Après l’orage

Récemment le président de Sierra Leone Ernest Bai Koroma a déclaré que l’État de l’Afrique du sud a dépassé l’épidemie d’Ebola. Pour nous tous, vivant en Sierra Leone et ayant passé le cauchemar de l’épidemie mortelle, qui pour la période 2014-2015 a provoqué la mort de milliers de personnes, c’est une nouvelle tant bonne que soulageant.

On n’a plus besoin de laver nos mains chaque jour avec de l’eau de Javel! On n’est pas obligés de mesurer notre température chaque jour. On n’a pas peur de donner une poignée de main à quelqu’un. On n’a pas besoin d’être arrêtés chaque jour par les policiers pour qu’ils prennent notre température. Il n’y a plus l’interdiction de la circulation. On n’est plus inquiets quotidiennement de la contamination mortelle!

Sincèrement on jouit de notre liberté par Ebola. Nous sommes enfin libres de nous déplacer sans barrages dans les rues, libres d’aller aux églises et aux lieux publics, libres de voyager d’un bout du pays à l’autre , sans interdictions de circulation et zones de quarantaine. Nous remercions notre Seigneur Jésus Christ pour cette liberté et ce calme spirituel.

Toutefois les conséquences néfastes de l’épidemie d’Ebola existent encore, et elles sont repérées partout autour de nous ici en Sierra Leone:

  • L’épidemie mortelle a laissé milliers d’enfants orphelins et dans plusieurs cas sans abri
  • L’épidemie d’Ebola a détruit l’économie de Sierra Leone, le plaçant deuxième pays parmi les plus pauvres dont le pourcentage de chômage s’élève à 80%. Les prix des aliments ont augmenté. Les prix du pétrole, des transports et de l’électricité ont tellement augmenté que les habitants affrontent des problèmes financiers trop sérieux
  • L’épidemie a influencé négativement les installations sanitaires et le potentiel de la nation. Nombreux médecins et infirmières sont morts. Nombreux sont partis. Les infrastructures médicales et les services sont aujourd’hui dans un triste état.
  • Très récemment les élèves ont commencé à retourner aux écoles, aux collèges et aux Universités, après une interruption prolongée du fonctionnement de ces Instituts.

Comment, pourtant, notre Fraternité Orthodoxe ici en Sierra Leone répond à ces challenges tant nationaux que religieux?

Tout d’abord, nous avons accepté le challenge des orphelins d’Ebola. Dans son épître Saint Jacques l’Apôtre écrit: “ La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. » (1:27) Jusqu’à présent, nous sommes prêts à entreprendre la construction de 2 orphelinats modernes où vont être soignés 100 enfants. À part l’offre de logement et de nourriture, nous procurons aussi des soins médicaux gratuits et des services éducatifs dès le primaire jusqu’ au lycée et au Collège. De plus avec joie nous offrons un repas chaud 6 fois par semaine à environ 40 orphelins d’Ebola et à d’autres 400 enfants et maîtres à notre école àWaterloo. En outre, nous offrons à tous les enfants des chaussures importées et des fauteuils roulants.

Par rapport au problème du chômage qui sévît le pays, notre Mission offre des postes d’emploi avec de bons salaires et d’autres privilèges à 60 habitants de Sierra Leone. Nous occupons des maîtres aux écoles, des lecteurs pour les Collèges, des prêtres locaux pour guider le peuple Orthodoxe. Nous occupons des gestionnaires, des conducteurs, des gardiens, des nettoyeurs etc De même, avec le Collège des enseignants et le système de nos bourses, des jeunes enfants sont éduqués pour devenir des professeurs et des maîtres capables et dotés.

Puis nous répondons de façons différentes au challenge du système de santé inefficace, dont les principaux services médicaux ne sont pas disponibles. Quand quelqu’un de notre Mission ne peut pas être guéri ici, il est transporté à un autre pays avec tous les frais payés par nous. Par exemple la femme d’un prêtre local, qui s’appelle Elisabeth, a développé du cancer à la main. Ici on n’a pas la possibilité pour une chimiothérapie. Ainsi elle est partie avec son mari Père Alexandro Kamara au Ghana pour thérapie. Elle a fait de la chimiothérapie jusqu’au mois de décembre. La Mission Orthodoxe a pris en charge les soins médicaux, les déplacements et les frais de leur subsistance. Nous sommes reconnaissants à l’Archevêché d’Akkra qui a accueilli et a pris soin de Père Alexandro et de sa femme. De plus, pour des cas moins sérieux, nous procurons des services médicaux gratuits à notre clinique à Waterloo pour nos enseignants et nos élèves.

Notre Mission en Sierra Leone est reconnaissante à la Fraternité Orthodoxe de Mission Orthodoxe pour toute l’aide qu’elle nous offre depuis des années. Nous pouvons, avec votre soutien financier, aider ceux qui ont besoin de soins médicaux, de frais de scolarité, de frais funéraires et plusieurs d’autres. Les dernières années la Fraternité a envoyé nombreux conteneurs pour aider notre peuple ici. Avec les aliments que vous envoyez (du riz, de l’huile, de la farine, du sucre, du sel, du lait etc) nous pouvons exécuter la parole de Jésus Christ et donner à manger aux pauvres. Pour tout cela notre Mission en Sierra Leone donne ses remerciements et sa reconnaissance à la Fraternité de Thessaloniki.

p. Themistoklis Adamopoulos

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