sa paroisse. La lutte est longue et le chemin difficile. Il faut que les paroisses soient encore mieux organisées, que les églises déjà existantes soient présentables et que de nouvelles églises soient construites pour couvrir les besoins des fidèles et des catéchumènes. De plus, il y a grand besoin d’articles religieux, de vêtements religieux, d’instruments de travail de catéchisme, c’est à dire d’une simple petite icône jusqu’à des livres qui vont former nos prêtres et les fidèles.

Certes l’oeuvre ne se limite pas au domaine de la vénération, mais aussi aux structures sociales qui vont soulager la douleur des gens avec des soins médicaux pharmaceutiques, en rénovant le vieux centre médical de Saint Lavrentios, le seul de la région qui nécessite immédiatement un équipement propre, mais à cause du coût il y a un certain retard.

Un grand besoin immédiat c’est la construction des écoles dans chaque paroisse de sorte que nos enfants ne sont pas obligés de traverser de longues distances dans des conditions difficiles qui, pour la plupart, constituent la raison les condamnant à rester illettrés.

Notre région est tellement pauvre que notre soin c’est de procurer autant que possible de la nourriture et des vêtements à tous ceux qui frappent la porte de notre Diocèse. Pour cela, notre soin ainsi que priorité c’est d’acheter un terrain dans la région fertile de Parogko de l’Ouganda du Nord où le prix de la terre reste encore bas, pour créer un centre, avec des cultures et des unités d’élevage de sorte que nous couvrons nos grands frais de fonctionnement.

Bien entendu, le besoin de forages d’eau potable est grand. Le coût varie par rapport au sol et au fond mais pour peu de milliers d’euros des vies humaines se perdent parce qu’elles sont obligées de boire de l’eau superficielle polluée.

Comme évêque de cette Diocèse récemment créée, je me suis trouvé dans des situations difficiles, en ayant à affronter, à part la difficulté de mes déplacements faute de voiture, la douleur humaine, la pauvreté et l’illettrisme. Jour et nuit je dirige mon regard vers le ciel en demandant l’aide de Dieu. Il y a des fois où la situation est désespérante et c’est à ce moment-là où le miracle est fait. Un don de vous, les amis de la Mission Orthodoxe, arrive en donnant un certain soulagement dont nous vous remercions et nous prions pour vous en vous considérant comme co-missionnaires.

Jusqu’au moment où nous nous en sortons, nous acceptons toute aide. Et soyez sûrs que rien ne se perd. Tout est valorisé avec peur de Dieu et tant d’amour pour notre semblable qui est en aide.

Moi, comme évêque d’une Diocèse récemment créée, avec mes prêtres nous luttons pour garder nos paroisses vivantes avec les moyens dont nous disposons. Nous ne perdons pas d’espoir. Notre soin est de prêcher l’Évangile de Jésus Christ, de faire cultiver chaque âme pour que chacun qui va nous approcher soit soulagé.

À ce travail dur, tous nous ressentons le besoin de remercier le Pape et Patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique M. Théodore qui ne donne ni sommeil à ses yeux, ni assoupissement à ses paupières en priant pour nous tous. Il est justement nommé Patriarche de l’amour et du sacrifice pour que Dieu en trois personnes soit glorifié.

† Sylvestros de Gulu

Mission Orthodoxe à Madagasar

À l’heure où l’avion approchait l’aéroport de la capitale de Madagascar Antananarivo, je pensais que le pays a tellement changé depuis la dernière fois que je l’ai visité. Cela fait neuf ans que j’y suis venu, il y avait une grande pauvreté et je me souviens qu’au quotidien au Centre missionnaire à Alasora 1000 enfants se concentraient pour prendre peu de lait et des biscuits…

À l’aéroport rien n’a changé mais les rues étaient pleines comme des oeufs.Pour aller à Alasora on a mis cinq heures alors que la dernière fois que j’étais ici je n’ai pas mis plus d’une heure! Des milliers de voitures, dont la majorité étaient de vieille technologie, se bousculent dans les rues étroites de la ville en roulant sur place… Ainsi tu as l’occasion de voir mieux les travaux incroyables que les habitants font pour survivre. Certains vendent des aliments (de la viande, du pain, des légumes, des fruits, des vêtements, des chaussures, du bois) et d’autres vendent des cartes et des portables…

