Chers amis de la Mission Orthodoxe,

je ressens le besoin de vous contacter pour vous informer sur les œuvres missionnaires. Avec l’aide de Dieu et la bénédiction de sa Béatitude le Patriarche Théodore II l’œuvre missionnaire ainsi que philanthropique avance lentement mais constamment.

Notre œuvre est faite sur plusieurs fronts vu les nombreux besoins tant dans le domaine missionnaire que philanthropique. Quotidiennement de nouvelles choses, de nouveaux besoins et problèmes font leur apparition. Les indigènes toujours comptent sur nous croyant que nous pouvons remédier à tous les problèmes, car ils n’ont pas accès à l’Etat ou à des personnes aux postes décisionnaires ou à des personnes riches. Quotidiennement des gens ayant des problèmes médicaux viennent ici. Dans ce cas-là nous les envoyons à nos cabinets médicaux mais quand le problème est un peu sérieux nous les envoyons accompagnés à l’hôpital. Dans plusieurs villages que nous visitons nous rencontrons des cas sérieux qui conduisent le malade à une mort précoce, vu que la maladie se trouve à un stade avancé voire irréversible. Les cabinets médicaux de la Mission préviennent nombreux de tels cas et ils sauvent des vies dans les vastes déserts où ils fonctionnent.

L’amour pour le salut non seulement de l’âme mais aussi du corps ne laisse pas d’opportunités de se perdre, bravant la douleur, le temps mais aussi l’argent pour qu’un seul âme soit sauvé. Notre frère, qui qu’il soit, est Jésus Christ Lui-même et nous devons être à la place du Bon Samaritain.Tout cela n’est pas facile à achever parce que des personnes capables, du temps et de l’argent sont tout d’abord exigés.Les personnes à une mission couvrent la moitié de la réussite de toute l’œuvre. Malheureusement, les personnes sont absentes de presque toutes les missions de sorte que la charge de la Mission pèse sur peu de personnes.

Les distances sont grandes et les rues en état déplorable à tel point que nos courts déplacements sont contrariés dans beaucoup de régions lointaines. Nos Chrétiens nous attendent pour écouter la parole de Dieu et nous dire leurs problèmes.

Des personnes isolées de notre environnement connu comme civilisé elles demandent de partager leur amour mais aussi de tout ce qui les préoccupe. De telles régions sont privées non seulement d’électricité, qui est inexistente même dans les grandes villes mais aussi d’eau. La Mission Orthodoxe dans ces régions tant infertiles que sèches, quand elle peut, elle construit des citernes au centre du village en les remplissant avec le bateau-citerne pour que les gens puissent avoir un peu d’eau potable pure. Dans la région de Tuléar, où il pleut rarement, l’eau est un problème sérieux. Quelqu’un voit les gens apportant de l’eau de plusieurs kilomètres loin avec les bidons sur leur tête ou avec des charettes ou des chars à bœufs. Il y a assez de villages tout au long de la rue, dans des régions rocheuses, sans plantation, rien que des buissons sauvages.

Leur seule occupation est fabriquer du charbon, qu’ils vendent à Tuléar. L’image qu’ils présentent est tragique. Leurs vêtements sont sales, déchirés, presque des chiffons. Leur cuisine en plein air, primitive, avec du charbon ou bois. Leur batterie de cuisine en état déplorable, sans règles d’hygiène. Les petits enfants ne vont pas à l’école, puisqu’elle n’existe pas, et toute la journée ils jouent avec la terre et aux jeux improvisés. Avec peu de bonbons, que nous leur donnons, ils font la fête à tel point qu’ils lèchent les emballages. C’est à ce moment-là que quelqu’un peut voir le point culminant de la pauvreté. Nous leur avons promis de leur construire une petite école et une petite église. Il serait souhaitable si la Fraternité Orthodoxe nous aidait à construire tous ces deux bâtiments. Espérons que Dieu va nous présenter un donateur. L’espoir n’est jamais perdu. Il meurt en dernier.

Ignatios de Madagascar