Orphelinat d’amour

Par la grâce de Dieu notre œuvre missionnaire ici à Madagascar continue malgré les difficultés et les adversités auxquelles nous sommes confrontés au quotidien.

Il est vrai que la situation vu la crise financière s’est rendue difficile de sorte que la lutte est menée dans des conditions défavorables. Pourtant on ne perd pas d’espoir.

L’orphelinat à la capitale Antananarivo a été presque construit. On attend que plus de 200 orphelins y soient logés. Toutefois on attend que les dépenses d’alimentation, de soins médicaux et d’éducation soient trop élevées. Si nous ne soutenons pas ce projet, malheureusement le fonctionnement de l’orphelinat continuera à se trouver en suspension. Malgré tout cela il ne cesse pas d’être un de plus grands orphelinats du pays, tandis que même les organismes d’ État attendent avec angoisse que les promesses de l’Église Orthodoxe données à notre peuple pauvre soient réalisées ; sachant que nos dispositions sont sincères et désintéressées, à l’opposé d’autres dogmes et confessions.

La sensibilité que nous avons pour les enfants du pays, et surtout pour les orphelins, n’est pas le produit d’une idée superficielle ou jugement.

Les enfants ici et surtout ceux de la province meurent chaque jour de maladies relatives au manque d’alimentation ou à la mauvaise alimentation, manque de propre habillement et de soins médicaux.

Récemment, nous avons baptisé dans la région de Tuléar des enfants mutilés par un accident routier qui n’ont aucune aide. Il arrive que ces enfants, étant petits, sortent dans la rue sans faire attention. Plusieurs fois un conducteur qui passe, après les avoir heurtés, il les laisse soit handicapés et mutilés soit, pas mal de fois, même morts.

Dans cet article nous citons des photos de quelques-uns de ces enfants qui nous priaient récemment de faire n’importe quoi pour soulager leur malheur. Sur une des photos que nous citons vous verrez un enfant marcher , littéralement, à quatre pattes utilisant les mains comme pieds en y mettant les pantoufles au lieu des plantes du pied. Avant de partir en Grèce il me priait de lui apporter le plus vite possible un fauteuil roulant.

Dans le centre Missionnaire de Tuléar nous avons trois frères et sœurs aveugles par une maladie héréditaire. Nous les aidons autant que possible. Ce sont tous les trois des élèves d’une école pour les enfants aveugles. À mon retour de la Grèce ils attendent que je les aide aux frais de scolarité et que je les apporte des sacs et des cahiers.

Au quotidien des parents et des enfants nous approchent demandant de l’aide. Épuisés et aigries des pères et des mères portant un de leurs enfants presque mort dans leurs bras, soit à cause de la fièvre du paludisme, soit de la typhoïde, soit parce qu’un microbe est entré par une petite blessure de sorte qu’une fistule a été développée faute d’un peu d’antiseptique ou de traitement aux antibiotiques. Pas mal de fois dans la clinique de Tuléar j’ai vu que des enfants ont été sauvés par une mort certaine. Les parents qui sont 90% pauvres viennent et nous supplient de les aider…

Voyant chaque jour ces images, je pense plusieurs fois à l’angoisse, à la douleur et à la résignation de ces parents. Ces gens qui marchent des kilomètres pour porter leur enfant malade dans leurs bras. Ceux qui fondent sous le soleil et à la suite d’une canicule afin que leur petit rejeton échappe aux griffes de la Mort. Ces mains alors et le vœu des gens, quand ils partent de chez nous , ce sont la pierre précieuse que nous avons bien gardée dans notre cœur ici à la Mission.

Ils nous disent alors en partant et en nous embrassant : « nulle part on ne nous a aidés. Tous demandaient de l’argent et nulle part de thérapie. Vous ne nous avez pas demandé d’argent, vous avez souffert de notre douleur et vous avez pleuré avec nous à notre tristesse. Mais avant tout vous avez sauvé notre enfant.

Tahin’ Zanahary. « Soyez toujours une bénédiction de Dieu. »

Je ne crois pas que quelqu’un attende un vœu meilleur que celui-ci venant des personnes infidèles. Mais des personnes pleines d’amour, d’espoir, et plusieurs fois de Dieu.

† Ignatios de Madagascar

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