Distribution de vêtements par le révérendissime Métropolite de Madagascar

Dans une rue en pente nous avons rencontré une famille qui concassait des pierres pour faire des cailloux … Tous travaillaient… le grand-père, la grande-mère, le fils, la belle-fille…Celle-ci qui s’appelle Tagin avait à côté d’elle son bébé dans un panier… Il avait juste un mois et il dormait malgré les coups des marteaux. Un mètre plus loin c’était son fils Mickael, ayant quatre ans. Il avait aussi un marteau et il concassait des pierres! Il travaillait en rythme comme les autres. Il n’arrêtait pas même quand une petite pierre a jailli dans son oeil.. Il n’a pas du tout pleuré, simplement il l’a retirée de son oeil et il a continué à concasser les pierres avec son marteau. J’ai demandé combien d’argent ils gagnent et on m’a dit que le salaire journalier est 35000 ariarys c’est à dire moins qu’un euro! Mickael n’est pas payé… Simplement il travaille parce qu’il ne peut aller nulle part.. Dans ce pays de toute beauté, ayant la plus grande biodiversité dans le monde, 40% de la population est composée d’ illettrés, 50% n’a pas accès au réseau d’approvisionnement en eau et juste 15% a de l’électricité… Quelle chance Mikael puisse-t-il avoir?

Mikael et sa famille

Ignatios le Métropolite de Madagascar nous a informé sur la situation. Parmi 25 millions d’habitants de Madagascar seulement 25000 sont des Chrétiens Orthodoxes. Parmi 110 paroisses, 75 sont construites. Il y a encore des chaumières qui fonctionnent comme des églises…

Le jour suivant nous nous sommes réveillés à 5h30 du matin parce que nous devions aller à un village lointain, 150 kilomètres loin de la capitale de Madagascar. Je me brossais les dents avec de l’eau en bouteille car l’eau du robinet avait une couleur soit jaune soit marron.Au centre missionnaire à partir de 6 heures du matin les enfants faisaient comme chaque matin une longue queue pour prendre du lait et des biscuits. Parmi ceux-ci certaines mères ayant leurs bébés dans leurs bras. Il pleuvait et outre le lait et les biscuits, des pantoufles ont été distribués aux enfants pieds-nus par des bénévoles Grecs…

Dans la rue les gens se précipitaient portant des choses sur leurs têtes, en courant vers des directions différentes comme des fourmis. Certains portaient du bois, des branches d’arbres pour allumer du feu et faire la cuisine, d’autres portaient des bidons d’eau et d’autres de grands morceaux de viande par l’abattoir voisin … Un jeune maigre portait sur sa tête la moitié d’un cochon égorgé… Un autre portait sur sa tête un gigot d’un grand animal. Du sang par la viande gouttait sur son corps et de loin je voyais un homme tout maculé de sang courir comme si quelqu’un le chassait… J’ai demandé à Père Stefanos de quel animal venait la viande et il m’a dit qu’il était zébu c’est à dire un animal qui ressemble au buffle mais il n’a pas de bosse …

À notre école Orthodoxe

Notre voiture, après avoir traversé les rues “bombardées” d’Antananarivo et après avoir roulé pour peu de temps sur l’asphalte de la chaussée, elle a pris une route de terre impraticable. Pour parcourir une distance de 35 kilomètres on a mis plus de deux heures.

Au village Ambohimanana les habitants nous attendaient angoissés. Ils se sont concentrés dans la cour d’une maison parce qu’il n’y avait pas une église. Là dans la cour nous avons descendu le baptistère un grand tonneau et 27 personnes ont été baptisés. .. La plus jeune avait 10 mois et la plus âgée 67 ans. Des mariages ont suivi.. 6 couples ont été baptisés et peu après ils se sont mariés. Un peu avant de partir nous avons distribué des vêtements usagés venant de Grèce. La joie des habitants qui recevaient les vêtements était indescriptible. Surtout celle des enfants qui ont trouvé aussi des jouets parmi les vêtements.

Le journaliste M. Nikos Aslanidis à l’orphelinat Orthodoxe

Durant notre séjour à Madagascar nous avons visité l’orphelinat, la maison de retraite, la polyclinique, des églises et des écoles qui ont été créés et qui fonctionnent par la Métropole de Madagascar avec l’aide des donateurs. Comme le Métropolite M.Ignatios nous a dit, les dons après la crise financière en Grèce ont diminué c’est pourquoi deux fermes ont été créées d’où on essaie de soutenir toutes les activités.

En partant de Madagascar tu te sens que les regards des habitants te suivent. En particulier les regards des enfants qui attendent chaque matin à la queue pour prendre un verre de lait et des biscuits, je pense qu’ils m’accompagneront toute ma vie…

Nikos Aslanidis
Journaliste- Membre régulier de la Fraternité

Nektarios Kellis Évêque de Madagascar

Quinze ans! Cinq mille quatre cent soixante quinze jours! Des heures innombrables , un nombre infini de minutes, un océan de secondes. Mais tout ce temps-ci, tout ce comptage avec ses subdivisions, qui essaie désespérément de mettre de l’ordre dans l’espace chaotique entre les événements, c’est une action si subjective. Le temps liquide lui-même, comme les Pères de l’Église l’ont caractérisé, la continuité douteuse espace – temps de la part des scientifiques, c’est une conception si humaine à son noyau. Sans l’homme, sans ce dicton « l’homme est la mesure de toutes choses », sans encore cette biochimie de notre cerveau , les espaces entre les événements seraient tant insipides qu’ inexistants. Nous sommes, comme corruptibles, ceux qui veulent constamment mesurer la périodicité de notre corruption, de nos chutes, nous sommes ceux qui prennent conscience de tout qui coule, et nous sommes ceux qui dès le moment où on définit le temps par rapport à l’importance des événements, nous le déformons.

Alors quel rapport tout cela a-t-il avec le nombre 15 ans? Il y a un rapport absolu. Vu que cet espace qui est pour la majorité sans importance comparativement avec les ans que l’humanité compte sur la Terre, tend à constituer le début d’un mythe d’origine, le début d’une mémoire nationale-culturelle commune d’un inconscient collectif tant émotionnel que logique. Pour le peuple de Madagascar c’est un jour tant triste que joyeux. Le jour où le premier Évêque Orthodoxe Père Nektarios par le biais d’une mort tragique passe à la vie tant bienheureuse qu’ éternelle. C’est la chute du Chinook , la mort mystérieuse qui introduit à la mort l’ensemble du Patriarcat d’Alexandrie, du moment que la trône de l’Orthodoxie sans leader et nombreuses églises perdent le soin paternel de leurs Évêques. Parmi celles-ci, Madagascar. Ce pays qui s’est introduit dans l’Orthodoxie par le fervent et gentil Père Nektarios se contente de l’écoute funèbre de la perte spirituelle, privé de l’évident, de la preuve tangible de la mort et du soulagement au deuil. La terre qu’il a tellement aimée et qu’il a arrosée de ses sueurs et beaucoup plus de ses larmes, elle n’a pas pu être les derniers bras d’attente de la Résurrection car son corps n’a jamais été trouvé. Malgré tout cela, malgré le fait que nulle part il n’existe quelque chose de lui, quelque chose qui puisse être la base de souvenirs, sa présence dans les coeurs des gens est réelle. A combien de villages au fond du Madagascar du sud des hommes et des femmes ne prononçaient en mauvais grec ; “ Nektarios-Nektarios”! Dans combien de pays où le seul indice de l’Orthodoxie était une cage avec un croix démantibulé sur le toit, des personnes âgées parlaient de Père Nektarios, celui qui est absent en corps pour quinze ans mais son amour rime avec le présent éternel!

Quinze ans, et la soeur humble de Tuléar, qui était alors une jeune locale qui a fait l’inimaginable , en étant devenue moine à une foi complètement étrangère de sa tradition m’a confirmé que  Père Nektarios après l’opération cardiaque à l’hôpital Onasio d’Athènes, demandait que les médecins traitants de façon irrégulière lui donne l’exeat, pour rentrer à sa terre, à ses millions d’enfants, au petit vignoble de son Seigneur qu’il creusait à mains nues et qu’il arrosait avec la salive de ses paroles d’amour.

Le feu Évêque avec ses ouailles

Je contrôle moi-même! Ma conscience est contrôlée parce que je ne suis pas si digne de suivre les pas de ce titan de la Mission Orthodoxe celui qui vingt cinq avant il m’a rencontré par le biais de son écriture dans les pages d’un magazine , et il m’a embrasé avec son amour pour le vignoble de notre Seigneur qui n’est pas encore cultivé. Quinze ans alors et cinq phrases semblables. Cinq phrases qu’il a choisies en faisant sa croix au moment de son Ordination. “ Que Dieu soit glorifié de tout, Que Dieu soit glorifié de tout, Que Dieu soit glorifié …”. Les paroles de Saint Jean Chrysostome durant son long parcours vers l’exil et la mort certaine. Vu que même pour le Père Nektarios le travail dur de Madagascar était un exil volontaire et une mort certaine pour le salut du peuple que notre Sainte Église l’a choisi à servir. Et si les mots exil et mort semblent durs et inappropriés pour son diaconat, je les répète à mon tour cinq fois plus en faisant ma croix car c’est le mot “ volontaire” qui transmue le martyr pour l’entrée au Paradis.

† Prodromos de Tuléar & de Madagascar du Sud

« Que Dieu soit glorifié de tout”

Ces paroles de Saint Jean Chrysostome je les trouve plus que jamais pertinentes et convenables au cas de mon départ de la Mission Orthodoxe en Nouvelle Zélande et aux îles Fidji, Tonga et Samoa dans l’Océan Pacifique.

Je me suis trouvé ici après avoir été invité par notre Église et plus précisément par Le très saint patriarche de Constantinople M. Bartholomaios.

Avec la grâce de Dieu et malgré mes péchés, une oeuvre tellement grande a été accomplie sans beaucoup de ressources financières. L’Église de Saint André a été inaugurée tant intérieurement qu’ extérieurement. Deux églises protestantes déjà prêtes ont été achetées qui ont été transformées en Orthodoxes. La chapelle du cimetière Grec-Orthodoxe au nom de Saint Lazare de Béthanie a été construite à Wellington . “Le Tout-Puissant” Immense et Magnifique a été peint dans la coupole de la Cathédrale de l’Annonciation. Le Monastère des Archanges avec les chapelles de Saint Basile le Grand et de Saint Amphiloque d’Iconium ont été construits de fond en comble.

Les Églises de Saint André à Wellington, de Sainte Trinité à Oakland et de Sainte Trinité à Saweni des Fidji ont été inaugurées. Cette église tant belle que grande avec l’orphelinat étaient tous les deux des dons de la Fraternité Missionnaire Orthodoxe. Le Centre Missionnaire à Sabeto de Nadi est un bâtiment bien conservé avec la chapelle de Sainte Paraskevi. Là, le premier baptistère a été construit où les premiers baptêmes de Senibulu, qui a reçu le nom Bartholomaios à l’honneur du Patriarche Oecuménique et de sa femme Lydia qui a reçu son nom à l’honneur de Sainte Lydia la première Chrétienne de la Grèce et de l’Europe, ont été faits.

D’autres Baptistères ont été construits au Monastère des Archanges de la Nouvelle Zélande, à l’Église’ de Saint Nicolas à New Blymoyth, à l’Église de Sainte Trinité à Saweni, à l’Église de Saint Nicolas et Saint Athanase sur l’île de Vanua Levu dont les dépenses de la construction ont été couvertes par une soeur en Christ anonyme issue de la Macédoine, ainsi qu’à l’Église de Saint- Georges sur l’île des Tonga où est située aussi la chapelle de Saints Apôtres Pierre et Paul.

Aux Samoa un terrain a été acheté avec l’argent de l’Association Missionnaire Orthodoxe de Aspropyrgos pour que l’Église de Saint Apôtre Jean soit construite là.

À Saweni des Fidji et près de l’Église de Sainte Trinité et de l’orphelinat un Monastère féminin au nom de la Dormition de la Vierge a été construit avec les deux premières soeurs Fidjiennes Melani et Anusia.

La Métropole de la Nouvelle Zélande a été encadrée avec de bons prêtres spirituels : six prêtres en Nouvelle Zélande et cinq prêtres indigènes aux iles Fidji, Tonga et Samoa.

Ainsi nous pouvons dire avec joie que l’Orthodoxie a été fondée dans ces endroits et elle va répandre encore plus avec le nouveau Métropolite capable de tout qui m’a succédé, le Révérendissime M. Myronas venant de la Crète

À la question comment j’ai pu laisser une si belle oeuvre et des ouailles bien-aimées pour retourner à ma chère patrie la Grèce, la réponse se trouve aux raisons de santé premièrement et du fait que le Ministère des Affaires étrangères de la Nouvelle Zélande- je ne sais pas pourquoi- m’a refusé la demande de visa pour la prolongation de mon séjour là. Bien sûr tout cela a été fait parce que Dieu l’a consenti pour des raisons que seulement Lui-même connaît.

Moi, je Le remercie et je Le glorifie, notre Seigneur, tant pour les biens que les épreuves ainsi que les tristesses qui ressortent d’une telle oeuvre missionnaire faite au bout du monde.

Je remercie notre Patriarche qui m’a soutenu dès le début et jusqu’à la fin avec sa prière et sa compréhension.

Je remercie tous les bons collaborateurs et ceux qui ont soutenu cette oeuvre venant de Grèce, d’Amérique et d’ Australie.

Je n’ai rien de plus à dire que répéter les paroles qui valent de l’or de Saint Jean Chrysostome : “ Que Dieu soit glorifié de tout”

† Amphilochios de Ganou et de Chora

Pour qu’il cultivât la terre

Mes chers frères en Christ,

Le Christ est ressuscité !

Par la présente j’exprime mes remerciements chaleureux à votre Fraternité pour votre réponse à notre demande d’acheter un rouleau destructeur de valeur de 3500 euros indispensable pour la cultivation des champs agricoles du Monastère de Saints Apôtres. Sur ces champs nous cultivons de divers légumes et arbres, qui sont absolument nécessaires pour faire nourrir notre fraternité de dix membres et pour aider nos frères africains pauvres.

Ce rouleau est déjà utilisé par les moines du Monastère qui sont tous Africains et il nous sert beaucoup. Et en petit échange nous vous commémorons dans nos prières que vous ayez une bonne santé et que vous acheviez votre oeuvre agréable à Dieu.

On souhaite traverser en onction le reste du carême pour fêter la Résurrection réjouissante ainsi que vivifiante de notre Seigneur.

Je vous transmets les remerciements des pères, des diacres, des moines, des novices de notre Monastère, leur amour et leurs salutations pascales.

Père Varnavas Grigoriadis

Une école à Blantyre

Mes chers confrères en Christ de cette oeuvre importante pour la diffusion de la foi Chrétienne Orthodoxe,

je connais votre intérêt et votre amour surtout pour la Diocèse de Malawi. Je vous remercie profondément pour le soutien de votre Fraternité à l’oeuvre difficile que le Patriarche d’Alexandrie m’a confiée.

Dès mes premiers jours au Malawi du Tiers Monde j’ai essayé d’enregistrer les besoins principaux relatifs aux infrastructures et aux activités de l’Église locale.

Je suis d’avis qu’on doit donner de la priorité aux écoles. Puisque sans celles-ci, les indigènes ne peuvent pas être formés au prêche afin de participer activement à la vie de l’Église.

Alors, mes chers frères, je vous informe que les fortes pluies qui ont sévi Malawi cette année ont provoqué beaucoup de dégâts dans le bâtiment de l’école primaire et maternelle, situé à côté de l’Église de la Résurrection, cadeau de votre amour.

Ainsi en nous adressant à vos sentiments humanitaires nous vous demandons la somme de 10000 euros pour la réhabilitation des dégâts de sorte que l’école continue son oeuvre pour que les enfants soient formés près de l’Église pour la gloire de Dieu.

† Fotios du Malawi

La situation dans notre nouvelle Diocèse

Chers Amis de la Mission Orthodoxe,

Le Christ est ressuscité !

Assez de temps est passé, ce qui m’a aidé à m’organiser mieux et voir la situation qui domine à présent dans ma région, de cette façon que par la présente je vous informe sur les besoins de la nouvelle Diocèse de Gulu et de l’Ouganda de l’Est.

Nos fidèles sont heureux pour la nouvelle Diocèse et pour leur nouvel Évêque. Je me souviens encore de l’accueil chaleureux qui m’ont réservé pendant nos premières rencontres aux endroits de notre Diocèse, au nord de l’Ouganda et à l’est, dans toutes les paroisses et communautés que j’ai pu visiter.

Notre Diocèse est composée de 2 régions les plus pauvres du pays celle de l’est de l’Ouganda sévie par une grande pauvreté et sécheresse mais aussi celle du nord de l’Ouganda qui pour des années se trouvait en guerre. Jusqu’à présent les habitants essaient encore de dépasser les conséquences de la guerre. Des vies se sont perdues, des maisons et des Églises ont été détruites.

Peu à peu tout est construit dès le début avec l’amour du monde. La plupart des habitants dans nos régions sont pauvres , nos Églises doivent être rénovées et il y en a d’autres qui alors qu’elles étaient construites elles sont restées inachevées.

La Diocèse est composée de 50 prêtres, 50 catéchistes, 19 Églises dont 7 sont inaugurées, 50 communautés, 5 Centres médicaux et 7 écoles. L’oeuvre difficile de la Diocèse est assumée par peu de prêtres qui restent beaucoup de temps sans recevoir un soutien financier ce qui complique notre oeuvre.

À présent je voudrais vous informer sur certains de mes futurs projets et dont nous avons vraiment besoin pour que notre oeuvre missionnaire continue.

Besoin d’aide pour le fonctionnement de base de la Diocèse

Notre nouvelle Diocèse se trouvant encore au niveau de son établissement ainsi que de son organisation, le manque de ressources financières et de soutien, compliquant l’organisation et nos activités nous préoccupe vraiment. C’est pour cela que nous vous informons qu’une aide financière pour que nombreux besoins divers quotidiens de la Diocèse et des prêtres soient couverts, va nous aider beaucoup au fur et à mesure que nous continuons notre organisation.

Besoin d’un siège épiscopal

Dans notre Diocèse il n’y a pas un bâtiment à séjourner et de plus le manque d’espace de bureau complique mon diaconat ici . Quand j’y suis arrivé je ne savais pas où rester, quelquefois j’étais obligé de rester à un hotel et d’autres fois j’ai été hébergé et ce n’était que récemment où j’ai loué une maison qui fonctionne aussi comme le siège épiscopal mais aussi comme le bureau de la Diocèse.

Évidemment la solution ne se trouve que dans la construction de notre propre bâtiment dans notre centre. Je pense, en premier lieu, à construire un bâtiment qui jouera le rôle du centre spirituel à notre Cathédrale de Saint Laurent répondant au sujet du séjour et du bureau de manière que nous pouvons y séjourner et faire fonctionner notre bureau jusqu’à ce qu’ un évêché propre soit construit.

Achat urgent d’un terrain

Il est urgent qu’un terrain soit acheté avoisinant au siège de notre Diocèse à Gulu de sorte que nous avons plus d’espace pour comprendre l’évêché dans nos futurs projets . De surcroît, il est urgent qu’un autre terrain soit acheté à côté du Centre médical de Gulu et cela parce que notre cabinet médical est le seul de la région et nécessite d’agrandissements puisque les besoins quotidiens ainsi que le grand nombre des malades l’imposent comme un besoin urgent.

Nous souhaitons pouvoir acheter bientôt ces deux terrains car dans un mois et demi la ville de Gulu va être nominée municipalité séparée et indépendante au centre du nord de l’Ouganda . Résultat : la hausse des prix des terrains.

L’agriculture comme source financière de l’oeuvre

Vu la grande pauvreté qui nous empêche à beaucoup de choses, je pense à commencer l’activité agricole organisée dans nos régions où nous avons des champs que nous pouvons exploiter ou même acheter un terrain pour ce but p.e. Nous pouvons cultiver, construire même des fermes d’animaux. J’espère que si on y réussit nous aurons une production importante qui va contribuer à la lutte contre la famine, offrir à la Diocèse des revenus de sorte que de nouveaux postes d’emploi soient créés pour nos semblables pauvres.

Besoin de creusage des puits

Un de plus grands problèmes de nos semblables dans nos régions c’est le manque d’eau. Il est impossible qu’ils arrosent leurs terrains ou trouver de l’eau pour les animaux. Les pauvres attendent seulement l’eau de la pluie et quand il ne pleut pas ils ne produisent rien. Mais pour la survie générale de notre peuple l’eau est indispensable à tous égards.

Voilà ces cinq besoins qui doivent à tout prix être couverts.

Pour finir, je voudrais vous remercier tous de nouveau pour votre soin missionnaire, à travers lequel nombreux sont aidés à trouver la Vérité du Seigneur, l’Orthodoxie, mais aussi l’aide matérielle que plusieurs de nos frères pauvres trouvent ici afin de vivre dignement comme des gens de Dieu. Je vous serai toujours reconnaissant si nous réussissons à en accomplir quelques-uns des objectifs mentionnés ci dessus et je souhaite que vous ayez abondante la bénédiction de Dieu dans votre vie.

Avec l’amour de Jésus Christ,

† M. Silvestro de Gulu et de l’Ouganda de l’Est